Après les films, la série «Papa ou maman» exploite le divorce à la mode tragicomique

ADAPTATION « Papa ou maman », diffusée à partir de ce jeudi à 21 heures sur M6, devient une série familiale, drôle et piquante…

Claire Barrois

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Emilie Caen et Florent Peyre incarnent des parents en plein divorce dans «Papa ou maman», la nouvelle série de M6 inspirée des films.
Emilie Caen et Florent Peyre incarnent des parents en plein divorce dans «Papa ou maman», la nouvelle série de M6 inspirée des films. — Nicolas VELTER / Nicolas SCHUL / CHAPTER 2 / ENDEMOLSHINE FICTION
  • Ce jeudi à 21h, M6 lance sa nouvelle série, « Papa ou maman ».
  • Inspirée des deux films du même nom, elle se veut aussi irrévérencieuse qu'eux.
  • « 20 Minutes » a rencontré les créatrices et les acteurs de la série pour l'évoquer.

Le point de départ de la série, vous le connaissez. Un couple divorce et pète les plombs, avec les enfants au milieu, tantôt spectateurs du délire de leurs parents, tantôt acteurs. Dans Papa ou maman la série, Florent Peyre et Emilie Caen remplacent les charismatiques Laurent Lafitte et Marina Foïs qui avaient fait le succès des films. Mais cessons là la comparaison.

« C’était un challenge de faire une série qui se détache des films, reconnaît Eliane Montane, la créatrice de la série. En même temps, ces films sont une sacrée référence. L’idée était de garder les atouts des films, le ton, le rythme, l’irrévérence, le politiquement incorrect, le grain de folie. L’avantage d’une série, c’est qu’on a le temps de creuser l’histoire et les personnages. » Et effectivement, la série laisse une grande place aux personnages qui entourent le couple.

« Tous les personnages permettent d’aborder le couple »

La copine Tania, interprétée par Eye Haïdara, à la vie amoureuse un peu tortueuse, le frère Matéo, idiot de la famille, les grands-parents doux dingues, et bien sûr les enfants. En dehors du couple en crise, chaque personnage a son histoire parallèle, qui apporte un peu de piquant et de profondeur à l’ensemble. Pour la créatrice, « tous les personnages permettent d’aborder le couple de plein de manières différentes, d’effleurer les différentes manières de concevoir le couple :

  • Le couple passionnel (Isabelle et César, les parents)
  • Le couple non passionnel (les grands-parents)
  • Les premiers émois amoureux des enfants
  • Tania qui ne sait pas trop quoi attendre de l’amour. »

Et en plus de leur vision du couple, ces personnages apportent également un ressort comique aux épisodes. « Les films sont irrévérencieux, donc il fallait monter le curseur par rapport à eux, explique Juliette Hayat, la productrice artistique. C’est provocateur, mais entre le ton et l’émotion, on trouve un équilibre. Il n’y a aucune image traumatisante. » Si les images du père qui fume un joint ou de la petite dernière qui fait semblant d’être cancéreuse en pensant lui donner un coup de main nous ont bien fait marrer, elles risquent tout de même de faire grincer quelques dents.

« Une totale liberté »

« Pour nous c’est savoureux parce qu’on avait la possibilité de le faire, se satisfait Eliane Montane. Nous avions une totale liberté. L’humour peut être mal interprété, mais on y est allés. » Et les acteurs y sont aussi allés. « On peut proposer des choses dans le texte ou la situation, explique Emilie Caen, qui interprète la mère. Nous avons l’entière liberté de changer le texte si on le sent. Le réalisateur, la production et la chaîne nous laissent une grande liberté. » De quoi s’éloigner du film.

« Il y a une pression, un héritage un peu lourd quand on reprend un film qui a eu un tel succès, estime Florent Peyre, qui joue le père. En même temps, les auteurs ont emmené l’histoire ailleurs. Les personnages ne sont pas les mêmes. Le père, qui est gynéco dans le film, travaille dans le BTP dans la série. La comparaison est possible, mais il faut la chercher. Ça s’arrête assez vite je pense. » « On ne se dit pas qu’ils ont essayé de trouver des sosies, ajoute Emilie Caen. Moi j’étais vraiment fan des films. On reconnaît la patte des auteurs, mais les personnages sont différents. »

Une fois qu’on sait tout ça, est-ce que la série vaut le coup d’être vue ? Après deux premiers épisodes parfois un peu poussifs, on rentre dans le vif des personnages au troisième épisode et on rigole bien dans cette série. « Nous avons pris du plaisir à la tourner, reconnaît Emilie Caen. C’est assez rare de pouvoir faire un projet aussi drôle, intelligent, qui ne prend pas les téléspectateurs pour des cons. » « On nous compare beaucoup à Fais pas ci fais pas ça, remarque Florent Peyre. On trouve quand même le projet différent, mais on se souhaite le même succès qu’eux. »