«Envoyé spécial»: Elise Lucet ironise sur la «censure» d'un reportage en Côte d'Ivoire

TELEVISION Jeudi soir, la diffusion d’un reportage sur l’industrie du cacao en Afrique a été interrompue dans certains pays d’Afrique de l’Ouest…

C.W.

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La journaliste Elise Lucet.
La journaliste Elise Lucet. — Francois Mori/AP/SIPA

Envoyé spécial, victime de censure ? Jeudi soir, la diffusion de l’un des reportages de l’émission présentée par Elise Lucet, a été interrompue dans certains pays d’Afrique de l’Ouest et a été remplacée par un documentaire sur les fontaines de Paris, rapporte TVMag. Le sujet de ce reportage ? L’industrie du cacao en Afrique.

Une émission remplacée par les fontaines de Paris

Dix-huit ans après l’engagement des industriels du chocolat pour mettre un terme au travail des enfants dans les plantations, des journalistes d’Envoyé spécial ont voulu vérifier en Côte d’Ivoire (le premier producteur mondial), que la promesse avait été respectée. Ce qui n’est pas le cas, comme le précisait le communiqué de presse de l’émission : « Plus loin dans la forêt, au bout des routes presque impraticables, dans des zones isolées, Envoyé spécial a découvert des enfants esclaves, retenus malgré eux dans des plantations. Ils sont séparés de leurs parents et parfois revendus par des trafiquants. Leurs maigres revenus sont captés par des groupes armés ».

Alors que les téléspectateurs en France ont pu suivre avec attention cette enquête, sa diffusion a été interrompue dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso ou encore au Sénégal, rapportent des journalistes sur Twitter. Un programme apparemment remplacé par un documentaire des années 1970 sur les fontaines de Paris.

En réaction à ces interruptions et à des rumeurs de censure, Elise Lucet a elle aussi réagi sur le réseau. « Pour ceux dont la diffusion du reportage sur certaines plantations de cacao en Côte d’Ivoire a brutalement été interrompue (notamment en Côte d’Ivoire) sachez qu’Envoyé Spécial sera disponible sur YouTube dès demain, on ne peut pas imaginer qu’il s’agisse d’une censure, Non… », a-t-elle écrit avec une pointe d’ironie.