Confinement : De « Virgin River » à « Heartland », sept séries aussi réconfortantes qu’un film de Noël

FEEL GOOD A l’occasion de la sortie de la saison 2 de « Virgin River », sept séries à consommer blotti sur le canapé sous un bon plaid, en attendant les jours meilleurs

Anne Demoulin

— 

Lauren Graham et Alexis Bledel dans la série « Gilmore Girls ».
Lauren Graham et Alexis Bledel dans la série « Gilmore Girls ». — Warner Bros. Television Entertainment

Le moral dans les chaussettes à cause du confinement ? A l’occasion de la sortie de la saison 2 de Virgin River sur Netflix ce vendredi, 20 Minutes a fait le plein de séries aux univers terriblement réconfortants et aux bons sentiments dégoulinants. Voici sept séries aussi cheesy qu’un téléfilm de Noël, à consommer en streaming sans modération, blotti sur le canapé sous un bon plaid, en attendant des jours meilleurs.

« Virgin River », disponible sur Netflix

On plonge dans Virgin River comme dans un bon bain chaud après une journée stressante ! Melinda (Alexandra Breckenridge, vue notamment dans American Horror Story, This Is Us et The Walking Dead) infirmière de son état, débarque dans une petite bourgade du nord de la Californie afin de prendre un nouveau départ. Elle emménage afin d’épauler le seul médecin de la ville. Hélas, Doc Mullins (Tim Matheson) se révèle être un vieux grincheux. Et la maison en bois pittoresque promise, un taudis nécessitant d’importantes rénovations. Heureusement, Mel pourra compter sur la gentillesse de Jack (Martin Henderson, le Dr Nathan Riggs de Grey’s Anatomy), le propriétaire du seul resto du coin, s’émerveiller de la beauté du lac et des montagnes environnantes, et finir par s’attacher aux chaleureux habitants de la petite communauté. Mel et Jack finiront-ils ensemble ? Tout est téléphoné, bourré de clichés et sent le roman à l’eau de rose (et pour cause, il s’agit de l’adaptation de la saga Harlequin éponyme en 20 volumes de Robyn Carr). Mais c’est précisément pour cela qu’elle est terriblement cosy ces temps-ci.

« Chesapeake Shores », disponible sur Netflix

Non seulement Hallmark Channel propose moult téléfilms romantiques pour chaque saison de l’année, mais aussi des séries du même acabit. Chesapeake Shores suit les aventures d’Abby O’Brien, business woman new-yorkaise (Meghan Ory), divorcée et mère de deux petites filles, retourne vivre auprès de sa famille dans sa ville natale de Chesapeake Shores, dans le Maryland. Evidemment, elle ne va pas tarder à tomber sur son amour de jeunesse, Trace (Jesse Metcalfe, le célèbre jardinier de Gabrielle Solis dans Desperate Housewives). Evidemment, Chesapeake Shores tient encore plus de la ville carte postale que Capeside dans Dawson. Évidemment, on a parfois du mal à cohabiter chez les O’Brien, mais tout finit par s’arranger comme dans Sept à la maison. Oui, c’est sirupeux à souhait, mais qui n’a pas besoin d’un peu de positivité en ce moment ?

« Gilmore Girls », disponible sur Netflix

Gilmore Girls fait partie de ces séries doudou qu’on déguste comme un gros pot de pâte à tartiner. La série culte du début des années 2000 raconte la relation complice et privilégiée d’une mère célibataire de 32 ans, Lorelai Gilmore (Lauren Graham) avec sa fille de 16 ans, Rory (Alexis Bledel), dans l’adorable petite ville de Stars Hollow, dans le Connecticut. Si côté intrigues, la série ronronne dans des schémas romantiques éculé, Gilmore Girls n’est pas la énième niaiserie américaine que laisse paraître son emballage rose bonbon. La créatrice du show, Amy Sherman-Palladino (The Marvelous Mrs Maisel), relève le niveau grâce à des dialogues, drôles, débités à 100 à l’heure et bourrés de références pop. Mention spéciale aux répliques pleines d’ironie et de sarcasme de la grand-mère et à la loufoquerie de certains personnages comme Kirk, le bouffon de l’absurde. Bref, une série cocooning à (re) voir parce que, pour quelques heures, vivre dans l’utopique Stars Hollow permet d’oublier 2020.

