«The Voice» : « Zinédine Zidoine », drague sur la plage, Jenifer… Sidoine à cœur ouvert

INTERVIEW Le candidat de l’émission de TF1, originaire de Loire-Atlantique, est à retrouver ce samedi soir lors du deuxième live

David Phelippeau

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Sidoine, qui a chanté La Marseillaise à sa façon, a été plébiscité par le public samedi dernier.
Sidoine, qui a chanté La Marseillaise à sa façon, a été plébiscité par le public samedi dernier. — Bureau 233 / ITV / TF1
  • Sidoine, 31 ans, sera encore sur les lives, ce samedi soir, à «The Voice» sur TF1.
  • Le natif de Saint-Nazaire, qui a été pris sous son aile par Jenifer, est connu pour avoir participé à la «Star Ac» en 2013.
  • «20 Minutes» avait interrogé Sidoine début avril: il avait évoqué sa conception du métier de chanteur et plein d'autres sujets, plus personnels parfois.

Il a quand même tout du gendre idéal. Sidoine, 31 ans, sourire charmeur, vif d’esprit et sens de l’humour développé. Et une voix qui a séduit le public (sur le premier live samedi dernier) et évidemment Jenifer, sa coach dans  « The Voice », l’émission de TF1. Ce samedi soir, place encore aux lives pour le natif de Saint-Nazaire. Début avril, 20 Minutes s’était entretenu pendant près de 30 minutes avec Sidoine. Entretien avec un « timide » – comme il se décrit – plutôt bavard.

Pourquoi avoir choisi Jenifer comme coach?

Je fonctionne à l’instinct et à l’instant. Ses mots ont résonné lorsqu’elle a parlé de folie douce me concernant. Elle a expliqué qu’elle n’était pas là pour me brider, mais pour m’accompagner. Mon choix était fait quand elle a dit ça. Elle est très bienveillante, très psychologue. Elle capte vite à qui elle s’adresse et comment elle doit s’adresser à la personne.

Êtes-vous le même qu’il y a six ans lorsque vous avez été éliminé en demi-finale de la « Star Ac » (en 2013) ?

C’était différent. Moi, j’étais là-bas en tant qu’élève. J’avais le droit de me planter, j’étais là-bas pour apprendre. A « The Voice », je me présente en tant qu’artiste. Il a fallu que j’assume le fait d’être un artiste et ce n’est pas simple. A la « Star Ac », je ne me sentais pas légitime pour composer ma vérité. Aujourd’hui, c’est différent. J’ai mûri, j’ai vécu beaucoup de choses.

Qu’avez-vous fait pendant ces six années ?

J’ai signé avec une maison de disques [Universal]. Mais, on fait un métier où les planètes doivent s’aligner et elles ne s’alignent pas toujours. Il y a eu des changements chez Universal. Mon projet s’est retrouvé en fond de tiroir et j’ai pris le risque de partir car je n’avais plus l’impulsion nécessaire pour avoir envie d’avancer. Il fallait que je cherche à la retrouver. On fait un métier où ce n’est pas nous qui décidons, ce sont les autres. J’ai aussi fait des premières parties des concerts des Frero Delavega.

Vous faites un métier où il faut se remettre en cause en permanence. Peut-être plus que dans d’autres domaines non ?

Oui, il faut savoir accepter de douter et les critiques. Certaines ne sont pas constructives, mais il faut savoir les gérer, les entendre. Tout cela vaut largement un public qui applaudit pendant 15 secondes ou qui chante trois paroles de votre concert. Ça, ça vaut tout l’or du monde.

A quel moment vous pourrez dire que vous avez réussi votre vie d’artiste ?

Honnêtement, j’espère ne jamais me le dire parce que si je me le dis c’est que je ne suis plus fait pour ce métier. Quand on est artiste, on ne doit pas se dire qu’on peut toujours faire mieux, mais qu’on peut toujours faire différemment. On ne dit pas les mêmes choses aux gens à 20 ans ou à 30 ans. Le temps passe et on n’a pas non plus forcément envie de dire les choses aux mêmes personnes.

Vous vous dites timide. Vous blaguez non ?

Ça paraît surprenant, mais je suis timide, oui (rires). Quand j’arrive sur scène, je ne veux pas montrer que je le suis. Le doute pour moi, c’est avant de monter sur scène. La timidité n’a pas sa place devant le public.

Si vous échouez à « The Voice », vous prendrez ça comme un immense échec ?

C’est possible que je considère ça comme un échec pendant plusieurs jours, mais je pense que ça passerait très vite. Vous savez, je m’en suis pris des gifles au fil de ma vie, comme tout le monde. Chanteur, c’est un métier de persévérance, je le répète. Non, je prendrai ça comme une expérience de plus.

Parlez-nous de votre famille. Vous êtes le petit dernier d’une grande fratrie ?

J’ai deux frères et quatre sœurs, dont une jumelle. Je suis le dernier avec elle. Je suis l’électron libre de la famille. Il n’y a aucun chanteur, même si ma maman chantait mais la cigarette a tué sa voix… Mais, elle a une fibre artistique car elle est peintre. Toute ma famille vit encore dans l’ouest : Rennes, Nantes, La Baule etc.

Vos parents sont encore à Saint-Lyphard (Loire-Atlantique) ?

Oui. J’ai vécu là-bas jusqu’à l’âge de 16 ans. Et après, je suis parti pour plein de raisons de chez mes parents. Ça m’a fait du bien de quitter cette grande fratrie. Je suis presque parti par lâcheté, mais avec le recul, je me dis que c’était assez courageux.

Vous aimez faire quoi quand vous revenez [il vit actuellement à Bruxelles] ?

Je suis un vrai fan de la campagne. J’aime les forêts, les chemins de terre et évidemment la mer, la côte sauvage. Je passe là-bas dès que j’ai deux jours. Je suis très océan Atlantique, beaucoup moins sud de la France. Ça va faire caricatural, mais j’ai commencé la guitare sur la côte sauvage. C’était pour plaire à une fille à l’époque et ça faisait un peu poète disparu. J’étais sur une plage avec une guitare face au coucher de soleil.

Jouer de la guitare et chanter, ça marche encore avec les femmes ?

(Il éclate de rire) Ça a l’air…

Vous avez des passions autres que la musique ? Le sport ?

C’est banal ce que je vais dire, mais je suis passionné par la découverte des gens, des choses. Le sport ? J’ai fait de la course à pied, du tennis de table à Herbignac et du foot à Saint-Lyphard. Si vous retrouvez des photos, j’avais les cheveux longs. On m’appelait Zinédine Zidoine…