Christian Clavier dans «Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?»
Christian Clavier dans «Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?» — Limon Yapım

INTERVIEW

Audiences records de TMC: «Nous avons la volonté de donner à la chaîne une ligne éditoriale propre»

TMC a réalisé un record historique, hors sport, avec « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu » diffusé ce jeudi…

  • TMC a réalisé un record d’audiences avec la rediffusion de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?
  • Le film avait déjà réalisé d’excellentes audiences lors de sa diffusion sur TF1 en décembre.
  • Xavier Gandon, directeur des antennes du groupe TF1, revient pour 20 Minutes sur la stratégie de la chaîne.

TMC passe première des chaînes de la TNT et, ce jeudi soir, deuxième chaîne tout court. Depuis la rentrée de septembre, la petite sœur de TF1 affiche 14 des 20 meilleures audiences TNT de la rentrée. Et elle a réalisé un record historique, hors sport, avec Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu, avec 2,9 millions de téléspectateurs, soit 14,2 % du public et 16,6 % des FRDA-50. Pour tenter de comprendre ces bons chiffres et la stratégie de la chaîne, nous avons interrogé Xavier Gandon, directeur des antennes du groupe TF1.

Comment expliquez-vous ces récentes bonnes audiences de TMC ?

La chaîne s’est renforcée. Evidemment, Quotidien réalise des audiences records ce début février. La semaine dernière, on était à plus de 6,5 % en moyenne. Un Quotidien plus fort que jamais et l’installation de nouveaux rendez-vous : je pense à Burger Quiz qui réunit 1,2 millions de téléspectateurs. Et les autres rendez-vous de TMC : les rendez-vous cinéma du lundi et du jeudi, les magazines avec 90’Enquêtes, les feuilletons du week-end avec Les mystères de l’amour. Les spectateurs sont de plus en plus fidèles et de plus en plus nombreux.

Le groupe TF1 est-il en train de faire de TMC une grande chaîne ?

Depuis quelques années, il y a, sous l’impulsion d’Ara Aprikian [directeur des programmes de TF1] et de Gilles Pélisson [PDG du groupe TF1], la volonté de donner à TMC une ligne éditoriale propre avec des programmes diffusés en exclusivité. C’est évidemment le cas de Quotidien ou de Burger Quiz. C’est aussi le cas de droits sportifs qu’on acquiert en exclusivité pour TMC, je pense aux matchs de championnat de Coupe du monde de handball qu’on a diffusés en janvier, ou notre politique autour des grands concerts événements achetés pour TMC. Je pense notamment au concert d’Indochine en direct de Bercy en novembre ou le concert de Calogero. Ces programmes créent une promesse.

TMC bénéficie-t-elle de la force de frappe de TF1, notamment en diffusant « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » ?

Le cas de ce film est particulier. Quand nous l’avons passé sur TF1 il y a quelques mois, c’était le meilleur score d’audiences pour un film l’année dernière. Et là, on bénéficie évidemment de tous les spectateurs de la suite qui sont allés voir le deuxième opus en salles ou qui vont aller le voir dans les semaines à venir. C’est le moment où on a envie de revoir le premier épisode. C’est ce qui explique ce record d’audiences.

Avez-vous une stratégie pour maintenir ces bonnes audiences ?

Non, c’est vraiment essayer de continuer à développer des nouveaux rendez-vous et des nouvelles émissions parce que qui viendra renforcer la chaîne, ce sera la capacité d’avoir des nouvelles émissions, des nouveaux talents. Là, on a lancé le nouveau magazine de Martin Weill dont le second numéro va être proposé dans quelques semaines et qui a l’ambition de devenir une mensuelle. Ou encore, la nouvelle émission de Yann Barthès, Soirée pyjama. On est en train de préparer la deuxième. L’idée, c’est de proposer à nos téléspectateurs encore plus de rendez-vous, encore plus de nouvelles émissions, c’est ça qui sera la clé du développement.