VIDEO. François Corbier, l'un des animateurs du «Club Dorothée», est mort

DISPARITION Le chanteur et animateur TV de 73 ans est mort dans la nuit de samedi à dimanche

L.B.

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François Corbier en chat chez 20 Minutes, le 7 mai 2015.
François Corbier en chat chez 20 Minutes, le 7 mai 2015. — Charlotte Gonthier/20 Minutes
  • François Corbier, chanteur et animateur TV est mort dans la nuit de samedi à dimanche.
  • Star de l'émission Club Dorothée, il avait débuté à la TV sur Antenne 2 en 1982.
  • Mais sa carrière de chanteur avait débuté à la fin des années 1960.

Une génération entière est en deuil. Alain Roux, alias François Corbier, est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 73 ans, selon le cofondateur d’AB Productions Jean-Luc Azoulay qui a tweeté l’information.

« Corbier nous a quittés cette nuit. Qu’il repose en paix au Paradis des Poètes. Pensées à Doune et à Willy » écrit le producteur. «Nous nous sommes appelés ce matin avec Dorothée et toute l'équipe du Club Dorothée, a ajouté Azoulay auprès de nos confrères de l'AFP. Nous sommes très tristes.»

Auteur de la chanson « Le nez de Dorothée »

Le compte Facebook officiel de l’ancien animateur vedette du Club Dorothée a également confirmé cette triste nouvelle. « L’humour et la chanson étaient ses armes ; elles n’ont malheureusement pas été suffisantes face à la maladie. François Corbier nous a quittés ce dimanche matin à 1h25 à Évreux. Ses mots et son sourire vont nous manquer. »

Recruté par Jacqueline Joubert dans un cabaret de chansonniers, François Corbier, un temps G.O. au Club Med,  avait commencé sa carrière à la télé en 1982 dans Récré A2 sur Antenne 2 (ex-France 2) aux côtés de Dorothée avant de la suivre sur TF1 jusqu'en 1997 dans Le Club Dorothée, émission qui a bercé plusieurs générations d’enfants. Musicien et auteur de la chanson Le nez de Dorothée, il formait une bande avec Jacky et Patrick.

«Resté trop longtemps à la télé»

Celui qui estimait que «l'homme n'est pas fait pour le travail, ni pour la station debout d'ailleurs» avait alors multiplié les projets, devenant un visage ultra-connu du paysage médiatique français. « Je me sentais devenir un peu zinzin! Enfin, un peu plus zinzin que d’habitude!»  «Je n’ai pas de regrets sur le travail passé mais je suis resté trop longtemps à la télé, ce qui a forcément contrarié mon existence», continuait-il dans un chat avec nos lecteurs.

En 2005, il était venu à 20 Minutes présenter son troisième album, Tout pour être heureux,  depuis son départ de l'émission cultissime. Un album pas pour les enfants où il montrait son côté sombre. Dix ans plus tard, il sortait Vieux lion, un autre album dédié à son ami Cabu, assassiné à Charlie Hebdo et avec qui il avait partagé l'aventure Club Do. «Sur l’album précédent j’avais écrit une chanson sur ceux qui tuent au nom de Dieu, preuve que je devais être en avance, hélas!», regrettait-il alors.

De son enfance parisienne bousculée dans un appartement de fortune avec sa mère, il parlait surtout du bonheur de chanter dans les rues avec son frère. De ses rêves de chanteur à la Brassens, à la fin des années 1960, il gardait « l’image d’une époque formidable où tout était permis ».

Ses chansons avaient conservé l'âme de ses débuts de chansonnier : «Ce qui m'inspire, c’est la vie, ce que j’entends, ce que je vois, ce qu’on me raconte. La sottise, la violence, et l'espérance de parvenir à faire sourire avec. Parce qu'ajouter du drame au drame, ce n’est pas utile.»