«20 Heures» de France 2: Mélenchon accuse Anne-Sophie Lapix de tronquer ses propos

TELEVISION L’homme politique était l’invité d’Anne-Sophie Lapix dans le « 20 Heures » de France 2…

C.W.

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Jean-Luc Mélenchon, le président de la France insoumise.
Jean-Luc Mélenchon, le président de la France insoumise. — RTL-BUKAJLO/RTL/SIPA

Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Invité du « 20 Heures » de France 2 mercredi soir, Jean-Luc Mélenchon a accusé Anne-Sophie Lapix de tronquer ses propos, avant de faire exactement la même chose, rapporte le Huffington Post. Le sujet ? Une phrase écrite par le président de la France insoumise sur « la haine des médias », « juste et saine ».

Lors de cette interview, Anne-Sophie Lapix a interrogé Jean-Luc Mélenchon sur les violences commises envers des journalistes lors de manifestations de « gilets jaunes », prenant pour exemple le lynchage d’une équipe de LCI à Rouen samedi dernier. Pour faire réagir l’homme politique, la journaliste lui a rappelé ses propres propos, écrits dans un billet de blog en février 2018. « Vous avez dit que la haine contre les journalistes est "juste et saine" », demande Anne-Sophie Lapix, ajoutant, « est-ce que vous n’avez pas encouragé cette violence ? ».

« Non ce n’était pas une clarification »

« Je m’attendais à ça, mais je vais vous dire, comme à tous vos collègues : vous pourriez faire l’effort d’aller au-delà de 140 mots », répond Jean-Luc Mélenchon, avant de citer l’extrait en question. « Si la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine, elle ne doit pas nous empêcher de réfléchir et de penser notre rapport à eux comme une question qui doit se traiter rationnellement », dit-il, oubliant la suite de sa phrase de l’époque, « dans les termes d’un combat ».

« Alors personnellement je m’en fiche madame Lapix mais je ne voudrais pas qu’à la faveur de votre phrase, des gens puissent croire que je donne comme consignes de haïr les journalistes, poursuit-il. Parce que ce n’est pas ma position et je ne suis pas pour qu’il y ait quelque violence que ce soit… » « C’est une clarification ? », demande la journaliste. « Non ce n’était pas une clarification, il n’y a que dans votre esprit que c’était confus », répond Jean-Luc Mélenchon.