«American Horror Story»: Le premier épisode de la saison 8 fait dans l'apocalypse gothique

SERIE Le premier épisode de la nouvelle saison d'«American Horror Story» est diffusé ce samedi, à 00h20, sur Canal + Séries. Passage en revue de ses influences les plus frappantes...

Fabien Randanne

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Sarah Paulson en Wilhemina Venable dans «American Horror Story - Apocalypse».
Sarah Paulson en Wilhemina Venable dans «American Horror Story - Apocalypse». — FX Networks
  • La huitième saison d'« American Horror Story », baptisée « Apocalypse », a été lancée mercredi sur la chaîne américaine FX. Elle est visible en France sur Canal + Séries à partir de ce samedi.
  • Les sept premières saisons sont disponibles sur Netflix.
  • Le premier épisode d'« American Horror Story - Apocalypse » convoque plusieurs sous-genre fantastiques tels que le post-apocalyptique et le gothique.

Cet article ne révèle que quelques éléments du premier épisode et n’entre pas dans les détails. Cependant, il est recommandé aux personnes allergiques aux spoilers de ne le lire qu’après avoir vu l’épisode.

On nous avait annoncé un croisement entre les univers de la saison 1 (Murder House) et 3 (Coven) mais la huitième saison d’American Horror Story, baptisée Apocalypse, a déjoué les attentes des fans pour son lancement. Le premier épisode, diffusé ce samedi à 00h20 sur Canal+ Séries, évolue dans un environnement inédit : un futur proche après une attaque nucléaire. La série continue à puiser son inspiration dans le grand imagier de la littérature et du cinéma fantastiques et horrifiques. La preuve par trois.

  • Un monde post-apocalyptique

L’apocalypse annoncée par le sous-titre de cette huitième saison ne se fait pas attendre. Lorsque l’épisode s’ouvre, dans la frénésie d’un salon de coiffure de Los Angeles, une explosion atomique est imminente. Une alerte est lancée et la panique s’empare de la ville. La déflagration surviendra quelques minutes plus tard. La série se poursuit alors que le monde est en ruine, frappé par un « hiver nucléaire ».

>> De Mad Max à The Walking Dead, de La Planète des singes à L’Armée des 12 singes, le post-apocalyptique est un sous-genre prisé du fantastique. Il rebat les cartes sur les restes fumants d’une société ou d’une civilisation anéantie. En racontant comment les rapports entre les individus se réorganisent (ou se désorganisent) et en mettant à l’épreuve l’humanité des personnages, ce sous-genre est souvent un écho angoissant des dysfonctionnements de notre monde contemporain. L’action d’American Horror Story – Apocalypse se déroule dans un futur proche (on apprend au détour d’une réplique qu’un certain Donald est encore à la tête des Etats-Unis). La bombe nucléaire qui ne semblait plus être un cauchemar américain depuis la fin de la Guerre Froide, a repris du galon au niveau anxiogène chez l’Oncle Sam depuis qu’il tremble de la potentielle menace venue de Corée du Nord.

  • Une esthétique gothique

Les rares survivants à l’apocalypse nucléaire trouvent refuge dans des «outpost», des constructions sous-terraines où ils vivent dans un confort relatif, éclairés à la bougie, loin de toute technologie numérique. L’outpost d’American Horror Story – Apocalypse est dirigé d’une main de fer par Wilhemina Venable qui semble avoir hérité ses tenues de l'époque victorienne.

>> La lueur des flammes, la garde-robe surgie du XIXe siècle, les calèches, l’atmosphère délétère… plusieurs motifs renvoient au gothique et à son esthétique. Ce sous-genre littéraire a beaucoup inspiré le cinéma de genre italien (Mario Bava en tête), britannique (les films du studio Hammer) des années 1960 et 1970) et bien sûr américain (Dracula, Frankenstein…). « Genre de l’excès et de la transgression, le gothique recourt au surnaturel, parfois pour mieux dissiper à la fin la possibilité de son existence », écrit Frank Lafond dans son Dictionnaire du cinéma fantastique et de science-fiction (Ed. Vendémiaire). Il y a fort à parier que la série va par la suite chercher à démontrer cette définition…

  • Un accent « young adult »

Dans le petit groupe de survivants, figurent Timothy et Emily, deux jeunes qui doivent leur vie sauve à leurs atouts génétiques. Ils ont en effet été sauvés par une mystérieuse organisation qui a mis la main sur leurs tests ADN. Au sein de la communauté, ils sont des « purple » (des « violets »), c’est-à-dire qu’ils font partie de l’élite. Ils ne savent pas trop ce que cela veut dire mais devraient vite se familiariser à ce que suppose leur nouvelle condition.

>> Comme les jeunes personnages du Labyrinthe, de Divergente ou de Darkest MindsTimothy et Emily vont sûrement devoir affronter l’adversité en puisant leur force dans leurs « dons » respectifs. Incarnés par Kyle Allen et Ash Santon, deux nouveaux venus dans la famille American Horror Story habituée à réembaucher les acteurs d’une saison à l’autre, ces personnages font indéniablement penser à des héros du rayon fantastique, catégorie young adult ou comment des ados ordinaires atterissent dans une situation extraordinaire.

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