Marseille: «C'est totalement la course» depuis la diffusion de «Cauchemar en cuisine»

REPORTAGE Le restaurant La Brasserie de Lyon est passé dans l'emission «Cauchemar en cuisine» la semaine dernière... 

Adrien Max

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Siham devant son restaurant à Marseille.
Siham devant son restaurant à Marseille. — Adrien Max / 20 Minutes
  • La brasserie de Lyon, à Marseille, est passé dans l’émission « Cauchemar en cuisine » sur M6.
  • Le restaurant ne désemplit pas depuis la diffusion de l’émission, seulement deux mois après le tournage.
  • Philippe Etchebest a permis aux trois sœurs qui tiennent le restaurant de trouver une meilleure organisation entre elles.

Des photos de Philippe Etchebest au mur et un menu Philippe Etchebest. Pas de doute, nous sommes bien à la Brasserie de Lyon, dans le 1er arrondissement de Marseille, rendu « célèbre » après son passage dans l’émission Cauchemar en cuisine, la semaine dernière.

A voir la salle remplie et Siham, la gérante, et sa sœur courir partout, pas de doute, l’effet Cauchemar en cuisine se fait ressentir.

« C’est la folie, c’est totalement la course depuis jeudi. On a dû ouvrir jeudi soir, vendredi on a fini à 2 heures du matin et samedi à 3 heures », témoigne Siham, boostée par ce succès.

Des personnalités vraies

Souhila a vu l’émission mercredi soir, dès le jeudi elle est venue déjeuner au restaurant. « J’ai vu leur personnalité qui était vraie, et il n’y a pas de restaurant avec des spécialités marocaines alors j’ai voulu tester. J’ai tout de suite accroché, la preuve je suis revenu aujourd’hui », se délecte-t-elle.

Siham pose fièrement près d'une photo souvenir avec Philippe Etchebest.
Siham pose fièrement près d'une photo souvenir avec Philippe Etchebest. - Adrien Max / 20 Minutes

Un succès que Siham n’a que très peu pu préparer. « A la base on devait passer en septembre. Mais il y a eu un changement de dernière minute et on nous a prévenues trois jours avant, donc c’était compliqué au niveau organisationnel. J’aurais bien aimé pouvoir me refaire une petite beauté pour accueillir mes clients », sourit-elle.

« On en avait les frissons »

Côté cuisine, tout est prêt. « C’était un peu différent des autres émissions, la cuisine n’était pas dégueulasse, c’était surtout un problème d’organisation. La présence d’une personne extérieure m’a permis d’éclaircir la situation et maintenant on peut se donner à fond », explique Siham.

Un recentrage sur ce que Siham et ses sœurs savent faire : de la cuisine marocaine - burger marocain, pastilla, salade orientale, tajine - servie dans la bonne humeur et une meilleure organisation, voici la recette pour retrouver le sourire.

« Les gens ont beaucoup apprécié notre côté "vrai". Une personne assez âgée est même venue de Nîmes, nous a pris dans ses bras avec ma sœur en nous demandant de nous entendre. On en avait les frissons. J’ai reçu énormément de messages, même de personnes d’Angleterre qui vont venir cet été », se réjouit Siham.

Une affaire de famille

Cette expérience a ressoudé la famille, qui avait tendance à se diviser face aux difficultés qu’impose le métier de restaurateur. « C’était une période très compliquée, elle pleurait beaucoup. Je lui ai dit que si ça continuait, elle allait gâcher sa vie de famille avec son mari, ses enfants et ses sœurs. Aujourd’hui ça va beaucoup mieux et j’espère que ça va continuer comme ça », explique, soulagée, Muat Amid Saadia, la maman de Siham.

Preuve de cette « réconciliation » familiale, qui fait d’ailleurs la force du lieu, le restaurant devrait bientôt changer de nom pour prendre celui qu’utilisaient Siham et ses sœurs pour appeler leur grand-mère qui leur a appris à cuisiner marocain.

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