Très proche de Jean-Claude Gaudin, Jean-Pierre Foucault (ici en 2010) a longtemps été administrateur de l'OM.
Très proche de Jean-Claude Gaudin, Jean-Pierre Foucault (ici en 2010) a longtemps été administrateur de l'OM. — Niviere / SIPA

REPORTAGE

VIDEO. Miss France: Calanques et gigot de sept heures... A quoi ressemble la (belle) vie de Jean-Pierre Foucault en Provence?

« 20 Minutes » s’est promené sur les terres de Jean-Pierre Foucault. Quand il ne présente pas Miss France ou l’Euromillions, l’animateur se repose en Provence…

  • Né à Marseille, où il a grandi, Jean-Pierre Foucault réside désormais à Carry-le-Rouet, sur la Côte Bleue, au milieu des pins et entre deux calanques.
  • L’animateur et ses proches nous racontent ce quotidien de pré-retraité… qui veut encore bosser un peu.

Les adolescents des très chics lotissements de la Côte Bleue sont taquins, comme partout. Les impasses « de la Vierge » deviennent « de la verge »… mais c’est sans blague que le très poétique « chemin du Tire-Cul » mène le 4x4 blanc de Jean-Pierre Foucault jusqu’à la calanque de Méjean. C’est un de ses repères lorsqu’il est en Provence. A l’approche de la retraite, il y passe de plus en plus de temps. L’animateur, qui vient de fêter ses 71 ans, dirige peut-être son dernier « Miss France », ce samedi.

« Je ne veux pas m'accrocher désespérément et j'ai déjà beaucoup levé le pied, mais je n'ai pas envie de m'arrêter. S'arrêter, c'est un peu mourir », sourit l'animateur, joint par 20 Minutes. Il ne travaille désormais « que 10 jours par mois, donc ça change ma vision des choses, je suis plus souvent au milieu des mimosas, à Carry-le-Rouet. »

Le « coup de vieux » du « père Foucault »

Jean-Pierre Foucault y possède une magnifique villa, tout près d’une autre calanque. Un quartier « très calme, bien fréquenté », lâche Catherine, bouche en cul-de-poule et sourire obligé. Elle a longtemps bataillé pour acheter la baraque qu’elle est en train de faire retaper. Le lotissement est très prisé. Y compris par les facteurs, qui se disputent la tournée. C’est Josiane, juchée sur sa mobylette, qui s’y colle en ce moment :

Jean-Yves, le facteur précédent, a fait ce secteur pendant 20 ans ! Il ne voulait pas le lâcher ! Avec la mer à chaque virage ou au bout de chaque impasse, le ciel bleu et les pins… Moi aussi, j’aimerais ne travailler qu’ici ! »

A vrai dire, à part les facteurs et les ouvriers des chantiers, on ne travaille plus beaucoup, dans ce quartier à la moyenne d’âge élevée. « Moi, je considère qu’on est bien sans rien faire », sourit Claude Moreau, l'ami d’enfance de Jean-Pierre Foucault. Les deux sexagénaires sont potes depuis l’école primaire, où leur prof était un certain Jean-Claude Gaudin. A Carry-le-Rouet, leurs maisons sont mitoyennes et ils partagent le même terrain. Ou presque :

Je n’ai pas encore réussi à le convaincre de s’occuper de son jardin, glisse Claude Moreau. Il a encore un jardinier… Mais je vais peut-être y arriver bientôt ! Je suis content qu’il prenne entre guillemets un coup de vieux, le père Foucault : il n’y a pas que le boulot dans la vie ! C’est un terrain de jeu immense, la vie ! »

Amateur de motos, de voitures, de « pastis et de rhum blanc », Jean-Pierre Foucault en profite déjà pas mal… « Il nous commande régulièrement des plats très traditionnels : des daubes, des sautés de veaux aux olives, des gigots de sept heures », confie Constance Berthier, petite fille de « Monsieur Marrou », l’un des traiteurs les plus connus à Marseille.

(Comme tous les Marseillais, Jean-Pierre Foucault galère dans le Prado)

Mais on voit moins souvent Jean-Pierre Foucault au stade Vélodrome. Fin 2017, il a cédé sa place de président de l’association OM, qui chapeaute le centre de formation (entre autres) du club marseillais. « Il bouquine toujours beaucoup, s’intéresse énormément à l’actualité, mais il regarde moins les matchs, c’est sûr, reprend Claude Moreau. Il y a un moment où il faut savoir passer la main ! »

Foucault fidèle à son vieil ami Jean-Claude Gaudin

L’expression pourrait valoir pour leur ancien professeur à tous les deux, Jean-Claude Gaudin. A 79 ans, l'édile est la tête d’une municipalité au bord de l’arrêté de péril, après l'effondrement de trois immeubles rue d'Aubagne. « Si Jean-Claude Gaudin avait pu faire quoi que ce soit de plus, il est évident qu'il l'aurait fait, ose Jean-Pierre Foucault. Les critiques sont un peu faciles... Je ne vais pas jeter la pierre sur ce maire qui est mon ami ! »