«Fort Boyard»: le Père Fouras nous raconte ses plus beaux souvenirs

LES COULISSES DU FORT Depuis quelques années, le Père Fouras est descendu de sa vigie pour torturer l’esprit des candidats. Mais cette épreuve culte recèle encore quelques secrets

Clément Rodriguez

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Le Père Fouras, personnage mythique de «Fort Boyard»
Le Père Fouras, personnage mythique de «Fort Boyard» — Christophe BRACHET
  • Cet été, Fort Boyard fête sa trentième saison sur France 2.
  • Chaque semaine, 20 Minutes vous raconte souvenirs et anecdotes sur le célèbre jeu.
  • Aujourd’hui, la Père Fouras nous révèle ses secrets.

Avec son grand âge, le Père Fouras en a, des histoires à partager. Autant d’années à protéger le trésor du fort qui font remonter à la surface de vieux souvenirs mélancoliques. Et pour cause, ce sont environ 1800 candidats qu’il a vu fouler le sol de l’édifice depuis 1990. Parmi eux, le Père Fouras (interprété par Yann Le Gac, sans trahir de secret) se souvient d’un professeur, décédé aujourd’hui, qui avait beaucoup de mal à monter les marches.

« Il était assez âgé et quand il est arrivé devant moi, j’ai fait tomber un stylo. J’allais le ramasser, mais il m’avait demandé de ne pas bouger parce qu’il avait en face de lui quelqu’un de plus vieux. Il avait voulu se baisser avant moi pour récupérer le stylo, alors qu’il était lui-même mal en point » explique Yann Le Gac.

Plongés dans la compétition et le rythme du jeu, les candidats sont en immersion totale. Avec son déguisement du Père Fouras, Yann Le Gac semble avoir plus d’une centaine d’années, et les candidats ne font pas la différence entre l’acteur et le personnage. « Pourtant, je ne fais que porter un masque, mais les gens sont tellement dedans que le personnage existe vraiment. Moi-même j’ai le sentiment qu’il existe, je ne fais que me glisser en dessous » poursuit le Père Fouras.

Costume + marches = transpiration

Tout comme les candidats, le Père Fouras lui-même a souffert de ces dizaines de marches étroites à monter. Quand il repense à la vigie, cela lui rappelle des petits problèmes de fatigue pour monter et descendre « parce qu’il faut se taper les trois étages du Fort, puis tous les escaliers de la vigie qui sont raides de raides » nous explique-t-il. Et il faut dire que Yann Le Gac doit atteindre la vigie avec une difficulté supplémentaire : celle de porter l’accoutrement du Père Fouras. « Quand vous montez avec le costume et le masque, et qu’il fait chaud, c’est difficile. En plus, quand la transpiration commence à se déclencher, elle est difficile à arrêter donc ça ruisselle sous le masque. Aujourd’hui, je suis très content d’être descendu dans les sous-sols du Fort » dit-il en rigolant.

Depuis 2011, le Père Fouras est donc descendu de sa vigie pour contrôler le jeu depuis les sous-sols. Une nouveauté qui s’accompagne d’un changement dans la personnalité du vieil homme, que Yann Le Gac aime faire évoluer : « Avant, le Père Fouras posait deux énigmes de façon assez sentencieuse, il n’y avait pas de folie. Tout doucement, je viens ajouter un peu de folie, nous raconte le comédien. Je me suis rendu compte qu’au tout début du Père Fouras, j’essayais de bouger comme un vieil homme, lentement, un peu courbé. Au fil du temps, une fois que le code était accepté, je me suis animé, et ça donne une folie d’avoir cette tête de vieux avec des réactions un peu dingues, qu’il se mette à danser, ça lui donne une folie. Il est intemporel, il pourrait venir d’un passé ancien comme du futur » termine Yann Le Gac. Qui sait qui pourra survivre au Père Fouras ?