«Les Terriens du samedi»: Yann Moix tacle le Loto du patrimoine et Stéphane Bern, un «mort vivant»

ET BIM! Le chroniqueur de Thierry Ardisson a décerné un « Moix d’or de la fausse bonne idée » au Loto du patrimoine…

C.W.

— 

Le réalisateur et chroniqueur Yann Moix.
Le réalisateur et chroniqueur Yann Moix. — IBO/SIPA

Visiblement, le Loto du patrimoine ne fait pas l’unanimité. Samedi, Yann Moix, chroniqueur dans Les Terriens du samedi, s’en est pris vivement à l’initiative lancée par Stéphane Bern pour préserver le patrimoine. Il lui a décerné son « Moix d’or de la fausse bonne idée », et a qualifié l’animateur de « mort-vivant ».

« Plutôt que de s’obséder sur les châteaux, allez voir ce qui se passe à Château Rouge »

« Aujourd’hui, l’obsession de Stéphane Bern, c’est de sauvegarder des vieilles pierres alors que, regardez le problème des migrants, il y a des jeunes vies qui meurent mais on préfère sauver les vieilles pierres, explique Yann Moix. Par exemple, un château du XIIIe siècle n’habite que des souvenirs. Stéphane Bern oublie que c’est l’avenir qu’il faut abriter, et non pas le passé. » Pour le chroniqueur, il y a « un truc absurde dans le patrimoine. Je crois que dans toutes les civilisations, il faudrait parfois se faire des saignées, oublier d’entasser les gravats, de sauvegarder les pierres et de collectionner les ruines. Les ruines d’ailleurs qui nous ruinent parce que vu le prix que nous demande Stéphane Bern pour sauvegarder ça, c’est un cauchemar. Plutôt que de s’obséder sur les châteaux, allez voir ce qui se passe à Paris à Château Rouge. Plutôt que de s’obséder sur les vieilles chapelles, allez voir ce qui se passe porte de la Chapelle où des exilés sont en train de crever ».

En conclusion de son petit coup de gueule, Yann Moix a estimé que « Stéphane Bern est un mort vivant, d’où l’expression d’ailleurs "être en berne", alors que les migrants, eux, sont des vivants en train de mourir ».