«Gilets jaunes»: Patrick Sébastien pense que ça peut «glisser dans beaucoup plus de violence»

PEOPLE Dans une interview accordée à PureMédias, l'animateur évincé de France 2 livre son point de vue sur la situation sociale en France

F.R.

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Patrick Sébastien en 2015.
Patrick Sébastien en 2015. — PJB/SIPA

« Dans les gens qui m’aiment bien, qui me suivent depuis trente ans, 90 % sont "gilets jaunes" ! », avance Patrick Sébastien dans une interview qu’il a accordée à nos confrères de PureMédias. « Ça fait dix ans que j’annonce ce qu’il se passe aujourd’hui », poursuit l’animateur récemment évincé de France Télévisions, dans l’entretien mis en ligne samedi.

« Ce n’est que le début, prophétise-t-il. Ce que vivent les gens au quotidien, ce mépris, ce manque de considération… En bloquant les voitures à un rond-point, ils ont enfin un pouvoir alors qu’on leur disait depuis des années qu’ils n’existaient pas. On les a pris pour des merdes. A un moment, c’est la révolte. »

« Tout le monde m’est tombé sur la gueule »

Le présentateur qui enregistrera ce mardi le tout dernier numéro des « Années bonheur », avait lancé son mouvement politique en 2010, le D.A.R.D. (Droit au respect et à la dignité). « Tout le monde m’est tombé sur la gueule. Toute cette caste de banquiers, de hauts fonctionnaires, de mecs de médias, qui dirigent tout… », affirme Patrick Sébastien qui dit avoir arrêté « parce que ça devenait dangereux pour les autres » : « Tu as affaire à des fous, (…) à des gens qui ont des privilèges et qui n’ont pas envie qu’on les leur enlève. »

Pessimiste, l’animateur estime que la situation sociale en France peut « glisser dans beaucoup plus de violence » ou même dans l’arrivée d’un « type extrême » au pouvoir. « Au Brésil, c’est parti du prix des autobus qui étaient trop chers pour la Coupe du monde. C’est parti de là. Aujourd’hui, c’est un mec d’extrême droite [Jair Bolsonaro] qui commande », déclare Patrick Sébastien.