« Mourir peut attendre » : 007 séries pour les amateurs de James Bond

SELECTION A l’occasion de la sortie de « Mourir peut attendre », voici une sélection de 007 séries qui séduira les fans de James Bond

Anne Demoulin
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Jack Bannon campe le futur majordome de Batman dans « Pennyworth ».
Jack Bannon campe le futur majordome de Batman dans « Pennyworth ». — Amazon Prime Video
  • Mourir peut attendre, le dernier James Bond avec Daniel Craig, est sorti ce mercredi en France.
  • Les producteurs de la saga refusent que les aventures de 007 soient déclinées sur le petit écran.
  • Pour se consoler, voici une sélection de sept séries qui séduiront les fans du célèbre agent du MI6.

Voilà près de six décennies que James Bond déjoue les complots les plus insensés au cinéma ! James Bond n’a fait que deux apparitions à la télévision : en 1954, lorsque Casino Royale a été adapté pour un épisode de la série d’anthologies de CBS, Climax !, l’autre en 1991, avec le dessin animé James Bond Jr., qui suivait les aventures du neveu de 007.

Malgré le rachat de la franchise par Amazon en mai, les fans de 007 ne sont pas près de voir les aventures de l’agent secret le plus célèbre du MI6 déclinées sous forme de série TV. « Nous faisons des films. Nous faisons des films pour le cinéma. C’est ce que nous faisons », a répondu la productrice Barbara Broccoli interrogée à ce sujet en août par Total Film.. Et Michael G. Wilson, qui détient le contrôle créatif de la licence avec sa demi-sœur Barbara Broccoli, d’ajouter : « Nous avons résisté à cet appel pendant soixante ans. »

Si James Bond boude le petit écran, l’agent du MI6 a influencé de nombreuses séries télévisées d’espionnage. Alors que Mourir peut attendre, le dernier volet des aventures du James Bond porté par Daniel Craig, sort en salles ce mercredi, 20 Minutes a concocté une sélection de 007 séries qui séduiront les amateurs du célèbre agent secret britannique.

« Jack Ryan », le James Bond américain

Le monde a découvert Jack Ryan avec le roman Octobre rouge, paru en 1984. Après de nombreuses adaptations cinématographiques, Jack Ryan, le fringant agent de la CIA imaginé par le prolifique Tom Clancy, a été adapté en série pour Amazon Prime Video par Carlton Cuse (Bates Motel, Lost) et Graham Roland (Lost, Fringe). Dans la peau de l’analyste de la CIA qui mouille la chemise pour sauver le monde ?  John Krasinski, l’inoubliable Jim de The Office. « Jack Ryan, c’est notre James Bond, mais avec beaucoup moins de sexe », résume l’acteur américain. Il semble toujours avoir une boussole morale. » Certes, l’humble analyste, un peu geek, célibataire et droit dans ses bottes Jack Ryan peut sembler un peu fade à côté de James Bond, cet arrogant macho, tombeur, porté sur la boisson qui roule des mécaniques en Aston Martin équipée de siège éjectables. Mais la série ravira les fans de 007 grâce à ses complots, ses rebondissements musclés et ses scènes d’action explosives !

« Archer », le James Bond parodique

Une comédie noire et subversive qui parodie les pires travers de James Bond. Archer, série d’animation pour adultes en onze saisons, disponibles sur Netflix, se déroule au sein d’une agence d’espionnage New Yorkaise, baptisée ISIS (l’acronyme anglo-saxon de Daech !), dirigée d’une main de fer par Malory Archer. A ses côtés, son fils, Sterling Archer, appelé aussi par son nom de code : Duchesse, espion goujat à l’ego démesuré, possède tous les talents que la fiction accorde aux agents secrets (maniement des armes, conduite sportive, goût du risque), mais ce qu’il aime dans le métier d’agent secret, c’est le style de vie qu’il procure : alcool, drogue, bolides et sexe à gogo.

La série présente toute une galerie de personnages tous plus névrosés les uns que les autres : Cheryl, secrétaire nymphomane adepte de la strangulation, Pamela, RH socialement inadaptée, Cyril, le comptable atteint de satyromanie qui manque de confiance en lui, Krieger, savant sadique, calculateur, et manipulateur, etc. Seule Lana, l’ex d’Archer, est à peu près saine d’esprit. Bref, Archer est une satire jouissive et irrévérencieuse des aventures de 007.

« Pennyworth », le James Bond de DC comics

Quand James Bond s’invite avec élégance dans l’univers de BatmanPennyworth, disponible sur Amazon Prime Video explore le passé trouble du fidèle majordome de Bruce Wayne dans le Londres des années 1960. Dans cette origin story, créée par Bruce Heller (Gotham), Alfred, incarné avec aisance par Jack Bannon (Imitation Game), est un fringant et séduisant jeune espion, ancien soldat très doué dans le maniement des armes et les combats à mains nues, qui officie secrètement au sein des forces spéciales britanniques et officiellement joue les vigils d’une boîte branchée du swinging london. Alfred Pennyworth se retrouvera mêlé à une série d’aventures impliquant de mystérieuses sociétés secrètes voulant remodeler la Grande-Bretagne, avec ou sans le soutien de sa Majesté, des méchants excentriques à la démence digne de Dr No, tels que Bet Sykes (Paloma Faith), petite femme pimpante qui suinte la menace ou Lord Hardwood et son inénarrable cape (Jason Flemying). Un régal royal qui assume fièrement ses emprunts bien sentis à 007.

