«Faire "Plan C" est risqué, ça n'a rien à voir avec ce qui est fait sur TF1», estime Camille Combal

INTERVIEW Camille Combal qui lance ce vendredi à 23h15 « Plan C », sa nouvelle émission sur TF1, revient pour «20 Minutes» sur son année couronnée de succès au sein de la première chaîne

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Camille Combal sur le plateau de «Plan C».
Camille Combal sur le plateau de «Plan C». — Etienne Jeanneret
  • Camille Combal a quitté l’an passé C8 sur TF1. Depuis la rentrée, il a animé « Danse avec les stars » et « Qui veut gagner des millions ? »
  • « Je suis très content de l’accueil que j’ai eu à TF1 et du côté des téléspectateurs, qui ont été super cool avec moi », affirme Camille Combal à « 20 Minutes ».
  • Ce vendredi, à 23h15, il lance sa nouvelle émission sur TF1, « Plan C », dans laquelle il fait vivre des expériences insolites à des personnalités.

Il y a un an, Camille Combal quittait C8 pour TF1 et il n’a pas tardé à faire ses preuves. La première chaîne a de quoi être satisfaite de sa nouvelle recrue qui a redynamisé les audiences de Danse avec les stars l’automne dernier avant de prendre avec succès le relais de Jean-Pierre Foucault à la présentation de Qui veut gagner des millions ? L’animateur de 37 ans dit avoir « de la chance » – le mot est sorti plusieurs fois de sa bouche en un quart d’heure d’interview avec 20 Minutes – mais si le public répond présent, c’est sans doute parce qu’il apprécie son humour fédérateur et ses airs de bon pote ou de gendre idéal. Ce vendredi, à 23h15, il sera aux commandes de Plan C, dans laquelle il vivra des expériences insolites aux côtés de personnalités telles que Gims, Julien Clerc, Iris Mittenaere, Jenifer et Kev Adams. L’occasion de confirmer si l’idylle avec les téléspectateurs relève du coup de bol ou du coup de cœur.

Cette année est vite passée, non ?

Oui ! Enfin… l’année est vite passée. Je fais quand même de la radio [il est au micro de Virgin Tonic de 7h à 10h sur Virgin Radio], quand tu te lèves tous les jours à 5h30, elle est moyennement vite passée.

Certes… Et elle s’est passée comment ?

Elle s’est passée super. Les deux premiers trimestres ont été très chargés et il faut continuer de cravacher au troisième trimestre parce que c’est comme ça, c’est un contrôle continu. C’est comme pour le Bac, ça ne sert à rien de cravacher au dernier moment. Je suis très content de l’accueil que j’ai eu à TF1 et du côté des téléspectateurs, qui ont été super cool avec moi. Sur les réseaux sociaux, ils ont été très sympas – je lis tout. J’ai vraiment beaucoup de chance.

Ça vous fait quoi d’être le nouveau visage phare de TF1 ?

Oh non, il y en a d’autres, je ne suis pas du tout le nouveau visage phare. Je viens d’arriver donc j’ai quelques émissions. Je suis juste l’un des présentateurs de la chaîne, j’ai la chance d’avoir été bien accueilli par tous les animateurs de TF1 et d’avoir eu quelques projets.

Lors des mercatos télé, la greffe ne prend pas forcément…

Ça, je le reconnais. Comme je dis, je fais très peu de jardinage mais, pour la bouture, je crois qu’il faut deux trucs : le soutien de la chaîne, des patrons et du groupe et que les téléspectateurs soient là. J’ai eu la chance que cela ait été plutôt positif des deux côtés. Je sais que c’est très fragile et on ne peut pas le calculer à l’avance. Il faut y aller, il faut faire l’émission et, à la fin, on regarde si les gens ont bien aimé. Quand j’ai commencé sur Danse avec les stars, je ne suis pas trop arrivé sur la pointe des pieds, je l’ai fait à ma façon, sans dénaturer le programme, en espérant que les gens aimeraient. Pour Qui veut gagner des millions ?, où il s’agissait de reprendre une émission culte, Jean-Pierre [Foucault] m’avait conseillé de faire les choses différemment. Parce que le format tient en trois lignes et, ce qui a fait l’émission, c’est tout ce que lui a apporté Jean-Pierre : les suspenses, les grands blancs… A l’étranger, les animateurs de ce jeu ne font pas ça. Je l’ai donc fait à ma façon et les gens ont apprécié. J’ai eu du bol. Tant mieux pour moi (sourire)…

Pour « Plan C », vous partez d’une page blanche, c’est plus risqué ?

Oui, bien sûr que c’est risqué. C’est une deuxième partie de soirée qui n’a rien à voir avec ce que j’ai pu faire auparavant et qui n’a rien à voir avec ce qui est fait en ce moment sur TF1… En même temps, est-ce que c’est risqué de faire ce qui te plaît ? Peut-être en audience mais, en tout cas, c’est ce que j’avais envie de faire : une émission qui soit 100 % moi et que mes équipes et moi aurons préparé à 100 %. Le plus important, c’est que les gens qui regardent aiment Plan C. S’il peut y avoir plein de gens qui aiment Plan C, c’est encore mieux (sourire). C’est un projet plus perso, qui aurait dû arriver plus tôt à l’antenne, mais comme j’aime faire les choses bien, les unes après les autres, il a été décalé pour arriver au moment où j’avais le temps de le faire. Dès que j’ai fini de tourner les inédits de Qui veut gagner des millions ? – il y a quand même cinq ou six semaines de diffusion [à anticiper] – on a pu se consacrer à Plan C et bien la préparer.

