« Je te promets » : « Ce qui me plaît le plus chez Paul, c’est son humanité », confie Hugo Becker

EMBLEMATIQUE Dans « Je te promets » sur TF1, Hugo Becker incarne Paul Gallo, le père aimant et torturé des triplés 

Anne Demoulin

— 

Hugo Becker campe Paul Gallo dans la série « Je te promets ».
Hugo Becker campe Paul Gallo dans la série « Je te promets ». — JEAN-PHILIPPE BALTEL / AUTHENTIC PROD/TF1
  • Hugo Becker incarne Paul Gallo, le double français de l’emblématique Jack Pearson (Milo Ventimiglia) dans le remake de This is Us, Je te promets, diffusé ce lundi à 21h05 sur TF1.
  • L’acteur raconte à 20 Minutes pourquoi ce rôle de père aimant et torturé l’a séduit.
  • Le comédien explique comment il a construit le personnage.

Un pari a priori casse-gueule. Hugo Becker incarne Paul Gallo, le double français de l’emblématique Jack Pearson (Milo Ventimiglia) dans le remake de This is Us, Je te promets, diffusé ce lundi à 21h05 sur TF1. « C’est d’ailleurs pour ça que j’ai eu envie de participer à l’adaptation. J’avais envie de relever un défi qui paraissait extrêmement risqué », raconte l’acteur, avec qui 20 Minutes s’est entretenu au téléphone juste avant le lancement de la série.

Si l’acteur vu notamment dans Baron Noir ne tarit pas d’éloges sur la série originale qu’il juge « extrêmement réussie », il estime que la trame de This is us constitue le matériel idéal pour une adaptation : « Elle pourrait être adaptée dans énormément de pays. S’il y avait une adaptation chinoise, ça m’intéresserait de regarder ! »

Pourquoi ? « La série raconte l’histoire d’une famille sur plusieurs décennies. Du coup, les références culturelles, les musiques écoutées, les publicités regardées, les hommes politiques qui ont fasciné, qu’on a adoré ou détesté, les rêves qu’on peut avoir à une époque, les avancées sociales ne sont pas les mêmes dans tous les pays », explique-t-il. Le remake français débute ainsi le jour de l’élection François Mitterrand, évoque le Mondial de 1998 et Camille Lou, qui incarne Florence, la compagne de Paul, y fredonne du Johnny Hallyday.

« L’adaptation m’a permis d’ajouter de la noirceur au personnage de Paul »

Les acteurs sont « extrêmement dépendants des auteurs » et leur travail d’écriture a permis de « proposer des personnages créés par chacun, même s’ils ont évidemment des points communs avec l’original ». Et de préciser : « L’adaptation m’a permis d’ajouter de la noirceur au personnage de Paul ».

Alors que Paul Gallo est ébéniste sur un chantier naval, Jack Pearson travaille dans le bâtiment. Paul Gallo aime le foot, Jack Pearson le foot américain. Si Paul Gallo est toujours un père attentif à l’épanouissement de ses enfants, il est plus torturé que dans la version américaine. Hugo Becker le voit comme quelqu’un de tiraillé entre « sa volonté de paraître extrêmement solide intérieurement » et « la lutte constante qu’il peut avoir intérieurement ».

« Il a cette volonté de transmettre »

En tant que comédien, le rôle lui a plu parce « qu’il traverse les époques ». Le comédien a beaucoup réfléchi à comment matérialiser ces passages d’une époque à l’autre : « Les marqueurs temporels physiques n’ont rien à voir avec la version américaine. On a fait évoluer le personnage avec la longueur de ses cheveux », tandis qu’aux Etats-Unis, Jack Pearson fait varier sa pilosité faciale.

Pour Hugo Becker, Paul Gallo est animé par « une volonté et une détermination inégalable. Ce qui me plaît le plus chez lui, c’est son humanité, malgré tout ce qu’il a pu endurer, malgré les traumatismes, les claques dans la gueule et les épreuves. » Paul Gallo est un personnage qui « garde la tête haute et se bat à la loyale. Il me fait penser à “Tu seras un homme, mon fils” de Rudyard Kipling, je crois qu’il a cette volonté de transmettre cela et de l’incarner », analyse Hugo Becker.

« "Je te promets" renvoie beaucoup d’humanité et d’espoir »

C’est d’ailleurs ce que le comédien espère que la série transmettra à ses téléspectateurs. « Cette série m’a plu parce que je trouve qu’elle renvoie beaucoup d’humanité et d’espoir, et vu la conjoncture actuelle, avec la situation sanitaire, et même avant parce qu’on a traversé des périodes difficiles socialement. Alors, j’avais envie de plonger dans ce grand projet qui renvoie à l’humanité de l’espoir. Ça me tenait à cœur. ».

Un autre Paul lui tient à cœur, celui qu’il incarne dans Le Dernier Voyage de Paul W.R. « C’est vraiment un rêve d’enfant devenu réalité », confie-t-il. L’acteur a participé il y a trois ans et demi au court-métrage de Romain Quirot, nommé aux Oscars. « Un coup de cœur amical et professionnel, résume-t-il. Romain est très, très talentueux, c’est un petit génie. » Le duo se bat pour que le court-métrage de science-fiction devienne un long-métrage. Le projet se concrétise « grâce à Jean Reno qui a rejoint le casting ».

« Il va falloir soutenir le cinéma »

Dans Le Dernier Voyage de Paul W.R., une lune rouge, exploitée à outrance pour son énergie, menace la Terre. Alors qu’il est le seul à pouvoir faire quelque chose, Paul W.R. disparaît. « Je joue quelqu’un qui est censé sauver la planète et décide de ne pas le faire. On ne sait pas pourquoi », résume Hugo Becker.

Et d’ajouter : « C’est un film postapocalyptique de science-fiction poétique, qui, en sous-texte parle évidemment d’écologie. » Aucune date de sortie de ce film n’a encore été annoncée, vu le contexte sanitaire. « Il va falloir soutenir le cinéma, c’est pour ça que je veux parler de ce film. Il faut donner envie aux gens, parce que c’est toute une industrie qui va en payer le prix. » Une chose est sûre, Hugo Becker a un point commun avec le père aimant qu’il incarne dans Je te promets, une sincère générosité.