« Fleming : L’Homme qui voulait être James Bond »

Une vision romancée de la jeunesse du créateur de James Bond, Ian Fleming. La minisérie en quatre épisodes Fleming : L’Homme qui voulait être James Bond, disponible sur MyCanal, s’ouvre en 1952 lorsque Ian Fleming (Dominic Cooper) en lune de miel en Jamaïque avec sa femme Ann (Laura Pulver) vient de terminer d’écrire le premier roman sur James Bond Casino Royale. Son épouse lui demande : « James Bond est-il tel que vous aimeriez être » ? Ian Fleming lui rétorque : « Tout ce que j’écris a un précédent dans la vie réelle. »

Retour à l’année 1939, Ian Fleming, est recruté pour travailler dans le renseignement naval. Son patron (Samuel West) est un ersatz de M, sa secrétaire Monday (Anna Chancelier), un succédané de Miss Moneypenny. Le jeune officier plonge au cœur de Berlin à la recherche des secrets nucléaires de l’Allemagne nazie. L’ambiguïté est permanente : qui de Bond ou de Fleming est un personnage de fiction ? L’écrivain est présenté comme un homme à femmes, adepte de vodka martini au shaker (pas à la cuiller) et propriétaire d’une villa à la Jamaïque appelée Goldeneye.

« Alex Rider », le James Bond ado

Comme James Bond, Alex Rider (Otto Farrant), personnage de fiction, directement sorti de l’imagination de l’écrivain Anthony Horowitz qui lui a consacré une série de romans jeunesse, est un orphelin, que son oncle a recueilli à la mort de ses parents. Dans la série disponible sur OCS, Alex Rider est un lycéen débrouillard, insolent et un peu rebelle, prêt à escalader les murs du bahut pour récupérer son portable confisqué.

A la mort de son tuteur, il mène l’enquête et découvre que son oncle n’était pas le banquier pantouflard qu’il imaginait mais un espion au service de sa majesté. Convaincu que le jeune Alex présente les mêmes qualités que ce dernier, le MI6 va le recruter. Alors les producteurs de James Bond, Barbara Broccoli et Michael G. Wilson, ont rejeté l’idée d’une série télé à la Smallville qui aurait suivi un James Bond à Eton, Alex Rider pourrait satisfaire ceux qui aimeraient voir un aperçu de ce que serait l’agent 007 adolescent !

« MI5 », les James Bond de l’intérieur

Si le MI6, où officie James Bond, est le service de renseignement extérieur du Royaume-Uni, le MI5, surnommé « Five » s’occupe des menaces intérieures au Royaume-Uni. Série culte outre-Manche, MI5 (Spooks en version originale), diffusée en Grande-Bretagne de 2002 à 2011 et disponible en France sur MyCanal, suit les agents spéciaux de ce service dans leurs différentes missions, et notamment la lutte antiterroriste dans un monde post-11 septembre.

Le trio de départ se compose de Tom Quinn (Matthew Macfadyen vu dans Succession), le leader du groupe, Harry Pierce (Peter Firth vu dans Victoria), le chef du département du contre-terrorisme, et Zoe (Keeley Hawes), un officier du renseignement doté d’un instinct infaillible. La série britannique, à l’instar de Game of Thrones,, a vu ses protagonistes mourir les uns après les autres. Une fiction aux cliffhangers et rebondissements inattendus qui semble montrer une version plus réaliste du métier exercé par James Bond.

« Person of interest », le James Bond de science-fiction

Person of Interest, disponible sur Salto, présente des similitudes avec Jason Bourne et 007 : son personnage principal est un agent hautement qualifié et torturé par un passé trouble. Créé par Jonathan Nolan et produit par J.J.Abrams, ce thriller high-tech suit les missions d’un agent de la CIA John Reese (Jim Caviezel) débauché par le milliardaire Harold Finch (Michael Emerson), lequel a détourné un programme d’espionnage étatique pour traquer les terroristes du monde entier, baptisée la Machine, en s’appuyant sur de nombreuses données comme les enregistrements des caméras de surveillance, les appels téléphoniques, ou les antécédents judiciaires.

Parabole sur les dangers d’une société de l’hyper-surveillance, Person of Interest, lancée en 2011, a été rattrapée par la réalité à la suite des révélations d’ Edward Snowden sur le programme de surveillance mis en place par la NSA. Si le show commence comme une série policière high-tech avec un format procédural un peu bateau, elle va au fil des saisons se réinventer et monter en puissance pour se muer en thriller d’anticipation de grande envergure, mêlant conspirations paragouvernementales et allégorie sur les dangers de la surveillance de masse. Une série d’anticipation toujours d’actualité, suffisamment ancrée dans la réalité pour que la plupart des gadgets de 007 lui fassent de l’ombre dans le domaine de l’irréalisme !