Qu’est-ce qui attend les téléspectateurs ?

Tout est parti du Carpool Karaoke de James Corden [voir encadré] que l’on adapte en France. Le concept est de prendre un artiste que l’on voit habituellement sur scène, sur des plateaux de télé, maquillé, bien habillé… et de le mettre dans une situation à laquelle il n’est pas habitué pour le découvrir sous une autre facette. On est donc parti de ce postulat et on n’allait pas tout faire dans une voiture sinon, ça allait vite être Auto Moto. On se retrouve avec des artistes, hors de leur zone de confort, dans des situations qui les désarçonnent un peu. Par exemple, on verra Kev Adams en train de laver les vitres de la tour de TF1 à 60m de haut. Manu Payet et moi, qui sommes phobiques en avion, sommes allés dans un vrai simulateur pour poser un appareil. Ce que l’on a vécu est surréaliste, j’espère que cela se ressentira à l’image. Nous sommes aussi allés manger à l’improviste chez des supporters de l’Olympique de Marseille avec Adil Rami, lui qui a peur d’y aller après la saison qu’il a faite (rires)…

Ce vendredi, il sera littéralement possible de passer une bonne partie de la journée avec vous. On pourra se réveiller en écoutant votre matinale sur Virgin Radio, vous retrouver dans la soirée pour « Qui veut gagner des millions ? » puis vous voir dans « Plan C » avant d’aller se coucher… Vous n’avez pas peur de lasser ?

Je n’espère pas (rires). Ça fait peut-être beaucoup, sauf pour mes parents… Eux, ils sont contents parce qu’ils habitent loin et qu’ils me voient. C’est vrai que, dit comme ça, ça fait beaucoup (rires). C’est promis, messieurs dames, en juillet et août, vous ne me verrez plus. Je serai à Aix-en-Provence, dans mon Sud. Je ne vous embêterai plus, à part de temps en temps à la pizzeria, mais sinon, je me ferai très discret jusqu’en septembre !

Vous retrouverez Bertrand Chameroy dans « Plan C », vous êtes content ?

Super content ! C’est mon pote. On était ensemble dans Touche pas à mon poste. On avait un boulot un peu similaire sur une rubrique d’images donc tout était presque réuni pour qu’on se prenne la tête. Or, on s’est toujours super bien entendus. On a passé des années dures en termes de travail, il y avait beaucoup de boulot pour lui comme pour moi, on était dans des salles de montages voisines, ça crée des liens forts. On est resté hyper potes, on boit des coups souvent ensemble et je voulais absolument qu’il soit dans cette nouvelle émission. Il sera là parce qu’on essaye de lancer un clip de l’été – pas pour de vrai, je vous rassure – mais on fait la blague. M Pokora nous apprend une chorégraphie qu’on essaie ensuite de reproduire. Le verbe « essayer » est important dans cette phrase.

Et avec Cyril Hanouna, vous avez conservé des liens, par SMS ou autre ?

Pas tant là actuellement. Je n’ai pas du tout eu l’occasion de regarder Touche pas à mon poste depuis la rentrée mais ça doit être cool. En tout cas, de mon côté, je ne suis pas du tout fâché. Mon numéro n’a pas changé depuis douze ans. Lui, je crois qu’il change souvent de numéro. Tout le monde peut me joindre. Je serai ravi de boire un verre avec lui. Tout est cool.

En quoi avez-vous changé en un an ?

De mon côté, je n’ai rien qui a changé. J’ai été paparazzé en bas de chez moi : ils m’ont pris en photo avec une centrale vapeur, c’est à peu près mon niveau de show business. Je pense qu’ils se sont tellement ennuyés tant ma vie est normale qu’ils sont repartis en se disant qu’il n’y avait rien à faire avec moi. J’ai toujours les mêmes potes d’enfance, mes potes d’Aix-en-Provence, qui se moquent de moi dès que je mets une cravate de couleur à la télé, qui n’hésitent pas à me tailler. Voilà, je suis tranquille. Quand j’étais sur C8, je bossais beaucoup. Je travaillais mes chroniques au quotidien le mieux possible. Aujourd’hui, quand je suis sur un projet, je m’y consacre également à fond. Je suis au max, je ne peux pas faire plus. J’aime bien faire consciencieusement les choses, avoir le temps de les préparer et de réfléchir à tout. Je ne veux surtout pas arriver [sur un plateau] et juste lire un texte qui n’est pas de moi – ça, ce n’est pas du tout moi.

En avant la musique !

Le « Carpool Karaoke » qu’adapte Camille Combal dans « Plan C » est un concept créé par James Corden dans le cadre de son « Late Show » à la télé américaine. L’animateur ; au volant d’une voiture, invite une star à prendre place sur le siège passager le temps d’un trajet. La personnalité interviewée est invitée à pousser la chansonnette. A chaque mise en ligne sur YouTube, cette pastille ne passe jamais inaperçue. Récemment, Céline Dion s’est prêtée au jeu pour une virée dans Las Vegas.