« Good Doctor » revient sur fond de pandémie, mais fait le pari de l'optimisme

CORONAVIRUS Fiona Gubelmann, qui interprète la redoutable Dr Morgan Reznick, revient sur une saison 4 marquée par la pandémie, mais qui fait le pari de l’optimisme

Anne Demoulin
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Fiona Gubelmann, et Will Yun Lee dans la série « The Good Doctor ».
Fiona Gubelmann, et Will Yun Lee dans la série « The Good Doctor ». — ABC/Jack Rowand
  • La saison 4 de « The Good Doctor » débute ce mercredi à 21h05 sur TF1.
  • Si les deux premiers épisodes sont consacrés à la pandémie, la série imagine un monde post-Covid.
  • Fiona Gubelmann, qui interprète la redoutable Dr Morgan Reznick, revient sur cette saison un peu particulière.

Le Dr Shaun Murphy renfile la blouse !  TF1 diffuse ce mercredi à 21h05 les deux premiers épisodes de la saison 4 de The Good Doctor. Et comme partout dans le monde, à l’hôpital St. Bonaventure, ce qui ressemblait à une simple grippe s’apprête à semer la panique…

« On avait déjà eu deux épisodes liés à une pandémie en saison 2, avec Shaun qui se retrouve en quarantaine. Vivre deux ans plus tard une pandémie et tourner des épisodes à ce sujet semblait surréaliste, confie Fiona Gubelmann qui interprète la redoutable Dr Morgan Reznick, lors d’une table ronde organisée lors du Festival de Télévision de Monte-Carlo.

Un double épisode en hommage aux soignants

Et d’expliquer : « Nous avons tous éprouvé un immense respect et une grande gratitude pour tous les soignants en première ligne. Je pense que c’était nécessaire pour la série de rendre hommage à ceux qui risquent leur vie et sacrifient tant de choses durant cette pandémie de Covid. »

Un jeu de rôle qui a eu un fort impact sur les comédiens. « Le simple fait de prétendre, en tant qu’acteur, d’être dans leur situation était extrêmement stressant, embarrassant. C’était plutôt désagréable. J’étais très émue, et c’était dur. C’était une vraie lutte de jouer alors qu’on savait que des gens étaient là dehors à vivre cela pour de vrai. »

« Le vrai challenge était de revenir travailler cette saison »

L’actrice a également confié avoir eu du mal à retourner sur le plateau de tournage.  « Le vrai challenge était de revenir travailler cette saison », confesse la comédienne. Et d’expliquer : « C’était effrayant après avoir passé sept mois à la maison. Au début, ça a été un choc d’y retourner, être entourée de nombreuses personnes, de retirer mon masque. Je me sentais aussi très isolée et seule aussi, à cause des distances à respecter et parce que je ne pouvais pas vraiment traîner avec mes amis en dehors du boulot. Evidemment, je suis reconnaissante d’avoir travaillé, mais c’était un vrai défi pour moi. »

Robots assainisseurs d’air, isolement des acteurs obligés de faire tomber le masque, tests PCR plusieurs fois par semaine… Les mesures sanitaires étaient très strictes sur le plateau de The Good Doctor. « Dans notre petite bulle de sécurité, on ne pouvait pas ignorer qu’on travaillait au beau milieu d’une pandémie », souligne l’actrice.

Le pari de l’optimisme et un monde post-Covid

Si le coronavirus fait toujours partie de nos vies, il ne fera l’objet que de deux épisodes dans la fiction. David Shore fait le pari de l’optimisme et imagine un monde post-Covid. Chacun des héros se retrouve face à ses problématiques personnelles. Pour Dr Morgan Reznick, elle va devoir faire face au diagnostic de polyarthrite rhumatoïde posé en saison 3 : « On ne sait pas si les dommages causés à ses mains sont permanents ou non, en saison 4, nous allons la voir lutter. Elle va devoir faire un sacré bout de chemin, elle va beaucoup grandir et évoluer, tout comme ses relations avec les autres personnages. »

« Je n’aimais pas que le public la déteste »

Dr Morgan Reznick est perçue comme un personnage arrogant et compétitif qui agace les autres médecins. « C’est la première fois que je jouais un tel personnage et, au début, cela n’a pas été simple. J’ai souffert, car dans ma vie personnelle, c’est très important pour moi d’être aimée. Je me souviens que dans le premier épisode, je n’arrêtais pas de m’excuser d’être désagréable auprès d’Antonia qui joue Claire. Elle s’est moquée gentiment de moi en me disant qu’elle savait bien que c’était le personnage. »

Au début, l’actrice a notamment souffert des commentaires des téléspectateurs qui trouvaient son personnage antipathique. « Je n’aimais pas que le public la déteste, puis j’ai compris que moins ils l’aimaient, plus cela signifiait que je faisais bien mon travail. J’ai changé de perspective et fini par prendre tous les commentaires négatifs comme des compliments. »

« Un personnage féminin fort, plein de confiance et motivé »

L’actrice a pourtant appris à aimer l’impassible Morgan. « C’est le personnage le plus intelligent, le plus sûr de lui et le plus déterminé que j’aie jamais eu l’occasion de jouer », salue l’actrice. « C’est intéressant de voir comment les gens se sentent face à un personnage féminin fort, plein de confiance et motivé. Ce sont des attributs qui sont loués quand on les voit chez les hommes, mais chez une femme, les gens ont tendance à ne pas aimer cela », défend celle qui annonce des changements en saison 4, notamment dans la relation avec le Dr Alex Park. Au menu, plus de « badinage et de sarcasme » et une relation où ils deviennent « plus proches ».

Will Yun Lee et Fiona Gubelmann ont eu « beaucoup de comédie et de plaisanteries » à jouer. « Au fur et à mesure qu’ils se rapprochent, vous verrez d’autres aspects de ces deux personnages que nous n’avons pas encore eu l’occasion de découvrir. Et je pense que le public appréciera d’apprendre à mieux les connaître », conclut-elle.