« Parallèles », un « Stranger Things » à la française mâtiné de polar nordique

FANTASTIQUE Voyages dans le temps, dimensions parallèles… Disney + dévoile ce mercredi sa première série fantastique française intitulée « Parallèles »

Anne Demoulin
Bilal (Timoté Rigault), Romane (Victoria Eber), Victor (Maxime Bergeron) et Samuel (Thomas Chomel) dans la série « Parallèles ».
Bilal (Timoté Rigault), Romane (Victoria Eber), Victor (Maxime Bergeron) et Samuel (Thomas Chomel) dans la série « Parallèles ». — Disney+
  • Parallèles est la première série fantastique française de Disney+.
  • La série, créée par Quoc Dang Tran, met en scène quatre ados qui voient leurs vies bouleversées lorsqu’un mystérieux événement les sépare et les propulse dans des dimensions parallèles.
  • Parallèles explore, comme les Goonies, Stand By Me ou plus récemment Strangers Things « la force des amitiés adolescentes ».

L’histoire de quatre amis inséparables qui traversent des aventures extraordinaires. Parallèles, présentée en avant-première mondiale à Séries Mania ce dimanche et disponible ce mercredi sur  Disney+, suit Samuel (Thomas Chomel, l’une des stars de Clem), son frère, Victor (Maxime Bergeron), son meilleur ami Bilal (Timoté Rigault) et Romane (Victoria Eber), le béguin de Samuel.

Ces ados mènent une vie paisible dans une petite ville de montagne jusqu’au jour où trois d’entre eux disparaissent mystérieusement. Les adolescents ont été propulsés dans des univers parallèles. Présent, futur et multivers se mélangent et se confondent « L’histoire est complexe, mais les enjeux psychologiques sont limpides », promet Quoc Dang Tran, le créateur de la fiction à qui l’on doit notamment la série horrifique saluée par Stephen King Marianne.

La bande va mettre tout en œuvre pour comprendre ce qui s’est passé et se retrouver comme avant. Du côté des adultes, le lieutenant Retz (Guillaume Labbé) fait face pour la première fois à une enquête qui met à l’épreuve son esprit scientifique, tandis que les parents dont Sofia ( Naidra Ayadi), brillante scientifique, remuent ciel et terre pour retrouver leurs enfants.

« Ces chercheurs veulent reproduire le big bang »

Tout commence lorsque Quoc Dang Tran s’installe dans un village à proximité du Cern (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), au pays de Gex au pied des montagnes du Jura, et découvre que sous ses pieds « il y a le plus grand accélérateur de particules au monde qui fait 27 km de circonférence, et que ces chercheurs veulent reproduire le big bang, rien que ça ! » La théorie des cordes et des dimensions parallèles stimule son imagination.

« Une filiation avec «Strangers Things» »

Si l’esthétique penche vers le polar nordique et ne joue pas la carte de la nostalgie des eighties, la bande d’ados et la dimension fantastique évoquent Stranger Things. « Il y a une filiation, assume le créateur. J’ai grandi dans les années 1980 avec les films de Steven Spielberg, George Lucas, Robert Zemeckis et Joe Dante. Parallèles traite comme les Goonies ou Stand By Me de ce moment où l’on perd la grâce de l’innocence. »

Parallèles explore, comme ces chefs-d’œuvre des années 1980 « la force des amitiés adolescentes », le passage à l’âge adulte, les amours naissantes, les choix déterminants, mais aussi la parentalité. Avec Sofia et Bilal, « Je voulais montrer une relation filiale harmonieuse entre une mère célibataire et son fils », raconte Quoc Dang Tran. Avec les parents de Samuel et Victor, le créateur joue « sur le fils préféré parfait avec un petit frère qui a du mal à exister à côté, avec des parents qui ont le culte de la performance ». La maman de Romane a quant à elle, « du mal à joindre les deux bouts ».

Mais surtout la série rappelle qu’il faut dire aux gens qu’on aime qu’on les aime. « Tout est fragile dans cette vie, rien n’est acquis. La série rappelle qu’on peut perdre ceux qu’on aime et rester là à se demander "Qu’est-ce que j’ai raté ? Qu’est-ce que j’aurai dû faire ?".La SF pose le "et si" et permet d’y répondre de manière divertissante », conclut-il.