«Pékin Express»: Coups durs et coups de cœur, les finalistes disent tout

TELEVISION Alors que la finale du jeu de M6 sera diffusée ce mercredi soir, à 20h50, « 20 Minutes » a rencontré les binômes finalistes, Christina et Didier ainsi que Florian et Gabriel, pour débriefer de leur aventure…

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Les deux binômes finalistes de la saison 11 de  «Pékin Express» : Christina et Didier et Florian et Gabriel.
Les deux binômes finalistes de la saison 11 de «Pékin Express» : Christina et Didier et Florian et Gabriel. — Patrick ROBERT/M6

C’est la dernière ligne droite pour la « course infernale ». La finale de la onzième saison de Pékin Express​ sera diffusée ce mercredi, à 20h50, sur M6. Les téléspectateurs vibreront au rythme des (més)aventures des deux binômes en lice dans les rues de Tokyo (Japon). 20 Minutes a rencontré ce mardi ces deux duos attachants. D’un côté, Christina et Didier - la cheffe d’entreprise et son salarié -, de l’autre, Florian et Gabriel, qui ne se connaissaient pas avant de participer au jeu. Nous avons recueilli leurs confidences. A l’exception de leur meilleur souvenir… Parce que l’on ne voulait pas risquer d’être spoilé sur le résultat final.

Qu’est-ce qui restera comme le pire souvenir de votre aventure dans Pékin Express ?

Didier : Le premier jour. On s’est perdus. On a chuté d’un vélo. Christina s’est blessée. On savait qu’on était les derniers et on avait une montagne à monter avec un vélo hors d’usage. Psychologiquement, c’était dur.

Christina : La même chose. Cette chute a eu des conséquences pour moi dans l’aventure puisque j’ai eu une brûlure limite au troisième degré qui a mis quatre semaines à se fermer.

Florian : Notre première étape [ils sont entrés en jeu lors de la deuxième émission, après qu’un binôme a déclaré forfait]. On a eu l’impression qu’on n’était pas les bienvenus. On a subi le drapeau noir [un accessoire qui a pénalisé leur avancée], ensuite on nous a choisis en duel final [l’épreuve ultime décidant de l’élimination d’un binôme] alors qu’on n’était pas derniers de la course… C’est un souvenir pas cool, on s’est dit qu’on ne voulait pas nous intégrer.

Gabriel : Je n’ai pas de pire souvenir. A chaque moment, je me suis dit que ce que je vivais était génial. Pas même cette première étape : je me disais qu’on s’en sortirait.

Y a-t-il un moment particulier qui n’a pas été conservé au montage mais que vous auriez aimé voir diffusé à la télévision ?

Didier : Pour ma part non, les moments qui n’ont pas été montrés à l’image, je les ai vécus, je les garde au fond de ma tête.

Christina : J’aurais aimé qu’il y ait un peu plus d’images sur les efforts physiques qu’on a faits. Didier était, à juste titre, très mis en valeur, parce que sa puissance est impressionnante. Moi, quand on a fait du tricycle, j’ai pédalé et ça n’a pas été montré. Dans les rizières, j’ai aussi, comme lui, porté le sac de riz, mais ça n’a pas été montré. A chaque fois qu’il y a eu quelque chose de physique, de très dur pour moi, ça n’a pas été mis en valeur et d’un côté je comprends pourquoi, Didier a cartonné sur ces épreuves il était logique qu’il soit devant dans ces moments-là.

Florian : Le jour où on nous a offert un collier…

Gabriel : Lors de l’étape 3, on a dormi chez une habitante, ce qui n’a pas été montré à l’image. Une fois que le cadreur et la journaliste qui nous suivaient sont partis, nous sommes allés dans la maison d’à côté où on a mangé des spécialités locales avec toute sa famille. C’était génial. Le lendemain matin, pendant qu’on faisait l’épreuve d’immunité, j’entendais dans l’assistance « Go Gabriel, Go Gabriel ! » La dame était là et elle nous a offert un collier qu’elle avait fait elle-même.

Florian : C’est touchant. Cela restera un moment à nous.

Si vous deviez participer à nouveau, que feriez-vous différemment ?

Florian et Gabriel : (en chœur) Rien, on referait la même chose.

Didier : On prendrait en compte l’ampleur du jeu plus tôt. On se laisserait moins porter par les éléments de la nature, les gens. On serait plus concentrés dès le début. On a mis deux, trois jours à atterrir, à se remettre du décalage horaire. Le jeu, l’enjeu, le risque de retour à Paris, on ne l’a analysé que lorsqu’on a participé au duel final quand on a risqué l’élimination.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui se présentera au casting de la prochaine saison et qui veut se démarquer ?

Florian : Il faut rester naturel, rester soi-même. Il faut montrer ce qu’on est dans la vie.

Gabriel : Oui montrer ce qu’on est, sans exagérer, et être impliqué dans le truc. Il faut de la motivation que ce soit parce que participer à Pékin Express est un rêve, parce qu’on veut se dépasser, parce qu’on veut rencontrer des populations à l’autre bout du monde…

Christina : Je ne pense pas qu’il faille trouver le truc un peu superficiel qui va faire qu’on va attirer un peu l’attention. Il faut être naturel. Montrer un lien atypique dans un binôme peut faire la différence.

Didier : N’importe qui peut faire Pékin Express. On a vu avec Maurice [un candidat de cette saison, âgé de 80 ans] que l’âge n’est pas un problème dès lors qu’on est en bonne santé. Qu’on soit ou non sportif, il faut surtout faire preuve d’ouverture, d’empathie. Chacun a au fond de soi cette part de générosité.

Christina, vous êtes la patronne de Didier, comment ça se passe dans l’entreprise depuis la diffusion de Pékin Express ?

Christina : Tout le monde est très enthousiaste et attend avec impatience de savoir ce qui va se passer durant la finale. Les gens qui, avant, me disaient bonjour vite fait s’arrêtent et me disent « Alors ? Alors ? » Il y a un engouement. Mais dans le quotidien du travail, on a repris comme avant, comme un chef d’orchestre avec son équipe.

Didier : Les collègues qui m’ont remplacé ont été disponibles. Ils ont été curieux de savoir comment ça s’était passé et ils nous soutiennent à fond. Il n’y a pas de jalousie.

Et vous, Gabriel et Florian, vous n’êtes désormais plus inconnus l’un pour l’autre…

Gabriel : On est devenus amis, oui. Stéphane Rotenberg, dans l’un de ses commentaires parlait, à notre sujet de « coup de foudre amical ». J’aime bien l’idée. C’est exactement ça.

Florian : On n’a pas mis trois ou quatre étapes pour s’entendre. J’avais l’impression de le connaître depuis toujours.

Gabriel : Il vient de passer deux jours chez moi et moi, je suis allé deux trois fois chez lui dans les Vosges cet été. On se voit très régulièrement. On s’appelle toutes les semaines et on s’envoie des messages tous les jours.