«Top Chef» : «Il n’y a aucune déception à avoir», assure Guillaume Pape, battu en finale

INTERVIEW Le jeune chef breton s'est incliné face à Samuel Albert mercredi soir sur M6

Propos recueillis par Jérôme Gicquel

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Le Breton Guillaume Pape s'est incliné en finale de Top Chef  face à son ami Samuel Albert.
Le Breton Guillaume Pape s'est incliné en finale de Top Chef face à son ami Samuel Albert. — Marie ETCHEGOYEN / M6
  • Battu en finale de Top Chef, Guillaume Pape n’a pas la défaite mauvaise, bien au contraire.
  • Le jeune chef a profité à fond de l’aventure, emmagasinant au passage beaucoup d’expérience et de confiance.
  • Profitant de l’engouement médiatique, il va désormais se concentrer sur son restaurant L’Embrun, qui a ouvert il y a quelques semaines à Brest.

La finale a été très serrée. Mais c’est finalement Samuel Albert qui s’est imposé mercredi soir au concours Top Chef sur M6 en recueillant 53 % des votes. Finaliste malheureux, le Brestois Guillaume Pape, 27 ans, n’en garde pas moins le sourire. Quelques heures après la fin de l’aventure, il s’est confié à 20 Minutes.

Quel sentiment prédomine après votre défaite en finale ?

Quand on est en finale, c’est sûr qu’on a envie de gagner. Mais il n’y a aucune déception à avoir. Cela s’est joué à seulement quelques voix près. En plus, c’est mon ami Samuel qui gagne. C’était une belle finale pour nous deux et on était heureux d’être en finale ensemble.

Sur quoi s’est jouée la finale ?

J’ai eu quelques petits soucis, notamment avec ma meringue qui s’est un peu cassée. Mais Samuel en a eu aussi. Cela s’est donc joué sur pas grand-chose. Après coup, on peut se dire que j’aurai pu dresser autrement mon dessert ou faire une autre sauce. Mais je n’ai aucun regret, j’ai fait ma finale comme je voulais la faire et je suis content d’avoir participé à l’émission jusqu’au bout. Et il y a un beau vainqueur à la fin, je suis fier de lui.

Il a d’ailleurs eu un geste sympa à votre égard.

Oui, il m’a donné 10 % de ses gains. On avait prévu cela ensemble avant la finale. On trouvait dommage d’en arriver jusque-là et de ne rien avoir au bout. On est vraiment liés de toute façon, on s’appelle régulièrement.

Que retenez-vous de cette belle aventure ?

Cela m’a fait avancer professionnellement, c’est certain. Le fait d’être jugé par des grands chefs m’a fait gagner beaucoup d’expérience et de confiance. J’ai aussi fait des rencontres exceptionnelles, découvert d’autres associations de saveurs. C’était une expérience unique à vivre et j’en ai profité au maximum.

Quelle a été la réaction de vos proches ?

Ils ne pensaient pas que j’irai aussi loin. Je leur ai montré que tous les sacrifices que j’avais faits ces dernières années, loin d’eux, avaient servi à quelque chose.

Tout au long de la saison, vous avez mis en avant la gastronomie bretonne. C’était important pour vous ?

J’avais envie de mettre en avant cette belle région et ses magnifiques produits. Il y a en Bretagne de grands restaurateurs et de grands chefs cuisiniers et j’étais heureux de revendiquer mon identité bretonne. En plus, il n’y avait jamais eu de chef breton à aller aussi loin dans l’émission et à mettre avant cette cuisine. Cela me rend fier.

Vous avez ouvert mi-mars votre restaurant L’Embrun à Brest. Comment se portent les affaires ?

Très bien, le restaurant affiche complet trois semaines à l’avance. Les clients sont heureux de nous voir à Brest. On va maintenant profiter de cet engouement médiatique pour faire en sorte que le restaurant perdure.