«Mariés au premier regard»: M6 en fait un peu trop sur le poids d'une candidate

MONTAGE L'émission a montré un essayage de robes franchement pas à l'avantage de l'une de ses mariées

Claire Barrois

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Marlène, candidate de la troisième saison de «Mariés au premier regard».
Marlène, candidate de la troisième saison de «Mariés au premier regard». — Thomas Padilla / M6

Marlène est complexée. L’une des deux candidates au mariage apparues dans Mariés au premier regard, ce lundi soir sur M6, a vécu un traumatisme avec son ex-petit ami qui avait « peur de son physique », selon la jeune femme. Elle craint que son futur mari la repousse en découvrant ses formes. Et l’émission a insisté sur ce complexe. Soit. Mais elle est allée un peu trop loin en montrant une séquence vraiment pas à l’avantage de l’assistante maternelle.

La vendeuse de robes de mariées essayant d'agrafer la robe de Marlène.
La vendeuse de robes de mariées essayant d'agrafer la robe de Marlène. - Capture d'écran / M6

« Je fais du 46 en haut, en bas du 40 », explique Marlène. Soit une taille tout à fait normale (et donc trouvable) . Or, la jeune femme se retrouve dans un salon d’essayage choisi par la production, dans lequel on lui propose, en premier lieu, uniquement des robes en 40-42. S’ensuivent des images de la vendeuse en train d’essayer désespérément de fermer des agrafes ou des fermetures Eclair. « On a un petit problème de taille au niveau de la poitrine, je suis vraiment désolée, la robe ne va pas fermer, s’excuse-t-elle. La taille est parfaite, mais vous avez un grand bonnet. »

« On a dû aller chercher des robes en urgence »

« On raconte la vérité. Ce qui s’est passé, c’est qu’elle a choisi des robes sur un catalogue, elle a dit sa taille, et elle ne rentre dans rien, et on a dû aller chercher des robes en urgence, explique la productrice de l’émission, Kamila Fiévet-Paliès. C’est un moment très délicat pour elle qui pouvait avoir une incidence sur la suite, et d’ailleurs en a eu. A un moment donné, si on ne raconte pas toutes les étapes, on perd de l’authenticité du format et on n’est pas là pour raconter du rêve. »

La robe bustier essayée par Marlène, trop petite pour elle.
La robe bustier essayée par Marlène, trop petite pour elle. - Capture d'écran / M6

Le problème, dans cette séquence, c’est qu’on insiste beaucoup sur le complexe de la jeune femme (qui semble, certes, omniprésent pour elle), quitte à l’humilier. Zoom sur sa tête déconfite, celle de sa mère, malheureuse pour sa fille, qui tente, maladroitement, de voir le verre à moitié plein : « On va attendre la deuxième robe, et elle va fermer, on n’a pas le choix. On va serrer, serrer », dit-elle avec un petit rire gêné. Et que la vendeuse revient ensuite avec trois robes à sa taille, et que Marlène n’en essaie qu’une.

« C’est très compliqué pour elle de vivre avec son corps »

« Quand elle essaie la première robe, elle dit que c’est celle-là, et elle n’essaie pas les deux autres, explique la productrice. Nous n’avions donc rien d’autre à montrer. » Nous voyons ensuite Marlène, pas au meilleur de sa forme, le soir suivant. Explications de la psychologue de l’émission : « Le problème que rencontre Marlène, c’est qu’elle pense que son corps a toujours été un obstacle à ses relations. C’est très compliqué pour elle de vivre avec son corps, et aujourd’hui, son corps parle à sa place. Elle est bloquée, elle porte une minerve, elle est très inquiète de l’image qu’elle va donner. »