Valérie Damidot: «On a abreuvé les gens d’émissions de déco, ils sont devenus connaisseurs.»

VACANCES L'animatrice présente deux nouvelles émissions sur TF1 cet été en fin d'après-midi...

Benjamin Chapon

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Valérie Damidot dans Les plus belles vacances sur TF1
Valérie Damidot dans Les plus belles vacances sur TF1 — D.Merle/TF1

Après Mon plus beau Noël, TF1 remet Valérie Damidot à l’antenne, cette fois en habillage estival, pour Les plus belles vacances. L’émission verra « s’affronter », chaque jour, du lundi au vendredi à 18h15, trois propriétaires de lieux de vacances chargés de convaincre un couple de vacanciers de venir chez eux.

Et dès la semaine prochaine (à partir du 6 août), Valérie Damidot sera sur TF1 dès 17h10 pour Les As de la déco, une émission où quatre décorateurs amateurs s’affrontent, toute la semaine, autour d’un défi lancée par l’animatrice.

Avec ces deux émissions, Valérie Damidot espère convaincre TF1 de lui laisser encore un peu plus le champ libre.

Avec ces deux émissions, vous devenez un peu une spécialiste des compétitions pour TF1 ?

Ce sont des concepts qui me vont bien parce que c’est bon enfant, bienveillant. Dans Les plus belles vacances les candidats sont déjà gagnants parce qu’ils passent à l’antenne et n’ont pas une envie de ouf de gagner parce que ça ne dépend pas d’eux mais du goût des gens. Les décorateurs amateurs peuvent être durs et méchants entre eux mais ça retombe assez vite.

Ces jeux ont des mécaniques très rodées. Comment avez-vous trouvé votre place ?

Assez facilement. Je ne suis pas une débutante… Et puis j’ai le beau rôle. Dans Les as de la déco, je ne fais pas que les plateaux où je commente, je donne aussi mon avis et c’est moi qui donne le point bonus qui, souvent, décide du gagnant. C’est assez jouissif de décider qui va gagner.

Dans cette formule vous donnez moins de conseils parce que vous n’êtes pas en lien direct avec les candidats. Ça ne vous manque pas ?

Un peu. Mais j’ai quand même l’occasion de leur donner des conseils. J’en ai vu courir à la catastrophe par excès d’ambition. Ce sont quand même des émissions avec un temps assez court pour travailler la déco. Il faut être efficace. Finalement il n’y a rien eu de dramatique.

Mais vous ne mettez pas du tout la main à la pâte, ça doit vous démanger ?

C’est épouvantable ! Derrière mon écran je bouillonne, j’ai envie de leur arracher les outils de mains pour leur montrer. Mais dans l’ensemble, ils y arrivent sans moi…

Aucun propriétaire n’a été déçu du résultat ?

Si bien sûr. Quand c’est vraiment raté ou pas à leur goût, on défait ce qui a été fait. On a abreuvé les gens d’émissions de déco, ils sont devenus connaisseurs. Mais on a toujours des demandes du genre « je voudrais du contemporain », ce qui ne veut pas dire grand-chose. Avec le temps j’ai compris que les gens qui disent ça aiment les meubles laqués blancs. Même chose avec le « bohème chic », ça peut vouloir dire tout et son contraire.

Vos nombreux fans seront peut-être un peu déçus de peu vous voir à l’écran dans ces émissions…

Oui mais il faut y aller doucement. C’est déjà une grosse prise de risque pour TF1 parce que les téléspectateurs ne sont pas habitués à avoir une incarnation sur les émissions de cette tranche. D’habitude c’est 100 % en voix off. Il faut qu’ils s’habituent à ma tronche…

Vous semblez militer pour un retour de D&Co sur TF1. C’est de l’ordre du possible ?

Je ne milite pas du tout, j’ai eu le malheur de dire ça en interview mais il n’y a jamais aucun calcul chez moi. Mais je suis sûre que cette émission, qui me manque, manque aussi à de nombreux téléspectateurs qui ont grandi avec elle. Les rediffusions cartonnent sur de petites chaînes alors imagine des inédits sur TF1… C’est vraiment une émission dans l’air du temps où je me sentais très libre. Dans Les as de la déco aussi je suis libre mais avec D&Co on allait plus loin, on se marrait et on aidait des gens. La télé doit être comme ça. Et puis je suis une fille de terrain.

Vous vous sentez bien sur TF1 ?

Bien sûr sinon je n’y serais pas. Moi, quand je ne suis pas contente, je me barre. J’ai quitté M6 parce qu’ils massacraient mon émission. TF1 c’est une grosse machine, c’est difficile à manœuvrer parce qu’il y a des implications énormes qui me dépassent. Mais je me sens en confiance.

Vous avez d’autres projets avec eux ?

Plein. Ils pensent à moi pour le JT de 20 heures… Plus sérieusement, on avance doucement sur des émissions de fin d’après-midi. Mais il suffit de voir ta réaction quand j’ai dit que j’allais présenter le 20 heures pour comprendre que les gens, surtout en France, me mettent dans une case et que c’est difficile d’en sortir. Je suis journaliste, j’ai commencé la télé comme nounou à la Star Academy puis je suis devenue la petite grosse rigolote en salopette qui fait de la déco… Ce n'est pas très grave mais je sais faire plein d’autres choses. Je vous montrerai un jour...