Les chaînes promettent enfin de démarrer leurs programmes à l'heure annoncée

EN RETARD Face au ras-le-bol des spectateurs, le CSA a réuni les responsables des chaînes télévisées pour évoquer le retard des programmes

M.G. avec AFP

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Le CSA recevait une vingtaine de lettres d'énervement des spectateurs par semaine à ce sujet
Le CSA recevait une vingtaine de lettres d'énervement des spectateurs par semaine à ce sujet — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

21 heures, c’est l’heure à laquelle les grilles des programmes annoncent  le début des prime times. En réalité, ces rendez-vous ont pris l’habitude de commencer par une petite dizaine de minutes de retard.

Ce qui n’a pas échappé aux téléspectateurs, énervés par cette habitude. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel recevait une vingtaine de lettres à ce sujet chaque semaine. Lundi, le Conseil s’est donc saisi du problème en convoquant les responsables des chaînes et évoquer la question du respect des horaires. A la table des discussions étaient présents les responsables des groupes TF1, Canal+, France Télévisions, M6, Altice Media, NRJ, Lagardère Active, L’Equipe et du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM), qui centralise les grilles de programmes télé. Toutes les parties ont concédé un décalage entre l’heure annoncée et la diffusion d’une émission.

Un accord à partir de septembre 2019

Les chaînes de télévision se sont engagées « d’un commun accord » à communiquer à partir de la rentrée de septembre 2019 « des horaires de début de programmes de soirée plus conformes à la réalité effective de leur diffusion », a indiqué le CSA à l’AFP mardi.

« Soucieux de comprendre les raisons qui ont conduit de nombreuses chaînes à généraliser la pratique de décalage des horaires de diffusion en première partie de soirée, le CSA a réuni leurs responsables qui ont reconnu l’existence de ces décalages réguliers », précise le régulateur dans une déclaration transmise au lendemain de cette rencontre.

Le CSA promet une évaluation du respect des horaires dès la fin 2019

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel « sera vigilant sur le respect de cet engagement qu’il évaluera dès la fin de l’année 2019 ».

Le régulateur, qui privilégie une approche de « responsabilisation », prévoit en outre de prochaines réunions pour s’assurer que des progrès ont été réalisés en la matière.