«Touche pas à mon poste»: Gilles Verdez dézingue Bernard de La Villardière, M6 menace de poursuites

BROUILLE La chaîne M6 a demandé à Gilles Verdez, chroniqueur de « Touche pas à mon poste ! » d’arrêter ce qu’elle décrit comme « une campagne de dénigrement »  

A.D.

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Le chroniqueur de «Touche pas à mon poste» Gilles Verdez.
Le chroniqueur de «Touche pas à mon poste» Gilles Verdez. — yrille GEORGE JERUSALMI/D8

Une séquence qui n’est pas passée pour M6. Dans sa chronique consacrée au dernier numéro d’Enquête exclusive diffusée ce lundi dans Touche pas à mon poste!, Gilles Verdez déclarait que le programme était « très mauvais » et « hyper-racoleur ». Il reprochait également au journaliste Bernard de La Villardière d’avoir donné « une interview scandaleuse » et de « stigmatiser les musulmans ».

« Le droit d’attaquer tout propos diffamatoire »

« Bernard de La Villardière, présentateur d’“Enquête exclusive” a fait l’objet hier d’attaques de la part de Gilles Verdez, chroniqueur de C8 », a réagi la chaîne dans un communiqué. « Ce chroniqueur dont le seul talent est l’insulte, et le fonds de commerce la polémique a déjà dans le passé tenu des propos déplacés à l’égard de Bernard de La Villardière. »

La chaîne « demande alors instamment l’arrêt de cette campagne de dénigrement et se réserve le droit d’attaquer tout propos diffamatoire à l’encontre de Bernard de La Villardière », conclut le communiqué.

« C’est son travail que je juge »

« Ça me choque beaucoup de la part d’une grande chaîne que j’estime et que je regarde très souvent comme M6 », a répondu le chroniqueur sur le plateau de C8 ce mercredi. « Campagne de dénigrement – on dirait que c’est orchestré, volontaire, quasiment que j’organise contre lui quelque chose d’une violence inouïe, alors que pas du tout », a-t-il ajouté.

« Je regarde tout, je donne mon avis sur “Enquête exclusive”. Je trouve que très souvent, je le dis ici et je le redis, il stigmatise les musulmans, ce qui me hérisse. Donc je le dis, ça n’a rien contre la personne Bernard de La Villardière, c’est son travail que je juge », a-t-il défendu.