«J’ai pris du recul alors que tout le monde était très premier degré», se félicite Cindy, la nouvelle stratège de «Koh-Lanta»

INTERVIEW Dans l'épisode 8 de «Koh-Lanta: La guerre des chefs», Cindy s'est révélée en convaincant tout le monde d'éliminer Béatrice

Propos recueillis par Claire Barrois

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Cindy, la Bordelaise rigolote de «Koh-Lanta: La guerre des chefs».
Cindy, la Bordelaise rigolote de «Koh-Lanta: La guerre des chefs». — PHILIPPE LE ROUX / ALP / TF1
  • Jusqu'à présent, Cindy était la petite blonde rigolote des bleus.
  • Mais la réunification l'a révélée en tant que stratège du nouveau groupe.
  • La jeune femme de 31 ans est revenue sur son aventure pour 20 Minutes.

Elle ne cesse pas de nous surprendre. Depuis le début de l’aventure Koh-Lanta, Cindy, Bordelaise de 31 ans, nous fait bien marrer avec sa culture de la glande, ses petites expressions et ses réflexions bien senties. Mais vendredi soir, dans le huitième épisode de La guerre des chefs, l’épicurienne a pris une autre ampleur en chamboulant la stratégie des aventuriers et en les poussant à éliminer Béatrice.

Vous avez un profil un peu à part dans l’émission. Pourquoi avez-vous candidaté à « Koh-Lanta » ?

J’ai candidaté parce que l’émission m’a toujours fait rêver. Je savais que je n’avais pas le profil type de l’aventurière, mais je savais aussi que j’avais d’autres qualités, que je pouvais jouer de mon image de blonde ingénue et réserver des surprises. J’adore relever des défis et me mettre hors confort, ça m’apporte de la fierté et de la satisfaction.

Pourtant, pendant tout le début de l’aventure on ne vous sent pas trop sûre de vous…

Pour être honnête, le premier soir quand on s’est retrouvés à vingt et un sur l’île, je me suis vraiment dit : « Qu’est-ce que tu fous là ? Tu n’aimes pas dormir dehors, tu n’aimes pas la nature plus que ça… » Et eux étaient tous à fond, peut-être un peu trop. Je savais qu’on était dans un jeu, donc j’ai pris du recul alors que tout le monde était très premier degré. Du coup j’ai réussi à le vivre à ma sauce. Crescendo, je me prends au jeu.

La réunification, pour moi c’était vraiment une étape très importante. Sur sept personnes c’est compliqué d’avoir des affinités. Je ne me retrouvais en personne chez les bleus. Dans la réunification, j’imaginais des choix de cœur et je savais que je pourrais être davantage moi-même. Chez les bleus, je devais être dans le contrôle en permanence.

Vous vous étiez préparée à l’aventure ?

C’est allé très vite. On m’a prévenue en septembre, un mois avant mon départ, et j’avais fait les ferias tout l’été. Je n’ai rien fait de particulier. Je savais que je n’étais pas mauvaise en sport, que donc je ne serais ni mauvaise ni bonne. Est-ce que finalement ça n’est pas une bonne stratégie d’être dans le ventre mou de l’équipe ? Avec le recul, je pense que si.

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Ma préparation Koh Lanta ! Ça c’est un sujet... Comment dire... le 11 septembre, j’apprenais ma participation à Koh Lanta. J’avais donc un mois pour me préparer. Un mois après un été festif, car dans le sud ouest on est adepte des ferias et je ne fais pas exception ! C’est une période où on ne respecte pas vraiment son corps ni son foie 🥴🍺🍷🥂 Mais bon ma cocotte, t’as voulu faire ta maligne en t’inscrivant à Koh Lanta maintenant il faut assumer. Alors j’ai mis une semaine à préparer mon sac aventure sans pouvoir rien faire d’autre à côté ! Il me restait donc 3 semaines, et vous connaissez la théorie du foutu pour foutu... moi je la connais très bien hélas. Je suis allée courir 12km une fois histoire de voir si j’avais un peu d’endurance et ça s’est arrêté là. J’ai enchaîné les repas et apéros avec les amis à en être boulimique. Résultat de tout ça, +5-6kg juste avant de commencer l’aventure. Sissi la paupiette !!! Après tout c’était pas mal d’avoir des réserves, et je me motivais en me disant qu’il fallait absolument que je tienne dans l’aventure au moins pour reperdre ces du fucking kg !!! On verra si ma stratégie a été payante... mais au moins, j’attaque Koh Lanta sans pression. 😁 A celles et ceux qui se plaignaient de ne pas pouvoir s’identifier à un aventurier car trop sportif, ou trop bon en survie, je vous promets de vous représenter !!! #preparation #kohlanta #kohlanta2019 @kohlantatf1 @tf1

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Dans les épisodes, on vous sent parfois un peu flemmarde, rigolote, mais on ne miserait pas trop sur vous. N’avez-vous pas eu peur que ça vous desserve ?

