Streaming: Françoise Nyssen veut une liste noire des sites de streaming illégaux

PIRATAGE VIDEO La ministre de la Culture veut bloquer ou supprimer des référencements les sites de streaming illégaux pour protéger les films et séries…

20 Minutes avec AFP

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La ministre de la Culture fait la chasse aux sites de streaming illégaux.
La ministre de la Culture fait la chasse aux sites de streaming illégaux. — Vincent Loison/ Sipa

Préparez-vous à dire adieu aux sites de streaming illégal. La ministre de la Culture Françoise Nyssen a annoncé mercredi qu’elle souhaite dresser « une liste noire contraignante et actualisée en permanence pour [les] faire disparaître ». Elle serait régulièrement actualisée et permettrait de les bloquer ou de supprimer leur référencement.

Jusqu’ici Hadopi s’intéressait plutôt au piratage et envoyait notamment des avertissements aux internautes mais cette mission pourrait leur revenir. Elle serait donc désormais chargée d’identifier ces sites, de les signaler aux moteurs de recherche, aux fournisseurs d’accès et aux annonceurs.

Le streaming plutôt que le « peer to peer »

« La réponse Hadopi n’est plus adaptée car le piratage se fait aujourd’hui à 80 % par le streaming », a expliqué la ministre. Le téléchargement illégal en « peer to peer » n’a plus la faveur des internautes. Cliquer sur une vidéo en ligne est plus simple mais elles n’ont pas toujours acquis les droits de diffusion du film ou de la série diffusée.

La ministre espère avancer courant mai. « On va reprendre les préconisations du médiateur, on repart de ce scénario », a-t-elle annoncé. Elle évoque ici le système qui encadre les délais de diffusion de films en salle puis à la télévision et sur les plateformes de streaming légal. Ce calendrier est jugé obsolète à cause de l’essor de Netflix, notamment. Le médiateur dont parle Françoise Nyssen est Dominique d’Hinnin, patron d’Eutelsat et ancien dirigeant du groupe Lagardère.

Mardi, des organisations qui représentent le cinéma indépendant avaient reproché au gouvernement son manque d’engagement dans la lutte contre le piratage. En France, celui-ci représenterait un manque à gagner de 1,3 milliard d’euros.