«Koh-Lanta: La guerre des chefs»: «Je suis très fier de moi, malgré les reproches qu’on me lance», affirme Nicolas

INTERVIEW Il attise les tensions depuis le début de l’aventure, mais il réussit toujours à éviter l’élimination. Nicolas fait le point sur son parcours, à quelques semaines de la finale

Propos recueillis par Clément Rodriguez

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Nicolas de « Koh-Lanta »
Nicolas de « Koh-Lanta » — PHILIPPE LE ROUX / ALP / TF1
  • Nicolas fait partie des huit derniers candidats de cette vingtième saison de Koh-Lanta.
  • Dans le onzième épisode, il commence à mener des stratégies.
  • Le Belge revient pour 20 Minutes sur l’image qui lui est donnée dans l’émission.

Il a mené les stratégies durant le onzième épisode de Koh-Lanta. Nicolas, l’un des deux Belges encore en course dans cette vingtième saison, a montré une nouvelle facette de sa personnalité. Tantôt grincheux, tantôt tacticien, Nicolas renvoie une image de papa poule à l’appétit d’ogre, pas toujours enclin à participer aux tâches quotidiennes du camp. Il revient pour 20 Minutes sur cette perception que l’on a de lui à l’écran.

Il reste une dizaine de jours avant la fin de l’aventure, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Le moral commence à aller un peu mieux, le fait d’avoir eu ces deux épreuves de confort, précédemment, ça nous a permis de manger, de nous rebooster un petit peu. On s’est bien reposés parce qu’on a passé une belle nuit chez les Fidjiens. Donc c’est un état d’esprit positif et je suis d’attaque pour la suite de l’aventure.

Vous ne faites pas de cadeau à Cyril au moment où vous découvrez qu’il n’a pas rapporté votre lettre, pourquoi ?

On se rappelle le cinquième épisode où j’ai gagné l’épreuve où l’on ramassait les bambous. On avait le choix entre le riz et le téléphone et, malheureusement, je n’ai pas eu le téléphone, ce sont les Rouges qui l’ont eu. Au moment où on a reçu la bouteille, on se doutait tous que ça allait être l’épreuve des courriers. Je voulais faire comprendre que j’avais loupé le coup de téléphone, et donc qu’on devait laisser les parents d’enfants en bas âge avoir les lettres. Si j’avais eu la mienne, ma compagne aurait retranscrit son ressenti depuis la maison, ça m’aurait fait du bien de savoir que tout se passait bien, ça m’aurait poussé encore davantage. Je me suis un peu acharné sur Cyril parce que Steeve avait voulu donner son courrier à Mohamed, il avait voulu bien faire les choses, donc c’est pour cela qu’on s’est acharné sur Cyril.

Vous ne comprenez pas non plus sa décision de vous mettre des poids supplémentaires sur l’épreuve de confort. Pourquoi est-ce que cela vous met tant en colère ?

Je joue toujours pour gagner, que ce soit une épreuve de confort ou d’immunité. La seule chose qui m’embête à ce moment-là, c’est la remarque de Cyril qui me dit que j’avais déjà eu deux conforts. Je trouvais ça un peu fort de me reprocher d’en avoir gagné deux. Je préfère qu’il me dise simplement « je te mets tes sept kilos », point barre. Mais d’argumenter en me disant que j’avais gagné deux conforts, et que cela me porte préjudice pour la suite, j’ai trouvé cela un peu exagéré. On a eu l’occasion d’en discuter après, je ne comprenais pas cette décision et je lui ai fait part de mon ressenti, je suis quelqu’un qui dit les choses en face.

Est-ce que vous sentez que vous êtes sur un siège éjectable chaque semaine, et que vous passez entre les gouttes ?

