VIDEO. Nice: «On n'a pas chômé», Emilie Satt raconte son année après l'Eurovision

EUROVISION En duo avec Jean-Karl Lucas, la Vençoise du groupe Madame Monsieur avait représenté la France grâce à la chanson Mercy

Propos recueillis par Mathilde Frenois

— 

Emilie Satt, du duo Madame Monsieur, lors d'un concert à Antibes, en juillet 2018.
Emilie Satt, du duo Madame Monsieur, lors d'un concert à Antibes, en juillet 2018. — SYSPEO/SIPA
  • Emilie Satt a grandi à Vence, commune de la Côte d’Azur.
  • Avec son duo Madame Monsieur, elle est arrivée 13e de l’Eurovision en 2018.
  • Cette année, Emilie Satt sera encore sur la scène du concours, puisqu’elle fera les chœurs pour Bilal Hassani, le candidat qui représente la France.

A l’autre bout du fil, Emilie Satt a perdu sa voix. « J’espère vite la récupérer », dit-elle juste avant de raccrocher, en direct de Tel-Aviv. Elle n’aura pas le choix : la chanteuse remontera sur la scène de l’Eurovision pour la finale samedi soir. La Vençoise fera partie des chœurs du représentant de la France au concours, Bilal Hassani.

Il y a exactement un an, c’est elle qui était sur le devant de la scène européenne. Avec son groupe Madame Monsieur [qu’elle forme avec son conjoint Jean-Karl Lucas] et avec la chanson Mercy, elle avait terminé à la 13e place de l’Eurovision. Depuis ce jour-là, Emilie Satt continue d’écrire sa propre histoire musicale. 20 Minutes prend de ses nouvelles un an après.

Êtes-vous un peu nostalgique de l’année dernière ?

Pas nostalgique du tout. Je suis très heureuse d’être là et d’accompagner Bilal. Il est là par notre faute (rire). C’est nous qui l’avons déniché et ramené dans notre label. Comme nous avons écrit ensemble sa chanson et que je ferai les chœurs, j’ai un peu l’impression de le porter. En étant sur scène, j’aurai moins de stress que devant ma télé.

Quel conseil donneriez-vous à Bilal ?

Chanter devant 200 millions de personnes, c’est fabuleux. C’est un moment très court et difficile à décrire. Mais Bilal se débrouille très bien, il est très pro et a beaucoup de sang-froid. Tout en arrivant à s’amuser ! Il vit ce qu’il a toujours voulu vivre : il rêvait d’être à l’Eurovision.

Justement, que vous a apporté l’Eurovision ?

Ça a été l’occasion pour nous de rencontrer un public très large. On a pu chanter devant une infinité de personnes et envoyer un message d’amour au monde entier. On reçoit des messages du Venezuela, de Russie en passant par l’Afrique. Les gens ont été touchés par cette chanson [l'histoire d'une petite fille née sur le bateau de SOS Méditerranée]. Ils en sont fiers. Les gens qu’on croise nous parlent plus de Mercy que de l’Eurovision.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie au cours de cette année ?

Depuis un an, on n’a pas chômé. On a sorti notre premier album, Vu d’ici. Ce sont quatorze chansons pop qui racontent des histoires, comme Mercy. On a poursuivi avec une tournée en France. Les mois ont passé, et ils nous ont emmenés en octobre où l’on a rencontré Bilal et on a eu un coup de cœur pour lui. Dans le même temps, on a attaqué notre futur album composé de duos avec des invités. Deux titres viennent de sortir : avec Kyo et Kalash Criminel.

Repasserez-vous bientôt par la Côte d’Azur, la région qui vous a vu grandir ?

Je reviens régulièrement voir les parents et prendre le soleil. On descendra peut-être cet été jouer à Nice. Car juste après, notre nouvel album sortira. C’est prévu pour septembre.