«Cap Horn»: «Je savais que la peur du vide d'Arnaud Ducret allait vite poser problème», confie Mike Horn

TELEVISION Après « The Island : Célébrités » et « À l’état sauvage », l’aventurier est de retour ce jeudi sur M6 avec une nouvelle émission…

Propos recueillis Antoine Irrien
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Dans sa nouvelle émission «Cap Horn», Mike Horn a invité le comédien Arnaud Ducret.
Dans sa nouvelle émission «Cap Horn», Mike Horn a invité le comédien Arnaud Ducret. — Guillaume Mirand/M6
  • Ce jeudi, à 21 h, M6 diffuse la nouvelle émission de Mike Horn, intitulée Cap Horn.
  • Dans ce premier numéro, l’explorateur a invité le comédien Arnaud Ducret à le rejoindre aux Philippines, lors d’une des étapes de son expédition Pole 2 Pole.
  • Mike Horn a entamé le défi Pole 2 Pole il y a déjà deux ans. Son objectif est de rallier le Pôle Sud et le Pôle Nord sur 40.000 km.

Mike Horn ne s’arrête jamais. Après six épisodes de « A l’état sauvage », au cours desquels l’explorateur a guidé des personnalités autour du monde, il pousse les choses encore plus loin. Cap Horn, diffusé ce jeudi à 21h, sur M6, nous plonge cette fois-ci au cœur de l’une de ses plus grosses expéditions : « Pole 2 Pole », visant à rallier l’Arctique et l’Antarctique sur 40.000 km. Lors de son passage aux Philippines, l’explorateur a accepté d’être rejoint par le comédien de la série Parents mode d’emploi, Arnaud Ducret. Mike Horn avait l’habitude d’enseigner des techniques de survie à ses invités, ces derniers devront désormais essayer de le suivre. Facile non ? Actuellement en pleine préparation de la prochaine étape son expédition, l’aventurier nous parle de cette nouvelle émission et de son avancée dans ce projet ambitieux.

Où en êtes-vous de votre expédition Pole 2 Pole ?

J’avance bien. Mon bateau - le Pangaea - est toujours aux Philippines. Je m’apprête bientôt à monter vers le détroit de Béring [entre la Sibérie (Russie) et l’Alaska (Etats-Unis)]. Ensuite, dans quelques semaines, si les conditions météorologiques le permettent, je pourrai traverser la zone glacière. Mais je dois décider rapidement, car il y a pas mal de changements climatiques au nord du Groenland ces derniers temps. Le risque, c’est que la glace me bloque et là, je serai confronté à des icebergs. Mais je vais y arriver, je vais le faire. L’expédition ne peut pas être parfaite. Ce n’est pas parce que je la prépare depuis des mois, voire des années, que tout se passe exactement comme je l’ai prévu. Il faut juste être patient.

Quel genre d’invité est Arnaud Ducret ?

Je peux dire qu’il fait partie des meilleurs que j’ai rencontrés jusqu’ici. Cette émission est totalement différente d’A l’état sauvage. Dans Cap Horn, je rencontre d’abord l’invité chez moi, en Suisse. Je vois alors si la personne est capable de partir avec moi. En ce qui concerne Arnaud, je savais que sa grande peur du vide allait vite devenir problématique. Et c’est pourquoi j’ai directement commencé par une descente en rappel, alors que je le connaissais à peine depuis cinq minutes ! J’ai pu voir à quel point quelqu’un peut vous faire confiance, mais surtout aussi vite. A partir de ce moment-là, j’ai su que ça allait le faire, parce qu’il a combattu son vertige du début à la fin de cette aventure. A la fin du périple, j’ai pu lire de la joie chez Arnaud. Il a réussi à me suivre presque jusqu’au bout, et ça, c’est fort.

Aurait-il pu le faire seul ?

Non, et aucun invité ne peut faire une chose pareille (rires). Partir seul est extrêmement compliqué. Il faut déjà savoir d’où partir, par où passer, quel matériel utiliser, etc. Je le répète souvent mais l’exploration est un vrai métier, qui demande beaucoup de professionnalisme. Physiquement, psychologiquement, on décuple ses capacités, et il faut beaucoup d’expérience. Venir à moi, c’est quasiment un raccourci pour pouvoir explorer, et vivre une telle expérience. Ce qui prend énormément de temps devient, au final, plus facile, et je me fais une joie de pouvoir partager ce travail avec des personnes venant d’autres milieux. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est que ces personnes, telles qu’Arnaud Ducret, Laure Manaudou, Michaël Youn, Christophe Dechavanne, ou encore Shy’m, ont eu l’opportunité de partir à l’aventure avec moi, mais j’ai également beaucoup appris d’eux.

Quel a été le moment le plus difficile ?

La traversée en pirogue. Techniquement c’est une épreuve difficile et qui nécessite un minimum de savoir-faire. Mon intention était de rester à proximité pour encourager Arnaud et le guider. Ceci dit, la nuit tombante et le manque de visibilité étaient des obstacles supplémentaires qui ont peut-être mené Arnaud dans la difficulté.

Faire venir des invités est un moyen de vous épargner une certaine solitude pendant vos expéditions ?

Non, je ne me sens jamais seul pendant mes expéditions. J’ai toujours eu l’habitude de mener mes expéditions en solitaire car je préfère avancer à mon rythme et ne jamais me laisser la possibilité de compter sur quelqu’un d’autre que moi-même. Par contre, pour les plus petites expéditions moins extrêmes, j’ai trouvé un nouveau plaisir dans le partage et l’échange.

Quel pourrait être votre prochain compagnon ou prochaine compagne d’aventure ?

Pourquoi pas Sébastien Chabal ? Il a dit qu’il était partant et je pense que cela fera une belle aventure !

Quand s’arrêtera Mike Horn ?

Je ne prévois jamais de m’arrêter, je continuerai jusqu’au bout ! Il restera à jamais des coins incroyables de la planète à explorer et des aventures uniques à vivre.

 

Parti avec son voilier Pangea de Monaco il y a deux ans, l’explorateur est presque au bout de son Pole 2 Pole. Son parcours est composé d’étapes, qu’il prépare soigneusement lors de plusieurs escales. Après avoir rejoint la Namibie, au sud-ouest de l’Afrique, où il a exploré le plus vieux désert du monde (le Namib), il s’est ensuite rendu dans le delta de l’Okavango, au Botswana. Puis, en Afrique du Sud, il a plongé avec les requins blancs. Peu après, il reprend la mer, navigue vers l’Antarctique, qu’il traversera en skis, via le pôle Sud. Une fois terminé, il continue son chemin dans le Pacifique à travers les îles d’Océanie vers l’Asie, où il parcourt la Nouvelle-Zélande et l’Australie, puis dans les forêts de Papouasie-Nouvelle-Guiné, et les Philippines. Pour sa dernière étape en Asie, Mike Horn devra survivre dans la toundra du Kamchatka, situé à l’Extrême-Orient russe, avant de mettre le cap sur l’Arctique pour une autre traversée. Après cela, Mike traversera la plus grande île du monde, le Groenland, après quoi il conclura son aventure en retournant à son point de départ.