Lyon: On a testé Dark Experience, un nouvel escape game qui fout les pétoches

ESCAPE GAME «20 Minutes» est allé tester pour vous Dark-expérience, escape game duquel on ne ressort pas indemne

Benjamin Terrasson
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Amy vous attend de pied ferme dans son manoir
Amy vous attend de pied ferme dans son manoir — Léa Meyer
  • Un nouvel escape game a ouvert à Lyon avec l'horreur comme thématique.
  • On a testé pour vous et clairement, nous ne sommes pas ressortis indemnes de notre rencontre avec «Amy».

C’est avec les jambes un peu tremblantes que nous avons décidé de nous sacrifier pour vous, lecteurs. Nous sommes allés nous confronter à Dark Expérience, un escape game d’horreur lancé  à Lyon depuis fin mai. Autant jouer franc-jeu tout de suite : lorsque l’on nous a confié cette mission, nous n’étions pas très sereins. Et en découvrant la devanture très sombre du local abritant l’escape game, la trouille est montée d’un cran.

Super-accueillant, Romain, responsable-game master de la salle, a à peine eu le temps de nous détendre un peu que nous étions déjà plongés dans un environnement anxiogène à mort : une forêt lugubre et embrumée en guise de lieu d’accueil puis un sombre manoir comme terrain de jeu.

Des énigmes accessibles

Du scénario, on ne vous dira rien. Pas question de spoiler le jeu. L’idée est plutôt de vous faire partager l’ambiance dans laquelle nous avons évolué 45 minutes durant et nos émotions. Précisons d’emblée, les amateurs sont les bienvenus. Parmi la team estampillée 20 Minutes, personne n’avait fait d’escape game jusqu’alors. « Les énigmes se veulent volontairement accessibles », explique Romain.

La peur comme pire ennemi

Mais les joueurs les plus expérimentés ne seront pas non plus déçus pour autant, l’angoisse ajoutant du piment tout au long du jeu. « Il est bien plus difficile de réfléchir logiquement lorsque l’on est effrayé », estime Romain. Ici, la peur sera votre pire ennemi : elle provoque en moyenne l’abandon de deux joueurs chaque jour.

Le moment fatidique et tant redouté, arrive. Derrière un rideau, un escalier s’enfonce jusqu’au sous-sol et mène à l’entrée du manoir duquel nous allons devoir réussir à nous échapper. Notre trouillomètre est à zéro tant l’atmosphère qui nous entoure est pesante. « Nous n’avons pas voulu être réalistes mais plutôt jouer sur des références pop-culture de films d’horreur bien connues », détaille Romain. C’est réussi.

En parcourant cette bibliothèque poussiéreuse, au papier peint jaunie et au mobilier délicieusement kitch, nous avons l’impression de la reconnaître. Nous ne savons toujours pas quelles sont les énigmes qui nous attendent dans les différentes salles ni comment nous allons pouvoir sortir, mais nous pressentons déjà le pire. D’autant plus que nous avons été prévenus, le fantôme d’Amy, la petite fille qui hante le manoir, rôde…

Le fantôme d’Amy

Pour avancer, il nous faut établir une stratégie. Pour nous, c’est simple et efficace, on décide de veiller les uns sur les autres. « On ne se lâche pas ! », glisse l’un d’entre nous, qu’on aurait facilement vanné dans un autre contexte. Mais pas ce soir-là, plongés dans l’obscurité. Et pourtant, à la première apparition de la petite Amy, plutôt active pour un fantôme, nous avons vaillamment abandonné l’un des nôtres. Ne nous jugez pas trop vite. La fameuse Amy déambule en robe de nuit tachée de sang, ses longs cheveux noirs devant le visage. Le portrait craché de Samara, l’héroïne terrifiante de la référence des films d’horreur, The Ring.

Salle après salle, énigme après énigme, les rires nerveux dissimulent mal cette crainte lancinante de voir Amy surgir de nulle part. Les bruits, difficilement identifiables, maintiennent la tension, « C’était quoi ça ? Une goutte d’eau ? Une bestiole ? », s’affole l’un d’entre nous, un peu sensible. Tous nos sens sont utilisés pour nous immerger dans l’univers ultra-rythmé de l’escape game.

Finalement, en dépit de quelques cris de frayeur non-assumés, nous sommes parvenus à résoudre les énigmes et à nous extirper du manoir. Si une équipe est bloquée ou embarquée sur une mauvaise piste, Romain veille et l’alerte via une radio dont sont munis les participants. A la sortie, il nous accueille encore flageolants et toujours peu rassurés, l’occasion d’immortaliser le moment avec Amy. Au final, il faut l’admettre, notre équipe totalement inexpérimentée en escape game, a vécu 45 minutes de pur divertissement.