Décès de Corbier du «Club Dorothée»: Dorothée, Jacky et Ariane pleurent leur «poète»

EMOTION Dorothée, Jacky et Ariane ou encore Remy des Musclés ont rendu hommage au chansonnier François Corbier, décédé à 73 ans des suites d’un cancer…

A.D.

— 

Dorothee, Jacques Jakubowicz, Ariane Carletti aux obsèques de rancois Corbier au cimetiere de Serez le 5 juillet 2018.
Dorothee, Jacques Jakubowicz, Ariane Carletti aux obsèques de rancois Corbier au cimetiere de Serez le 5 juillet 2018. — P LE FLOCH/SIPA

La joyeuse équipe du Club Dorothée en deuil. « Tous ses amis sont les bienvenus », le message de Jean-Luc Azoulay, le producteur de François Corbier, sur son compte Twitter, a été entendu.

Quelque 200 personnes ont assisté ce jeudi aux obsèques du chansonnier François Corbier, mort d’un cancer à 73 ans, de son vrai nom Alain Roux, à Serez, un village de l’Eure où il demeurait depuis plus de trente ans. Dans la foule, ses compagnons de télévision, Dorothée, Jacky et Ariane n’ont pas caché leur émotion.

« Il a écrit de formidables chansons que peu de gens connaissent », a confié Dorothée, la vedette de Récré A2 et du Club Dorothée au micro de France Bleu.

« Notre poète nous a quittés. Il nous manquera énormément », avait salué la chanteuse et animatrice à l’annonce de son décès, survenu dans la nuit du samedi 30 juin au dimanche 1er juillet 2018.

« Quand on faisait "Pas de pitié pour les croissants", il nous faisait de faux bêtisiers. Il se démerdait pour retirer son froc pour qu’à la fin de la scène, il soit tombé" », s’est souvenu Ariane au micro de France Bleu. « C’était un OVNI, un extraterrestre, il avait un humour que j’adorais ! », a poursuivi Jacky.

« Bonne route Mr Corbier », a salué sur Facebook, Remy Sarrazin le bassiste du groupe Les Musclés.

Wilfried Roux, le fils de Corbier, a rendu un vibrant hommage sur Facebook à celui qu’il appelle son « p’tit père ». « Qu’est-ce que tu m’auras fait marrer ! Aujourd’hui tu me fais sacrément pleurer… ce n’est pas la première fois mais ça sera la dernière. Même si tu ne le disais pas, ou peu, par pudeur ou par timidité, je sais que tu étais fier de moi, autant que je t’admirais. Tu m’as beaucoup appris, toi qui n’avais pas fait d’études, énormément donné, toi qui ne possédais pas grand-chose », a-t-il salué, avant de citer les choses que son père lui a léguées, et notamment « le goût des mots, de la langue, de la littérature, l’amour de la chanson, de la musique ».

« Comment oublier ton œil qui frisait quand tu fomentais une blague, tes coups de gueule contre l’injustice et la bêtise, tes colères aussi soudaines que terrifiantes que je redoutais tant enfant, tes yeux embués et ta voix brisée quand tu étais ému et dont j’ai hérité, a-t-il ajouté.

« Aller p’pa t’avais raison c’est pas mal les Beatles, prends ta gratte qu’on chante Black Bird une dernière fois », a-t-il conclu.