Mais bien sûr, et ça m’énerve de voir mon nom à chaque conseil. Je me dis : « D’accord, j’ai eu un coup de mou, j’en ai fait part à tout le monde, mais il faut passer au-dessus de ça ». À chaque fois, on me reproche que je ne fasse rien, mais je ne fais pas plus ou moins que les autres. On ne voit pas tout le monde le faire, mais on va chercher du bois, on va chercher de l’eau… Bien sûr, de temps en temps, je me mets au calme, parce qu’avec les épreuves, il faut se reposer. On me catalogue comme le gars qui a envie de partir depuis quinze jours, qui ne fout rien. L’étiquette est un peu chiante, mais je passe toujours par la petite porte, je suis toujours bien tombé. Je suis très fier de moi, malgré les reproches qu’on me lance, donc je respire à chaque conseil.

L’ambiance semble électrique sur le camp. Est-ce que c’est tout le temps comme ça, toute la journée ?

On n’est plus que neuf candidats, donc l’étau se resserre. Il faut faire attention à ce que l’on dit et ce que l’on fait parce que parfois, on peut partir à cause d’un petit truc. On est sur un siège éjectable maintenant. Il faut essayer de se contenir, mais parfois je n’y arrive pas, comme dans l’épisode de ce vendredi où c’était difficile pour moi, mais on finit par se parler. On est quand même respectueux, on ne se parle pas mal, il y a toujours de l’entraide, aucun de nous n’a un méchant fond. Ça reste un jeu et c’est normal qu’il y ait des tensions et des stratégies.

Vous avez eu un rôle majeur sur les stratégies de ce onzième épisode…

Quand je suis revenu de l’épreuve d’immunité, je voulais mettre Cyril sur la sellette. Steeve savait qu’on voulait voter contre tous les Rouges depuis la réunification, Mohamed était d’accord avec moi à cause de l’histoire des courriers, et Clo était une personne facile à allier. J’ai glissé l’idée à tout le monde et c’était parti.

On vous fait passer pour un flemmard, un glandeur. Est-ce que ça vous gêne ?

Je n’étais pas le premier à me lever pour aller chercher du bois et de l’eau. On va dire que je me laissais vivre. Mais peut-être que la production a accentué le fait que je ne faisais rien du tout. Je faisais peut-être moins que les autres, si on me compare à Maud, Maxime ou Steeve qui sont tout le temps au taquet. Il y a un petit peu d’exagération, mais on a le personnage qu’on est : l’estomac sur pattes, le papa et le glandeur. Les gens que je côtoie dans la vie de tous les jours ne me reconnaissent pas parce que je ne suis pas du tout comme ça. Quand je me regarde pendant l’émission, je me dis « mais secoue-toi Nico, qu’est-ce que tu fais là ? ». Mais au bout du trentième jour, il faut se contenir par rapport aux efforts qu’on fait sur le camp, on va dire que je me préserve un peu.

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N’est-ce pas trop difficile de se voir à l’écran ?

Non, c’est top ! Tous les vendredis, je n’arrive pas à travailler, j’ai la tête en l’air. Je trouve ça toujours difficile à croire que j’ai participé à Koh-Lanta. Parfois, je suis un peu frustré parce qu’il s’est passé des choses qu’on ne voit pas. Mais sinon, c’est bizarre de s’entendre à la télé, de voir comment on peut réagir. Ma femme elle me dit : « Parfois tu es casse-pieds », et effectivement, quand je me vois à la télé, je lui réponds : « C’est vrai, tu as raison, des fois je suis un peu lourd ».

Et vos proches, comment réagissent-ils ?

Quand ma femme me regarde, elle se moque de moi quand je craque, elle me dit que mon mental n’était pas prêt, mais on se taquine. Mes amis et mes parents sont très fiers de moi et étonnés de mon parcours. Ils me disent : « Mais Nico, tu es toujours là au onzième épisode ? Ne me dis pas que tu vas gagner » (rires).

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Les Belges sont allés loin cette année. Est-ce que ça vous plaît de représenter votre pays ainsi ?

C’est génial qu’il y ait deux Belges dans les neuf derniers candidats. J’ai eu l’occasion d’en parler avec Maud et on est très fiers, ça fait extrêmement plaisir, surtout après notre défaite de la Coupe du Monde (rires). Elle et moi, on espère arriver le plus loin possible, et qui sait, peut-être gagner Koh-Lanta. Même si elle était chez les Rouges et moi chez les Jaunes, on s’adore.