Je bossais comme tout le monde. On ne le voit pas forcément dans les épisodes. Mais quand il y avait des temps libres, j’en profitais complètement. Pour moi c’est juste du bon sens quand on est sur une île paradisiaque. On vit déjà dans des conditions difficiles, il faut profiter des bons moments.

Puis vous trouvez le collier d’immunité et sans qu’il y ait de changements perceptibles pour votre tribu, on a l’impression que vous prenez confiance en vous…

C’est ce qui fait tout basculer dans le jeu. Je me sens plus forte, protégée. Et je sais que personne ne s’en doute, qu’on ne me soupçonne pas. Je me dis que je pourrais faire basculer le jeu si on était en danger. Ça me donne confiance en moi. C’est ce qui me permet d’oser prendre la parole.

Et dans le huitième épisode, vous vous révélez !

Dans le camp bleu je n’avais pas plus d’affinités que ça avec Maxime. Il était très prof et il manquait un peu d’honnêteté. Je trouvais ça très frustrant. Je me retenais beaucoup, je faisais très attention quand je lui parlais. L’élimination de Frédéric m’a touchée même si j’en comprenais les raisons. Ce qui m’a dérangée c’est que Maxime est rentré des ambassadeurs avec le sourire alors qu’il avait une mauvaise nouvelle pour les bleus. L’explication sur le fait qu’il soit stratège, c’était abusé. Parler de mérite, c’est trop subjectif ! On a été choisis par une équipe de casting, ça a été difficile pour tout le monde. Pour qui il se prend pour juger du mérite des uns ou des autres parce qu’il fait du sport ou de la survie ? Pour moi ce n’est pas ça le mérite, c’est au contraire celui qui ne sait rien, qui est plus faible et se dépasse. Après, la réunion des ambassadeurs, c’est compliqué. Dire qu’on aurait fait mieux, je trouve ça présomptueux. C’est comme de demander si on aurait été résistant ou collabo, tant qu’on n’est pas dans les conditions, on n’en sait rien.

Les choix pour le conseil étaient basés sur les affinités, vous réussissez à convaincre avec une stratégie. Comment avez-vous eu l’idée de faire sortir Béatrice ?

C’était un choix très logique. Je pense qu’à ce moment-là j’ai fait une bonne analyse du jeu. D’entrée, à la réunification, je vois une alliance Brice, Maxime, Béatrice et Sophie. J’observais parce que j’avais le doute. Je ne comprenais pas pourquoi. Béatrice et Maxime étaient cul et chemise. A la base je voulais être le bon petit soldat et ne brusquer personne. On s’était entendus pour voter contre Maud. Le matin même, ils me disent qu’ils veulent voter pour Angélique. Sachant que Béatrice et Maxime voyaient ensemble et nous redescendaient leur avis à nous, moutons de Panurge. Ils disaient que c’était parce qu’ils ne l’aimaient pas mais je pense que c’était plutôt parce qu’elle avait gagné le parcours du combattant.

En réalité je savais que Béatrice et Maxime complotaient. Et qu’un jour ça se retournerait contre moi. J’ai mis un ultimatum à Maxime en me disant que si elle sortait le collier, il lui aurait dit. Je savais qu’elle gérait un peu tout le jeu. C’est une belle athlète avec un collier, c’était dangereux.

C’était une idée tellement logique et de bon sens. Mais je savais que s’ils n’adhéraient pas ça ferait une scission dans le groupe bleu. Je savais que Clo était d’accord avec moi. Cyril aussi. Et si ça ne le faisait pas avec les garçons de mon équipe, j’aurais pu rallier Angélique et Aurélien. J’étais sereine en me disant que si ça ne se passait pas, ça n’était pas la fin du monde. C’était un cas de conscience pour Maxime. Il trahit sa pote, moi je ne trahis personne. Là on rentre dans le jeu, c’est excitant. Ça aurait pu capoter, mais le fait que ça passe, c’est énorme, c’est du génie.