« Anne with an E », disponible sur Netflix

Une série familiale pleine de candeur et d’amour. Anne with an « E », adaptation du best-seller de Lucy Maud Montgomery, Anne… la maison aux pignons verts paru en 1908, suit les aventures d’Anne Shirley, une orpheline qui atterrit par erreur chez les Cuthbert, Matthew et Marilla, un frère et une sœur célibataires qui attendaient un garçon. Pleine de vigueur, vive et sensible, douée d’une imagination débordante, Anne, campée par la lumineuse révélation Amybeth McNulty, va devoir s’adapter à sa nouvelle vie à la périphérie de la ville d’Avonlea, sur l’île-du-Prince-Édouard. L’orgueil d’Anne l’aveuglera-t-il au point de ne pas voir les sentiments sincères du jeune Gilbert Blythe ? Au-delà des bons sentiments, Anne with an « E » aborde avec délicatesse de véritables sujets comme l’acceptation de soi, le racisme, les droits aborigènes ou le rapport à la nature. Un enchantement rafraîchissant comme les décors champêtres de la Nouvelle-Écosse au Canada.

« Un soupçon de magie », disponible sur Netflix

Une guimauve signée Hallmark Channel, le fournisseur officiel des téléfilms de Noël les plus mielleux. Dans Soupçon de magie, Catherine Bell (JAG, American Wives) un peu trop botoxée, joue Cassie, une herboriste qui concocte des tisanes et autres potions pour le bien-être de tous les habitants de la charmante petite ville de Middletown. Veuve depuis la mort de son mari Jake, chef de la police, Cassandra Nightingale vit seule avec sa fille Grace. Tout commence par l’arrivée dans la ville d’un nouveau (et charmant, bien entendu) médecin, Sam Redford (joué par James Denton, le plombier de Desperate Housewives) et de son fils Nick, qui s’installent juste à côté de Grey House, la maison d’hôte tenue par la famille de Cassie. Les altruistes Cassie et Sam vont-ils finir ensemble ? Les remèdes de l’intuition de Grace cachent-ils de réels pouvoirs magiques ? Même si les intrigues sont un brin abracadabrantesques, qui n’a pas besoin d’un peu d’un soupçon de magie actuellement ?

« Parenthood », disponible sur Prime Video

Vaguement adapté du film de Ron Howard Portrait craché d’une famille modèle sorti en 1989 et créée par Jason Katims, cheville ouvrière de Friday Night Lights, Parenthood raconte en 6 saisons le quotidien de trois générations d’une famille, un clan aussi uni qu’hétéroclite, qui se chamaille, s’amuse, et se serre les coudes dans la radieuse ville californienne de Berkeley. Au cœur du clan, quatre frères et sœurs adultes : Sarah (Lauren Graham, la maman de Gilmore Girls) qui rentre au bercail en en quête de stabilité, Adam (Peter Krause, l’inoubliable Nate de Six Feet Under), l’aîné bon père de famille, Crosby (Dax Shepard), l’éternel ado qui a du mal à s’engager, et Julia (Erika Christensen), la working girl qui a du mal à jongler entre son rôle de mère et son travail. Avec les parents, Zeek (Craig T. Nelson) et Camille (Bonnie Bedelia), les compagnons et les enfants de la fratrie, ce sont les joies et les peines entremêlées d’une quinzaine de personnages que l’on suit. Des rendez-vous galants de Sarah au syndrome d’Asperger du fils d’Adam, Parenthood décrit avec authenticité et justesse, et sans jamais tomber dans le pathos, le quotidien des relations familiales où l’on s’entraide. Bref, Parenthood est le portrait poignant d’une famille imparfaite mais aimante, qui préfigure l’immense This Is Us.

« Heartland », disponible sur Netflix et Amazon

Un ranch familial, plein de chevaux et d’amour, au pied des Rocheuses canadiennes. Heartland est un endroit paisible qui accueille les équidés traumatisés grâce à Marion Fleming, qui sait murmurer à l’oreille des chevaux. A son décès, sa fille Amy, 15 ans, veut reprendre le flambeau. Sa sœur, Lou, décide alors de quitter New York et de revenir à Hudson, une petite ville fictive située près de Calgary, pour aider Amy et son grand-père vieux jeu et sage Jack à gérer le ranch. Avant de mourir, Marion Fleming avait engagé Ty Borden, un jeune homme en période probatoire. Tirée de la longue saga (une quarantaine de livres publiés) pour la jeunesse de Lauren Brooke, la série canadienne Heartland déploie d’ores et déjà ses valeurs familiales d’entraide indispensables dans le monde rural au fil de 14 saisons ! Soit 214 épisodes de famille unie, de paysages magnifiques et d’histoires d’amour. A binge-watcher parce que les chevaux guérissent toutes les blessures.