Nord: Cassel veut profiter de l'effet Stéphane Bern pour donner un coup de fouet au tourisme

PATRIMOINE Le village flamand de Cassel va représenter les Hauts-de-France dans l’émission de France 2, « Le village préféré des Français »…

Gilles Durand

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Le village de Cassel, dans le Nord.
Le village de Cassel, dans le Nord. — I. D'Hulst / OT Cœur de Flandre

Et le nouveau «village préféré des Français » sera… Comme chaque année, France 2 va diffuser l’émission de Stéphane Bern qui réunit environ 2,5 millions de téléspectateurs. Le mardi 19 juin, il faudra choisir le village qui succédera à Kaysersberg, en Alsace. Et cette année, les Hauts-de-France y croit plus que jamais avec la candidature de Cassel, dans le Nord.

Une formidable opportunité

La cité flamande pittoresque, située près d’Hazebrouck, aura, pour la première fois, le soutien de toutes les institutions régionales avec un plan de communication à la clé. « La victoire de Kaysersberg, l’an dernier, a permis à la ville de passer de 700.000 à un million de visiteurs annuellement. Si Cassel gagne, ce sera une formidable opportunité pour les retombées touristiques », explique Myriam Astruc-Daubresse, présidente de Nord Tourisme.

En 2015, Arras avait surfé de la sorte sur sa notoriété médiatique, grâce à la victoire de son beffroi, dans l’émission « Le monument préféré des Français ».

Augmentation de 40% de la fréquentation touristique

Mais quand on ne gagne pas, l’incidence touristique est-elle si différente ? Nord Tourisme avoue ne pas avoir étudié la question. Le simple fait de passer en prime time n'est-il pas suffisant pour accroitre sa notoriété?

Oui et non, à en croire les deux derniers candidats nordistes à l’émission de Stéphane Bern: Montreuil-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, en 2016 et Saint-Valéry-sur-Somme, dans la Somme en 2017. Chaque commune avait terminé deuxième.

Pourtant, si Montreuil avoue que son passage dans l'émission lui a valu une augmentation de 40% de la fréquentation touristique la saison suivante, cela n’a pas été le cas pour Saint-Valéry-sur-Somme. «Ça n’a eu aucune retombée, mais finalement, ce n'était pas plus mal car, en été, nous sommes déjà en surpopulation, explique Nicolas Méquin, de l’office de tourisme. Peut-être que notre village avait déjà une notoriété suffisante? »