Homosexuels, handicapés et banlieusards vont répondre à des questions gênantes pour un programme contre les préjugés sur TF1

DISRUPTIF L’émission est intitulée « C’est quoi cette question ? »…

B.C. avec AFP

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Les Bracelets Rouges, sur TF1
Les Bracelets Rouges, sur TF1 — TF1/A.FAiDY

Des personnes en fauteuil roulant ou atteintes de trisomie 21, des banlieusards et des homosexuels répondent sans tabous pour lutter contre les préjugés… C’est le principe de C’est quoi cette question ?, programme court diffusé à partir de samedi sur TF1.

« Les jeunes femmes sont-elles libres en banlieue ? Si vous aviez une baguette magique, deviendrez-vous hétéro ? Est-ce que vous comprenez tout ce qu’on vous dit ? Pouvez-vous faire l’amour et avoir des enfants ? » : C’est le genre de questions indiscrètes, politiquement incorrectes, naïves ou dérangeantes auxquelles des personnes acceptent de répondre en toute franchise, face caméra.

Belle exposition

Ce module court, inspiré de « You can’t ask that », lancé sur la chaîne australienne ABC en 2016, est produit par Capa pour TF1 Initiatives, programme lancé l’an dernier pour accélérer les efforts du groupe TF1 en faveur de la diversité. En outre, il fait suite à la diffusion en 2017-2018 de fictions en prime time mettant en scène une jeune trisomique (Mention particulière) et des enfants handicapés (Les Bracelets rouges).

C’est quoi cette question ? est programmé à des horaires avoisinant ceux des JT, afin de garantir des audiences élevées.

« On a été timides et on a eu tort »

« TF1 et toutes les chaînes ont un rôle à jouer dans la société pour montrer les différences, mais par le passé, on a été timides et on a eu tort, on ne l’a pas suffisamment affirmé », a expliqué Arnaud Bosom, directeur général adjoint du groupe chargé des relations humaines et de la responsabilité sociale et environnementale.

En lançant C’est quoi cette question ?, «on a voulu casser les préjugés et les clichés, et, pour être plus positifs, valoriser ce qui fait nos différences, y compris celles qui sont rarement mises en avant », avec « un côté poil à gratter », a-t-il déclaré, ajoutant que le programme pourrait s’élargir à l’avenir à d’autres thèmes.