Après « Wandavision » et « Falcon », « Loki » réussit à changer à nouveau le game de Marvel

MALICE A l’instar de « Wandavision », la série « Loki », disponible ce mercredi sur Disney+, emmène les spectateurs explorer une toute nouvelle facette de l’univers Marvel

Anne Demoulin

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Loki (Tom Hiddleston) et Mobius (Owen Wilson) dans la série « Loki », disponible sur Disney+.
Loki (Tom Hiddleston) et Mobius (Owen Wilson) dans la série « Loki », disponible sur Disney+. — ©Marvel Studios 2021

Inspiré de la mythologie nordique, le personnage de Loki surgit dans l’univers Marvel en 1962. Le dieu de la Malice apparaît, incarné par le génial Tom Hiddleston, dans le MCU en 2011 dans l’origin story de Kenneth Branagh dédiée à son frère adoptif, Thor. Il meurt une première fois dans Thor : Le Monde des ténèbres en 2013, sauvé par le public des projections test qui refuse de croire qu’il ne reviendrait pas d’une façon ou d’une autre… D’abord, antagoniste des Avengers, il s’allie à son frère adoptif dans Thor : Ragnarok.

Dans Avengers : Infinity War, Loki meurt du gant de Thanos. Une tragédie pour les fans. Il réapparaît lors d’un court caméo dans Avengers : Endgame. C’est peu dire que ses fans attendent de pied ferme ce mercredi le premier épisode de Loki, nouvelle série Marvel Studios disponible sur Disney+. Et bonne nouvelle, après les 23 films du MCU, la phénoménale WandaVision et l’efficace Falcon et le Soldat de l’Hiver, les studios Marvel réussissent encore à changer le game et à inventer un tout nouvel univers aussi captivant que foisonnant.

Une nouvelle vie pour Loki

Dans Infinity War, Loki a bien été tué par Thanos. Mais souvenez-vous, dans Endgame, lors du voyage dans le temps des Avengers en pleine bataille de New York pour récupérer le Tesseract, on aperçoit Loki se volatiliser avec le précieux cube. « Loki disparaît et nous ne mentionnons pas ce qui lui arrive à la fin de ce film. A ce moment-là, nous ne savions pas qu’il y aurait Disney+, ni cette série », explique Kevin Feige dans une conférence de presse virtuelle à laquelle 20 Minutes a assisté.

Lorsque Kevin Feige demande à Tom Hiddleston de renfiler les cornes du Dieu de la Malice, l‘acteur britannique ressent « une combinaison de plaisir et de surprise ». « Sa fin dans Avengers Infinity War m’avait semblé définitive », poursuit-il. La série Disney met donc en scène le Loki de la réalité alternative de 2012 qui s’est carapaté avec le Tesseract. Il est bel et bien vivant, mais où est-il allé ? Que va-t-il faire muni du puissant cube cosmique ?

Eh bien, la réponse est dans les premières minutes de Loki que Disney+ a dévoilé ce mardi. Il se fait pincer par le Tribunal des Variations Anachroniques (ou TVA, Time Variance Authority en anglais), un organisme en charge de régler les anomalies temporelles, bref, une sorte de police, qui chasse ceux qui tentent « nom de Zeus » de chambouler « le continuum espace-temps », comme dirait Doc dans Retour vers le futur.

Une situation inédite pour Loki

Loki donne à voir un Dieu de la malice comme on ne l’avait jamais vu. « Ce que j’aime dans la série, c’est que Loki se retrouve dépouillé de tout ce qui lui est familier : Thor n’est pas près de lui, Asgard est loin, les Avengers, pour l’instant, ne sont pas dans le coup. Il est dépouillé de son statut et de son pouvoir… En dehors de tout ça, qui est-il ? Qu’est-ce qui fait de Loki, Loki ? », analyse Tom Hiddleston.

Que les fans de Loki se rassurent, même dans cette situation inédite, il ne perd ni son espièglerie, ni sa spontanéité, ni ce sens inné de la malice, ni sa vulnérabilité. On vous garantit que nouvelle situation offre des « opportunités de chaos et d’amusement », comme le souligne le scénariste Michael Waldron.

Un tout nouvel univers pour Loki

Loki va découvrir, en même temps que le spectateur, les méandres de la TVA, une organisation qui ne rigole pas avec la bureaucratie.

L’occasion de scènes aussi absurdes qu’hilarantes qui ne sont pas sans rappeler l’humour décalé de Brazil de Terry Gilliam. Et nul doute que vous allez succomber au charme des somptueux décors rétros seventies de la TVA.

De tous nouveaux personnages

Aux côtés de Tom Hiddleston, trois nouveaux venus dans le MCU, Owen Wilson, alias Mobius, un agent de la TVA – qui a un petit côté Hutch de Starsky et Hutch, casting oblige - Gugu Mbatha-Raw qui campe l’implacable juge Renslayer en charge du cas Loki, et Wunmi Mosaku dans le rôle de la méfiante Hunter B-15.

« Avant le tournage, Tom m’a généreusement et patiemment expliqué toute la mythologie du MCU et de Loki, ce que nous appelons la conférence Loki », s’amuse Owen Wilson. Des connaissances nécessaires parce que Mobius « est un expert de Loki. Il en sait plus sur Loki que Loki ». Entre Mobius et le dieu de la Malice, les rapports sont « toujours une sorte de partie d’échecs. » Les échanges entre Mobius et Loki sont savoureux et l’alchimie du duo formé par Owen Wilson et Tom Hiddleston fait des étincelles.

La série la plus importante du MCU ?

Les deux premiers épisodes de la série réalisée par Kate Herron et scénarisée par Michael Waldron sont drôles, étranges, captivants et visuellement puissants. Loki explore ainsi une nouvelle facette de l’univers Marvel dont on a hâte de voir la suite.

« Elle est incroyablement importante. Elle aura sans doute plus d’impact que toutes les séries précédentes », a annoncé Kevin Feige, dans une interview avec le média américain Empire. Comme Loki aborde les notions de multivers et de l’impact des voyages dans le temps, on peut supposer qu’elle pourrait changer le sort de l’univers Marvel tout entier !