«Les nouveaux maîtres du monde»: Trois choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur les Gafam

DOCUMENTAIRE France 2 diffuse « Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde » ce jeudi...

L.B.

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Illustration des Gafa
Illustration des Gafa — Lionel BONAVENTURE / AFP
  • France 2 plonge dans l’histoire de la Silicon Valley dans un documentaire très didactique Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde.
  • Comment des visionnaires dans leur garage ont-ils réussi à prendre un tel pouvoir sur le monde ?
  • 20 Minutes vous dévoile trois faits marquants que le documentaire présenté par Laurent Delahousse révèle dans ce document d’1h30.

Comment une poignée d’entreprises américaines ont-elles pris le pouvoir sur le monde ? C’est la question que se pose Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde, diffusé ce jeudi sur France 2. Proposé et présenté par Laurent Delahousse et réalisé par Yannick Adam de Villiers, le documentaire revient sur les petits génies de la Silicon Valley - Steve Jobs, Bill Gates, Larry Page et Sergey Brin, Mark Zuckerberg, Elon Musk- qui, pour beaucoup, ont changé la face du monde technologique depuis leur garage (ou une chambre universitaire pour Mark Zuckerberg).

20 Minutes revient sur trois faits marquants que vous ne saviez (peut-être pas) sur les Gafam [entendre Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft].

Le jour où Bill Gates a volé une idée à Steve Jobs

On savait que Mark Zuckerberg avait volé l’idée de Facebook aux frères Winklevoss lorsqu’il était étudiant à Harvard (The Social Network de David Fincher le raconte très bien). On savait un peu moins que Bill Gates, petit génie de l’informatique derrière Microsoft, avait joué double jeu avec Apple. Au début des années 1980, il est embauché par Steve Jobs pour bosser sur l’interface graphique du Macintosh (une idée que Steve Jobs a emprunté à Xerox). En parallèle, Bill Gates développe une autre interface graphique pour IBM, le concurrent direct de la marque à la pomme croquée. L’interface Windows qui reprend l’interface graphique du Mac. « Les bons artistes copient, les grands artistes volent », disait Picasso.

Les créateurs de Google ont failli passer à côté de 25 millions de dollars

Larry Page et Sergueï Brin, deux étudiants de Stanford, ont changé la face d’Internet en créant Google, dont le nom s’inspire d’un célèbre terme mathématique (avec une petite faute d’orthographe). Ils étaient tellement sûrs de leur moteur de recherche -beaucoup plus performant que ce qui existait à cette époque- qu’ils ont failli passer à côté de 25 millions de dollars. Lors d’une réunion avec le fonds d’investissement Kleiner Perkins, les investisseurs leur proposent de racheter Google pour 25 millions de dollars. Coup de poker ou de génie, les deux étudiants refusent de perdre le contrôle de leur entreprise, risquant du même coup de dire non au pactole. Surpris, les financiers ont accepté de signer le chèque et de leur laisser le contrôle de Google. Un risque que peu de gens auraient pris.

Pourquoi Zuckerberg n’a pas été sanctionné par les sénateurs américains

Les images d’avril dernier sont passées dans l’histoire. Empêtré dans le scandale Cambridge Analytica​, Mark Zuckerberg a répondu pendant une dizaine d'heures aux questions des parlementaires américains. Costume sombre et cravate bleu ciel, il a présenté ses excuses personnelles pour ne pas avoir compris à temps à quel point Facebook pouvait être détourné de bien des façons. « C’était mon erreur. Je suis désolé ». « Sur les 40 sénateurs qui interrogent Zuckerberg ce jour-là, ils sont 35 à avoir touché de l’argent de Facebook. Plus de 11 millions de dollars ont été dépensés en lobbying par la firme en 2017 pour s’attirer les faveurs des législateurs et éviter tout risque de régulations », explique le documentaire de France 2. Serait-ce l’une des raisons pour lesquelles aucune sanction sérieuse n’a été envisagée par les sénateurs ? Une autre piste est évoquée : l’intérêt stratégique que représentent les Gafa pour les Etats-Unis, inquiets de voir les BATX, les nouveaux géants chinois, faire de l’ombre aux « maîtres du monde ». Pas question d’affaiblir l’hégémonie américaine.