Audiovisuel public: Le gouvernement veut faire 200 millions d'économie et annonce la disparition de France 4 et France Ô

TELEVISION Le gouvernement a rendu, ce jeudi, ses arbitrages sur l'audiovisuel public. Il en appelle à faire des économies et annonce la fin de la diffusion des chaînes France 4 et France Ô sur la TNT...

Jeremy Vial

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France Télévisions interrompt momentanément son projet de SVOD.
France Télévisions interrompt momentanément son projet de SVOD. — LODI Franck/SIPA

Le verdict est tombé. Le gouvernement a rendu, ce jeudi, ses arbitrages sur l’audiovisuel public. Alors que de nombreux chiffres ont circulés ces dernières semaines sur les économies à réaliser, le montant de ces dernières s’élève à 200 millions d’euros par an, à l’horizon 2022. Dans le détail, France Télévisions devra faire un effort de 160 millions d’euros par an contre 20 millions d’euros annuels pour Radio France.

Côté chiffres toujours, l’exécutif annonce qu’une première réduction de budget de 35 millions d’euros aura lieu dès 2019. Les chaînes publiques devront « redéployer, d’ici à 2022, 150 millions d’euros vers le numérique ». Avec cette annonce, Matignon fixe l’effort budgétaire à réaliser à près de 400 millions d’euros au total.

La disparition de France 4 et de France Ô

La principale économie repose sur l’arrêt de la diffusion en TNT (télévision numérique terrestre) de deux chaînes du groupe France Télévisions : France 4 et France Ô. Cette mesure, qui avait été l'une des pistes évoquées lors de l'ouverture, en juin, du chantier de l'audiovisuel public par la ministre de la Culture Françoise Nyssen, devrait représenter une économie de 10 millions d’euros par an (coût de diffusion), auxquels il faut ajouter 60 millions d’euros (coût des grilles de programme).

Enfin, pour calmer les lobbies de l’animation, de l’outre-mer et des producteurs de fiction, le gouvernement a assuré que les programmes des deux chaînes seront proposés sur les autres chaînes publiques du groupe. L’équipe gouvernementale assure aussi « maintenir les investissements dans la création », qui s’élèvent à 560 millions d’euros par an pour France Télévisions et Arte.

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