France Télévisions ne veut plus que ses séries soient sur Netflix

SVOD Delphine Ernotte s'est exprimée sur l'avenir des productions du groupe, et le lancement prochain de la plate-forme Salto...

20 Minutes avec AFP

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Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, à Lille, le 3 mai 2018.
Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, à Lille, le 3 mai 2018. — Sarah ALCALAY/SIPA

Dix pour cent sur Netflix, c’est bientôt fini. C’est en tout cas la volonté de  Delphine Ernotte, alors que la plate-forme Salto, commune à France TV, TF1 et M6, doit bientôt être lancée. Interrogée au micro d’Europe 1 sur sa volonté de ne plus vendre à Netflix des séries produites par son groupe, la présidente de France Télévisions a répondu : « Absolument ».

Garder l’exclusivité des œuvres

« Regardez ce que fait Disney aux États-Unis. Avant, ils avaient des accords avec Netflix. Ils viennent de les rompre car ils se rendent bien compte qu’ils vont disparaître derrière Netflix s’ils ne maîtrisent pas leurs produits, a-t-elle argué. Si on veut garder une fiction française et une fiction européenne fortes, il faut que les acteurs qui y concourent, les créateurs, les producteurs, les distributeurs que nous sommes en maîtrisent la distribution. Il faut absolument que les acteurs français gardent l’exclusivité de leur production et maîtrisent la vie des œuvres. »

En attendant Salto…

Une « exclusivité » que Delphine Ernotte entend voir se concrétiser avec la création de Salto, qui ambitionne de devenir « la première plateforme numérique ». Pour rivaliser avec Netflix, et ses 3,5 millions d’abonnés français, Salto devra « permettre d’exposer un catalogue beaucoup plus large que ce que nous sommes capables d’exposer aujourd’hui », a-t-elle déclaré.

Annoncé mi-juin, Salto n’a pas encore de date officielle de lancement, il attend encore d’être validé par l’Autorité de la concurrence, selon Delphine Ernotte. Quant au prix de l’abonnement, « tout n’est pas encore calé ».