«Une ambition intime»: «Je me dis que ce n'est pas mal de me dévoiler un peu», confie Michèle Bernier

INTERVIEW Ce samedi, à 21h, M6 diffuse un inédit d'« Une ambition intime » consacré à Michèle Bernier. Pour « 20 Minutes », la comédienne revient sur l’expérience…

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Kendji Girac et Michèle Bernier dans «Une ambition intime».
Kendji Girac et Michèle Bernier dans «Une ambition intime». — Camille HOBAKET / M6

Maman poule, fan de Kendji Girac, accro aux motifs ananas, femme à fleur de peau… C’est une Michèle Bernier parfois inattendue qui se dévoile dans Une ambition intime, diffusé ce samedi, à 21h sur M6. Karine Le Marchand a emmené la comédienne dans une maison cosy de Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône), le temps d’un séjour riche en confidences. Michèle Bernier y évoque aussi bien sa carrière que sa vie de mère, le choc que furent pour elle le suicide de sa maman et la mort de son père, le professeur Choron, qui l’a plongée dans un mutisme de trois jours. Les éclats de rire sont aussi au rendez-vous, notamment au côté de ses amis qui ont fait le déplacement. Parmi eux, Arielle Dombasle, Charlotte de Turkheim et Philippe Lelièvre… « C’est une émission qui me ressemble, dans le sens où il y a beaucoup de choses différentes », glisse Michèle Bernier à 20 Minutes.

Avez-vous hésité à participer à « Une ambition intime » ?

Pas du tout. J’ai donné mon accord spontanément à Karine [Le Marchand]. J’étais d’ailleurs flattée qu’elle me le propose, car je sais qu’elle n’en fait qu’une par an [la précédente, avec Franck Dubosc, a été diffusée en février]. Je lui ai fait confiance. J’avais cette sensation qu’elle m’aimait bien (rires), comme on se connaissait un peu déjà dans la vie. Je ne me suis pas posé de questions.

Avez-vous regretté, après coup, de vous être confiée sur certains sujets ?

Non. Quand on accepte de participer à ce genre d’émission, on sait qu’il va y avoir des moments de confidences. Il faut aussi se laisser aller à ça. Je crois que Karine m’a emmenée là où elle avait envie d’aller, tranquillement. Elle ne cherchait pas à être obligatoirement impudique. C’est sûr qu’après coup, on peut se dire : "J’ai parlé de ça, j’aurais peut-être dû le garder pour moi", mais en même temps, je me dis que j’ai presque trente-cinq ans de carrière, que les gens peuvent savoir certaines choses et que me dévoiler un peu, ce n’est pas mal non plus.

Vous vouliez dévoiler une facette de vous que le public ne connaît pas forcément ?

Oui, parce que j’ai l’impression qu’à force de vouloir tout le temps tout garder pour soi, les gens se font peut-être de fausses idées, ont des préjugés, donc j’ai envie de dire les choses clairement pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté entre le public et moi.

Est-ce qu’« Une ambition intime » devrait être remboursée par la Sécu ? Est-ce qu’elle vaut une séance chez le psy ?

(Rires) Je ne sais pas ! Quand le dialogue est mené comme ça… J’espère que ça peut encourager certaines personnes qui regardent et qui dans leur vie ont du mal à partager, ont du mal à s’exprimer, à se dire : "Voilà, on peut aussi se confier, ça fait du bien, ce n’est pas grave et ça peut, effectivement, peut-être défaire des nœuds."

Au cours de l’émission, Kendji Girac arrive par surprise. Vous le regardez avec des yeux ronds, comme une ado face à son idole… Michèle Bernier peut donc être impressionnée par un jeune chanteur ?

Je suis restée très groupie dans mon cœur. La façon dont il arrive est très inattendue donc j’ai été très surprise. Je l’aime beaucoup. Ce qui m’a touché, c’est qu’il a eu envie de venir. On ne se connaît pas et j’ai trouvé ça adorable. Il est venu exprès, il a pris le temps de chanter et il est reparti le soir même. J’ai trouvé ça tellement délicieux, tellement gentil ! Je pense que, à lui aussi ça lui a fait quelque chose que moi, la mamie (rires), s’éclate à la maison sur du Kendji Girac.

Arielle Dombasle est également du voyage. C’est vrai que les gens ont du mal à vous imaginer être amies ?

Comme quoi les préjugés sont bons à mettre à la poubelle. Arielle et moi, ça fait bientôt dix-huit ans qu’on se connaît, on s’aime beaucoup, on aime être ensemble. J’admire beaucoup cette femme et je pense qu’on est si différentes qu’on en devient complémentaires.

L’un de vos amis vous décrit comme « à fleur de peau », vous êtes d’accord ?

Oui. Je pense que je suis quelqu’un d’extrêmement sensible mais dans tous les sens. Je peux aussi bien éclater de rire en trente secondes qu’être émue. Je suis quelqu’un de vrai. J’espère, en tout cas. Mes émotions, je les exprime très vite.

L’émission est programmée samedi, en prime time… Cela met une pression particulière ?

On se pose toujours des questions. On se dit est-ce que les gens vont avoir envie de venir, de passer deux heures avec nous ? Mais je pense que c’est une belle émission, j’espère qu’elle va rencontrer son public, qu’elle aura un retentissement affectif.