«The Voice»: Les «K.O.», la toute nouvelle épreuve où «tout peut arriver»

TELEVISION Samedi, dès 21 heures, le télécrochet de TF1 inaugure une nouvelle épreuve, imaginée par la production française

Fabien Randanne

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Le plateau de «The Voice» à l'heure de l'épreuve des K.O.
Le plateau de «The Voice» à l'heure de l'épreuve des K.O. — Lionel Guericolas / TV / Bureau233
  • Après les auditions à l’aveugle, place aux « K.O. » ce samedi dans The Voice, dès 21 heures sur TF1.
  • « On s’est demandé comment créer sans cesse la surprise », explique Pascal Guix, le producteur artistique de l’émission qui a imaginé le concept de cette nouvelle étape qui a séduit les ayants droit néerlandais.
  • Concrètement, les coachs auditionneront à nouveau, un par un, les dix-huit talents de leur équipe et n’en conserveront que six en vue de l’épreuve suivante, celle des battles.

Fini les auditions à l’aveugle. Samedi soir, The Voice inaugurera une épreuve inédite, celle des K.O. Pourquoi ce nom ? « Parce que les coachs en sortent K.O. Ils sont mis sous pression comme jamais », a prévenu Matthieu Grelier, le directeur des programmes d’ITV Studios qui produit le télécrochet de TF1.

Cocorico, le concept est made in France. « On avait une envie de renouvellement, explique à 20 Minutes Pascal Guix, le producteur artistique de l’émission, à l’origine de l’idée. On s’est demandé comment créer sans cesse la surprise. Il fallait qu’à tout moment tout puisse arriver. »

« Zone rouge »

Concrètement, chaque coach - Jenifer, Mika, Soprano et Julien Clerc –, qui dispose pour le moment de dix-huit candidats dans son équipe, devra se séparer de douze d’entre eux pour n’en garder que six. Il s’agit donc de les auditionner à nouveau un par un. Les talents se succéderont en interprétant une chanson de leur choix. Après chaque prestation, le coach concerné se prononcera. Appuyer sur le buzzer est synonyme de qualification directe pour l’étape suivante, celle des battles. « On est parti de cet ascenseur émotionnel que procure le bruit du buzzer, c’est une montée d’adrénaline qui prolonge ce que l’on peut ressentir lors des auditions à l’aveugle », souligne Pascal Guix.

En cas de doute, il est possible d’envoyer le candidat en « zone rouge » - concrètement, un canapé écarlate installé du côté du public. Une fois que tous les talents de son équipe seront passés sur scène, le coach décidera, en fonction du nombre restant de places à pourvoir, qui, parmi ces participants en ballottage, continuera l’aventure avec lui.

Deux candidats « volés »

Si le candidat déçoit, son coach peut tout simplement l’éliminer et lui expliquer le pourquoi de sa décision. « Il y a une forme de parler vrai, d’artiste à artiste », note Pascal Guix. Cet exercice n’est pas forcément le plus agréable et confortable à effectuer, préparez-vous à des débriefings suscitant des émotions variées…

Pour pimenter le tableau, chaque coach doit « voler » deux talents à ses acolytes parmi ceux qui sont éliminés ou envoyés en « zone rouge ». Lors de l’épreuve suivante, celle des battles, chaque équipe comptera ainsi huit candidats.

A l’international

Comme l’avance le directeur artistique de The Voice, le concept des K.O. permet de renforcer le principe d’équité. « Le dernier à venir sur scène a autant de chance que le premier d’être sélectionné. La zone rouge permet au coach de composer la meilleure équipe possible et d’être le plus juste possible envers tous les talents », explique-t-il.

Le public va-t-il se passionner pour cette nouvelle épreuve ? Réponse dimanche matin en consultant les audiences de la veille… « On est stressé car on a envie que ça marche », confie Pascal Guix qui a cependant des raisons d’être « fier » et « content ». Pour mettre en place cette nouvelle règle, il a fallu convaincre Talpa Medias, l’ayant droit néerlandais de The Voice. Le concept a plu, le feu vert a été obtenu, et il se pourrait fortement que les « KO » se retrouvent au sommaire d’autres versions internationales du télécrochet. Le punch français.