«The Voice»: «Je me suis accrochée à la musique comme si c'était une amie imaginaire», confie la finaliste Whitney

TELE L'étudiante montpelliéraine se confie à «20 Minutes» avant la finale de l'émission de TF1

Propos recueillis par Nicolas Bonzom

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Whitney est l'une des finalistes de The Voice
Whitney est l'une des finalistes de The Voice — Bureau 233 / ITV / TF1
  • L’étudiante montpelliéraine affrontera ce jeudi soir sur TF1 les autres finalistes de la huitième saison de « The Voice », Clément, Sidoine et Pierre Danaé.
  • « Mon père a voulu m’appeler Whitney, en hommage à la diva américaine Whitney Houston, donc je suis un peu née avec la musique », confie la jeune femme.
  • Atteinte de fibromyalgie, l’étudiante ne ressent « plus de douleurs » quand elle chante. « C’est aussi pour cela que j’ai envie de continuer la musique », confie-t-elle.

Whitney est l’une des révélations de la huitième saison de « The Voice ». L’étudiante montpelliéraine, qui vient de fêter des 20 ans, affrontera ce jeudi soir sur TF1 les autres finalistes, Clément, Sidoine et Pierre Danaé. Mais la jeune femme, qui a grandi au Vigan, dans le Gard, a toutes les qualités pour remporter la compétition. Entre deux répétitions, 20 Minutes a questionné la petite protégée de Mika.

Comment vous sentez-vous à l’approche de la finale en direct ?

C’est un véritable rêve. C’est l’aboutissement de beaucoup d’étapes, pour moi et la musique. Je suis stressée, mais j’ai vraiment hâte d’être sur scène ce jeudi soir. Il y a depuis quelques jours un mélange d’émotions presque toxique dans mon crâne, j’ai vraiment envie d’aller me battre pour décrocher la victoire.

La musique vous accompagne depuis toute petite ?

Mon père a voulu m’appeler Whitney, en hommage à la diva américaine Whitney Houston, donc je suis un peu née avec la musique. A trois ans, j’ai fait ma première scène. C’était à la kermesse de ma première section de maternelle. C’est la première fois où j’ai rencontré la musique, devant des gens. Puis je suis tombée malade, et la musique a été pour moi un refuge. Je me suis accrochée à elle comme si c’était une amie imaginaire.

Comment vit-on au quotidien avec la fibromyalgie dont vous êtes atteinte ?

La fibromyalgie n’est plus un syndrome, mais a été reconnue comme une véritable maladie. Cela enclenche du stress somatique, qui bloque les articulations. Il y a six stades différents, mais aucune fibromyalgie ne se ressemble. Cela fait 17 ans que j’ai cette maladie, mon stade est très avancé, comme si j’étais une personne âgée. C’est pour cela que j’utilise des béquilles. Je sais que j’aggrave mon cas en restant dans des lieux stressants, mais le fait de chanter, ça me coupe tout, je ne ressens plus rien. Devant un micro, je n’ai plus de douleurs nulle part. C’est aussi pour cela que j’ai envie de me battre pour continuer à faire de la musique.

Au Vigan, vous étiez la star du village…

Quand j’étais au collège, je chantais dans un bar. J’ai fini par devenir la chanteuse du village ! Tout le monde savait que j’étais là, sur scène, chaque samedi. Puis j’ai fait des fêtes de la musique, des festivals… On me disait toujours que j’irai loin, qu’il fallait que je fasse des choses. Il y aura un écran géant pour retransmettre l’émission jeudi soir au Vigan. Ça m’a énormément touchée. Tout le monde m’a beaucoup soutenu là-bas. Tout le village est derrière moi, je n’ai pas envie de les décevoir ! Je vais donner le meilleur de moi-même.

Comment vivez-vous désormais le fait d’être reconnue dans la rue ?

Je ne sors pas beaucoup, j’essaie de me reposer. Au restaurant, quelqu’un s’est approché de moi pour me demander de me toucher. Ça m’a fait bizarre, je me suis dit : « Je suis comme toi, tu sais, je respire comme toi ! ».