« La chronique des Bridgerton » : La série délice de Noël de Shonda Rhimes pour Netflix

NOEL Au pied du sapin ce vendredi, « La chronique des Bridgerton », pétulante série romantique en costumes de Shonda Rhimes, arrive sur Netflix. Un pur régal pour les amateurs du genre

Anne Demoulin

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La Chronique des Bridgerton», première série de Shonda Rhimes pour Netflix, disponible le 25 décembre.
La Chronique des Bridgerton», première série de Shonda Rhimes pour Netflix, disponible le 25 décembre. — LIAM DANIEL/NETFLIX
  • La première production de Shonda Rhimes (Grey’s Anatomy) pour Netflix, La Chronique des Bridgerton, sera disponible sur Netflix ce vendredi, jour de Noël.
  • Il s’agit d’une pétulante série romantique en costumes dans la grande tradition anglo-saxonne du Christmas Special.
  • La recette de ce délice de Noël qui pourrait bien être le Downton Abbey des années 2020.

Au pied du sapin, une série en huit épisodes dans la grande tradition anglo-saxonne du Christmas Special ! La Chronique des Bridgerton est la première production de Shonda Rhimes pour la plateforme Netflix. Créée par son fidèle collaborateur depuis 2005, Chris Van Dusen, cette comédie romantique en costumes suit les aventures de Daphné Bridgerton (Phoebe Dynevor), l’aînée des filles de la puissante famille Bridgerton, qui fait ses débuts dans la haute société du Londres de la Régence.

Une bonne dose de Jane Austen

La Chronique des Bridgerton a été tournée dans la ville de Bath, berceau des romans de Jane Austen, et fait partie des huit projets sur lesquels Shonda Rhimes travaille actuellement pour Netflix.

L’action est contemporaine des grands romans de Jane Austen que sont Raison et sentiments, Orgueil et Préjugés, Emma ou Mansfield Park. Comme dans l’œuvre de l’autrice de Persuasion, Julia Quinn raconte l’histoire entre 1813 et 1827 de familles d’aristocrates et suit particulièrement les destins des huit enfants du Vicomte Bridgerton : Anthony, Benedict, Colin, Daphne, Eloise, Francesca, Gregory et Hyacinth.

Au menu donc, manoirs, cottages et campagne anglaise, robes à la grecque à taille haute remontée sous les seins et largement décolletées, protagonistes fortunés tiraillés entre désirs personnels et injonctions de la haute société, et histoires d’amour qui s’entremêlent.

La première saison de la série suit Daphne Bridgerton, la fille aînée, qui court les bals, pique-niques et autres mondanités, à la recherche d’un bon parti, tout en espérant suivre l’exemple de ses parents et faire un mariage d’amour. Alors que la concurrence est rude, la jeune fille en fleurs semble disposer de nombreux atouts. C’est sans compter sur son frère aîné qui s’acharne à rejeter tous ses prétendants les uns après les autres. De quoi défrayer la chronique à scandales de la haute société écrite par la mystérieuse Lady Whistledow, pile au moment où le séduisant, frondeur et célibataire endurci duc de Hastings, fait son retour à Londres.

Bien qu’ils s’en défendent, Daphné et le duc sont attirés l’un par l’autre et s’embarquent, comme Miss Elizabeth Bennet et Monsieur Darcy, dans un jeu de dupes.

Une portion de Shonda Rhimes

La patte de Jane Austen, oui, mais à la sauce Shonda Rhimes. Avec ses succès Grey’s Anatomy, Scandal ou encore How To Get Away With Murder, la puissante productrice n’a cessé de pousser Hollywood à plus d’inclusion, tout comme Ryan Murphy, son alter ego masculin.

Et La Chronique de Bridgerton n’échappe pas à la règle. Cette série en costumes intègre un casting 100 % « color-blind », c’est-à-dire où la couleur de peau n’est plus prise en compte dans le choix des interprètes. Si Daphné est incarnée par l’actrice blanche Phoebe Dynevor vue notamment dans Younger, le Duc est campé par l’acteur noir Regé-Jean Page, originaire du Zimbabwe et repéré notamment dans For the People (une autre série Shondaland), tandis que l’actrice noire Golda Rosheuvel joue le rôle de la reine Charlotte.

Comme dans ses autres séries, Shonda Rhimes saupoudre ses héroïnes d’idéaux et de réflexions féministes, en particulier la sœur cadette de Daphné, la rebelle Eloise Bridgerton (Claudia Jessie, repérée dans Detectoristes et Doctor Who). Cette série inclusive évoque aussi la difficulté d’être homosexuel au XIXe siècle. La chronique des Bridgerton est enfin pimentée par de réjouissantes scènes coquines.

Une pincée de « Gossip Girl »

La Chronique des Bridgerton est l’adaptation de la série de best-sellers de l’autrice américaine Julia Quinn qui compte déjà huit romans. La question centrale y est : qui est donc Lady Whistledown ? Les potins, ragots et autres scandales rythment la vie des aristocrates, tous férus de cette plume moqueuse, anonyme, mais non moins célèbre. Ce personnage, comme dans Gossip Girl, raconte en voix off les péripéties de la vie mondaine londonienne. Et pas n’importe quelle voix ! Après Kristen Bell dans Gossip Girl, c’est Julie Andrews, l’inoubliable Mary Poppins et Maria dans La Mélodie du bonheur, qui prête sa voix à la mystérieuse narratrice.

Conçue pour s’étaler comme les romans sur plusieurs saisons, La Chronique des Bridgerton contient tous les ingrédients pour devenir le Downton Abbey des années 2020. Un délice de Noël à déguster sans modération !