Quand l’acteur de « Week-End Family » Eric Judor parle de « Years and Years », du « Prisonnier » et de « Catastrophe »

SERIE LIMITEE Eric Judor, aka Fred, le père de la tribu de « Week-End Family » sur Disney+, a un goût prononcé pour les séries britanniques

Anne Demoulin
«Série Limitée»: Eric Judor parle de «Lupin», «Catastrophe» et «The Office» — 20 Minutes

Il incarne le père de la joyeuse tribu de Week-end Family sur Disney +. Eric Judor est un sériephile averti. Bercé par Les Têtes brûlées, Starsky et Hutch ou encore Magnum, il prend sa première claque devant le petit écran devant le chef-d’œuvre de Patrick McGoohan, Le Prisonnier.

« La série où j’ai un souvenir très marquant d’attendre l’épisode suivant ou d’être révolté devant un épisode, d’avoir vraiment des émotions fortes, c’était Le Prisonnier. Et jusqu’à aujourd’hui, je trouve cette série incroyable, démente, parce que cela sort de tous les codes. C’est un prototype totalement unique tant dans l’écriture que dans l’interprétation que dans le sous-texte. C’est brillant ! », se souvient-il lorsque 20 Minutes rencontre le comédien à l’occasion du tournage de la comédie familiale de Disney+.

Larry David et Ricky Gervais comme modèles

Celui qui s’est fait connaître grâce à la sitcom culte H est amateur de comédies : « Ce qui m’a fait hurler de rire, c’est Curb Your Enthusiasm de Larry David (Larry et son nombril), The Office de Ricky Gervais ou encore la série anglaise Catastrophe de Sharon Horgan et Rob Delaney. Il y a aussi cette série complètement démente, Made for Love de Alissa Nutting et Dean Bakopoulos », énumère-t-il. Et d’ajouter : « Rob Delaney, le rôle masculin de la série Catastrophe. Il est fin dans le jeu, il est burlesque. Regardez l’épisode quand il baise avec la minerve, c’est à pleurer de rire. »

Dans les séries, une seule chose agace le créateur de Platane, « la facilité d’écriture ». Et d’expliquer : « Comme j’en écris moi-même, quand je vois que c’est un peu fastoche ou quand cela se prend au sérieux, mais que cela n’a pas la profondeur que cela croit avoir, cela me gêne. Quand ça se veut malin et que je vois les ficelles, cela me gêne aussi. »

Eric Judor est particulièrement sensible au travail des créateurs britanniques. « Il y a un chef-d’œuvre de série, mais un chef-d’œuvre, c’est Years and Years. C’est une leçon à plein de niveaux qui fait beaucoup réfléchir ensuite. » La série d’anticipation de Russell T Davies a beaucoup impressionné Eric Judor. Et de conclure : « La manière dont cette série est visionnaire est terrifiante. »