«The Voice»: «J'avais peur de l'échec», confie Alex qui retente sa chance deux ans après un premier essai

INTERVIEW Alors que les téléspectateurs découvriront samedi soir sur TF1 son passage dans le télécrochet deux ans après un premier essai, Alex Adam, 29 ans, répond aux questions de « 20 Minutes »

Alex Adam dans la saison 8 de «The Voice».
Alex Adam dans la saison 8 de «The Voice». — BUREAU 233 / ITV / TF1
  • Ce samedi sur TF1 (21 heures) Alex Adam se présente aux auditions à l’aveugle de la saison 8 de The Voice.
  • Le jeune homme de 29 ans avait déjà tenté sa chance dans le télécrochet il y a deux ans mais aucun coach ne s’était retourné sur sa prestation.
  • Comme il l’explique à 20 Minutes, cette expérience sur le plateau de TF1 l’a incité à se consacrer davantage à la musique.

Il y a deux ans, Alex Adam a passé les castings de The Voice. Il a été retenu mais la production ne lui a rien dit, préférant lui faire la surprise. Alors qu’il assistait, dans le public, à une session d’enregistrement des auditions à l’aveugle, Nikos Aliagas lui a annoncé qu’il n’avait que quelques jours pour se préparer à passer à son tour sur le plateau du télécrochet de TF1. Hélas pour le jeune homme, à l’époque, aucun des coachs ne s’était retourné sur sa prestation. Cette expérience ne l’a pas découragé puisqu’il a décidé de retenter sa chance cette année, comme il l’explique à 20 Minutes.

Votre premier passage dans The Voice il y a deux ans n’a pas été concluant. Vous l’avez mal vécu ?

Non, pas vraiment. C’était plutôt surréaliste de me retrouver là, je ne m’y attendais pas. Certes, aucun coach ne s’est retourné. Mais ce n’est pas un échec parce que ça a réveillé en moi l’envie de me lancer, de progresser, de prendre des cours de chant. Ça a été un mal pour un bien. Je me suis inscrit en école de musique. C’était une expérience, que je ne peux pas regretter. On m’a donné ma chance alors que j’étais un complet débutant.

Cela a donc été un déclic pour vous consacrer davantage à la musique ?

Depuis mes 12-13 ans, j’aimais bien chanter dans le cagibi de la maison où il y avait l’ordinateur (rires). Je gardais ça pour moi. Je ne prenais pas de cours, je n’ai jamais fait de scène. Il y a deux ans, The Voice venait faire passer des castings dans ma ville [Limoges]. J’ai tenté ma chance. Je me disais qu’à 27 ans il était temps d’avoir un avis professionnel. En me retrouvant aux auditions à l’aveugle, dans une émission grand public sur TF1, je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose à développer, qu’il fallait que je lâche tout ce que j’avais en moi. Et puis, j’ai tout quitté. Je suis parti pour prendre mes premiers cours de chant, scéniques, d’écriture, de coaching vocal…

Vous avez quitté votre emploi dans la banque. Votre entourage en a été surpris ?

(Il rit) Je n’étais pas destiné à être banquier, hein ! J’ai fait un Master 2 tourné vers le commerce international, mais c’est vrai que j’ai commencé par un job en banque. Je n’étais pas payé de fou non plus. Ce n’est pas parce que tu as un bac +5 que tu vas débuter en touchant 3.000 euros, loin de là. J’ai fait des études classiques, comme monsieur et madame Tout-le-monde, pour faire plaisir à la famille, pour avoir une assurance derrière parce que, tout jeune, tu as peur de te lancer. Moi, je n’avais que ma mère, payée au Smic… Si, petit, je lui avais dit que je voulais faire de la musique, ça ne serait pas passé. The Voice a déclenché le tout parce que je ne pensais pas avoir un truc spécial. Il y a des milliers de personnes qui chantent super bien, alors pourquoi moi ?

Ce samedi, on découvrira votre nouvelle tentative. Repasser une deuxième fois les auditions à l’aveugle, ça met plus la pression ?

C’est une pression différente. Il y a deux ans, c’était celle de la nouveauté, de l’inconnu, de la grandeur de la chose. Cette fois-ci, c’était une pression de peur de l’échec, de décevoir, de ne pas y arriver de nouveau. J’étais censé avoir progressé, être plus aguerri. On a envie de montrer ce dont on est capable. J’étais très stressé. Mais c’est dans ma nature, je suis quelqu’un d’anxieux, j’ai beau travailler ça, c’est comme ça.