Festival d'Annecy: Netflix s'attaque aussi au cinéma d'animation

STREAMING Au Festival d'Annecy, la plate-forme de streaming Netflix a annoncé des projets prometteurs de films d'animation en provenance du monde entier

Caroline Vié

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L'une des premières images de «Klaus» de Sergio Pablos
L'une des premières images de «Klaus» de Sergio Pablos — Netflix
  • Netflix veut s’imposer dans le monde du cinéma d’animation.
  • Les projets en cours de production présentés au Festival d’Annecy sont prometteurs.
  • Les longs-métrages et les séries présentés jouent la carte de la diversité culturelle.

De notre envoyée spéciale à Annecy, Caroline Vié

Netflix s’anime en beauté. La plate-forme de streaming entend gâter ses spectateurs dans les prochains mois comme le laissent espérer les premières images des films que la plate-forme de streaming développe en ce moment.

« Nous voulons donner la parole aux meilleurs artistes du monde entier, pour qu’ils puissent exprimer leurs idées en toute liberté », explique Melissa Cobb, vice-présidente de Netflix. Les images des longs-métrages et des séries, qui seront finis dans les prochains mois, témoignent de ce désir de diversité.

De la féerie en long-métrage

Klaus de Sergio Pablos sera disponible pour Noël prochain. Connu pour avoir participé à la création de la franchise Moi, moche et méchant, le cinéaste espagnol revient dans ce conte sur les origines du Père Noël.

De son côté, Kris Kearn, réalisateur canadien de Tempête de boulettes géantes 2, est en train de donner vie à The Willoughbys, l’histoire de quatre enfants désireux de se débarrasser de leurs parents. « Netflix m’a donné assez de liberté pour que je fasse ce que je voulais mais assez de pression pour que je reste vigilant sur la qualité du travail », confie-t-il à 20 Minutes.

Les femmes au pouvoir

Elizabeth Ito n’a pu montrer que les quelques minutes prometteuses de City of Ghost où une gamine interviewe les spectres de sa ville. « Ce mélange de documentaire, de fiction et d’animation va faire découvrir l’histoire de Los Angeles et notamment la vie de la communauté japonaise », précise-t-elle. Mama K's Team 4 de Malenga Mulendema transporte le téléspectateur dans une Zambie futuriste pour suivre les aventures de quatre superhéroïnes tentant de sauver le monde avec de petits moyens. « J’avais envie que les fillettes africaines puissent s’identifier à elles et que le public découvre la beauté de ce pays », précise la réalisatrice.

Un pari réussi

Les fillettes auront sans doute aussi envie de ressembler à l’héroïne deDino Girl Gauko d’Akira Shigino, une ado qui se transforme en monstre géant cracheur de feu à la moindre contrariété dans un Japon délirant. Un épisode, montré en compétition à Annecy dans les programmes courts de télévision, donne très envie… Et on se dit que Netflix semble avoir bel et bien gagné son pari de s’imposer comme un partenaire incontournable dans l’animation internationale.