«Les Années bonheur»: Patrick Sébastien fait ses adieux en chantant une dernière fois les «Sardines»

AU REVOIR Près de trois millions de fidèles ont répondu présent à la dernière de Patrick Sébastien

C.W.

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Patrick Sébastien a fait ses adieux à France 2.
Patrick Sébastien a fait ses adieux à France 2. — RUSSEIL Christophe/FTV

Une page se tourne sur France 2. Samedi soir, Patrick Sébastien a présenté son tout dernier numéro des Années bonheur, émission qu’il assurait depuis 2006. En octobre dernier, on avait appris que l’animateur ne serait pas reconduit sur le service public. « C’est la dernière fois au bout de 35 ans de télévision que je présente une émission de télévision ici », a-t-il déclaré, visiblement très ému ( à voir en replay). Un discours d’adieux auquel près de trois millions de téléspectateurs ont assisté, rapporte Puremédias.

« Je voulais vous dire plusieurs choses, tout d’abord que je remercie le service public de m’avoir fait confiance pendant vingt-trois ans. Je voulais vous dire que je n’ai pas de rancune sur ce qui se passe parce qu’il y a des choses bien pires dans la vie et que maman, que beaucoup ont connue ici, me disait toujours, ce n’est pas la fin de quelque chose mais toujours le début d’autre chose, a déclaré Patrick Sébastien. Bien sûr ce soir j’ai une infinie tristesse de laisser mes musiciens, les danseurs, les artistes, les techniciens et surtout de vous laisser vous qui me regardez, je sais que vous êtes encore des millions à nous regarder. »

« Je suis fier pendant toutes ces années de ne m’être jamais trahi »

« Je suis fier pendant toutes ces années de ne m’être jamais trahi, jamais, ni de vous avoir trahi vous, c’est-à-dire d’avoir fait des émissions populaires et d’avoir résisté tant que j’ai pu à la bien-pensance et au politiquement correct. Et putain, je suis arrivé jusqu’au bout et j’ai tenu bon ! », a-t-il ajouté.

Enfin, pour conclure son discours, l’animateur a cité des vers de Cyrano de Bergerac. « Ah, je vous reconnais mes plus vieux ennemis. Le mensonge, bien sûr, les compromis, les préjugés, les lâchetés. Que je pactise ? Jamais, jamais. Tiens, te voilà toi aussi, la sottise. Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas. N’importe, je me bats, je me bats, je me bats. Oui vous m’arrachez tout, le laurier et la rose. Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose que j’emporte. Et un soir, quand je vais rentrer chez Dieu, mon salut balaiera largement le seuil bleu. Ce quelque chose que sans un pli, sans une tâche, j’emporte malgré vous, c’est… mon panache ». Et bien évidemment, c’est avec les Sardines que Patrick Sébastien a tiré sa révérence sur France 2.