« Archive 81 » : Avez-vous vu toutes les références au cinéma de genre de la série Netflix ?

FANTASTIQUE Du found footage à la maison hantée, la nouvelle série Netflix, « Archive 81 », multiplie les références aux films et séries de genre. On essaie d'y voir plus clair

V. J.
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« Archive 81 », nouvelle série Netflix, invoque de nombreuses références du cinéma de genre
« Archive 81 », nouvelle série Netflix, invoque de nombreuses références du cinéma de genre — Quantrell D. Colbert / Netflix
  • La série fantastique et horrifique Archive 81 est disponible depuis une semaine sur Netflix et s’est placée en tête du Top 10 France.
  • Elle suit Dan, un archiviste, qui doit restaurer des cassettes, sur lesquelles il découvre le destin de la jeune Melody qui enquêtait sur un étrange immeuble.
  • Rosemary’s Baby, Shining, Le Projet Blair Witch… La série évoque de nombreuses références du cinéma de genre, on peut même s’amuser à les compter.

Après Brand New Cherry Flavor, une nouvelle curiosité horrifique s’est glissée dans le catalogue  Netflix, jusqu’à se faire une place à la tête du Top 10 France. Vous êtes donc tous en train de regarder Dan sur votre écran, en train de regarder Melody sur son écran. Adaptée d’un podcast et produite par James Wan (Saw, Conjuring), Archive 81 suit, sur huit épisodes, l’archiviste Dan Turner (Mamoudou Athie) embauché par le mystérieux Virgil Davenport (Martin Donovan) pour restaurer une série de cassettes endommagées à la suite d’un incendie dans les années 1990. Il découvre les images tournées par l’étudiante Melody Pendras (Dina Shihabi), qui enquêtait sur un immeuble new-yorkais et ses locataires.

Cet article n’a pas pour vocation à spoiler le reste de la série, mais l’évocation des références qui la parsèment et la nourrissent peut gâcher l’effet de surprise. Il est donc plus prudent de l’avoir vu en intégralité avant de lire la suite… à vos risques et périls.

« Cannibal Holocaust », « Sinister », « Ring »Le found footage dans tous ses états

De par son dispositif même, Archive 81 renvoie à la forme et au genre du found footage, déjà décrypté sur  20 Minutes et dont les représentants les plus connus sont Le Projet Blair Witch, Paranormal Activity ou REC. Mais la série n’est pas 100 % found footage et met même en scène la découverte des vidéos, comme pouvait le faire le pionnier Cannibal Holocaust, où une expédition de secours part à la recherche de reporters dans la jungle et tombe sur les pellicules de ce qu’ils ont filmé.

Plus récemment, Sinister reprenait le concept et voyait Ethan Hawke en auteur de romans inspirés de faits réels s’installer dans une maison au passé tragique et découvrir une boîte de bobines 8mm et, dessus, d’horribles meurtres. Avec l’idée que le film, l’écran, est une frontière, une porte, entre la réalité et le fantastique. A l’instar également de la cassette maudite de Ring. D’ailleurs, le spectateur se retrouve bien souvent, comme Dan, à scruter les images tournées par Melody à l’affût du moindre indice, de la moindre manifestation. Une attitude, un investissement, typique devant les films de Kiyoshi Kurasawa en général, et de Kairo en particulier.

Avec le found footage, le snuff movie n’est jamais loin, et Archive 81 s’empare également du sujet, comme les films Tesis d’Alejandro Amenabar et 8mm avec Nicolas Cage.

« Rosemary’s Baby », « Shining »… Bienvenue à la maison hantée

Si la forme est importante dans Archive 81, le lieu l’est également. Ou plutôt les lieux. Le vieil immeuble, « The Visser », où s’installe Melody, est un personnage à part entière et rappelle celui de Rosemary’s Baby de Roman Polanski, avec ses locataires aux comportements étranges et peut-être tous complices d’une machination. Voir les habitants du « Visser se réunir pour prier une statue tout droit sortie de L’Exorciste est un début de réponse. De même, comme hasard et c’est l’une des facilités de la série, Dan se retrouve vite isolé dans un centre de recherches perdu au milieu de nulle part, parfait pour péter les plombs comme Jack Nicholson à l’Overlook Hotel dans Shining.

Secte, sorcières, démon, exorcisme, mondes parallèles… Archive 81 jongle avec plusieurs autres figures du genre. Peut-être toutes. Il finit même par évoquer d’autres séries Netflix, elles-mêmes sous influences, comme Stranger Things, Dark ou The OA. Son originalité, et sa réussite, tient à ses personnages et leurs réactions, et à une croyance indéfectible dans le cinéma de genre, et dans le pouvoir des images.

Et vous, Archive 81 vous a fait penser à quels films et séries d’horreur ?