« Truth Seekers », une comédie paranormale aussi drôle qu'effrayante

FANTÔMES Nick Frost et son compère Simon Pegg signent la comédie horrifique « Truth Seekers » pour Amazon Prime Video, le programme idéal pour Halloween

Anne Demoulin

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Emma D'Arcy, Nick Frost et Samson Kayo sont les héros de la comédie horrifique « Truth Seekers ».
Emma D'Arcy, Nick Frost et Samson Kayo sont les héros de la comédie horrifique « Truth Seekers ». — Colin Hutton/Amazon Prime Video/Stolen Pictures
  • Truth Seekers, la comédie horrifique de Nick Frost et Simon Pegg, est disponible ce vendredi sur Amazon Prime Video.
  • Truth Seekers suit les aventures d’un groupe de chasseurs de fantômes.
  • Au festival Canneseries, Nick Frost a expliqué à 20 Minutes comment il avait réussi à trouver le bon équilibre entre humour et horreur.

La comédie horrifique idéale pour Halloween Truth Seekers, disponible ce vendredi sur Amazon Prime Video, vous fera tantôt hurler de rire tantôt vous planquer sous la couverture. Aux manettes de cette farce paranormale en huit épisodes, Simon Pegg et Nick Frost, le duo désopilant de la trilogie « Blood and Ice Cream » (Shaun of the Dead, Hot Fuzz et Le Dernier Pub avant la fin du monde) et Nat Saunders, le créateur de l’inénarrable succès viral de la BBC Misery Bear. Comment le trio a réussi à trouver la balance entre humour et horreur ?

Dans Truth Seekers, Gus (Nick Frost) travaille pour Smyle, une entreprise chargée d’installer ou de réparer Internet chez ses utilisateurs. Son patron, Dave (Simon Pegg), lui colle un nouveau collègue, Elton John (Samson Kayo), bien que Gus préfère opérer seul.

Une histoire de fantômes et de deuil

Pour cause, ce spécialiste du haut débit passe en réalité son temps à filmer les apparitions de fantômes à travers le Royaume-Uni et à les partager sur les réseaux sociaux. Toute ressemblance avec SOS Fantômes n’est évidemment pas fortuite. « Gus est un homme bon qui a subi une perte vraiment terrible lorsque sa femme est décédée. On découvrira plus tard que ce n’est qu’à la mort d’Emily qu’il s’est intéressé aux phénomènes inexpliqués », explique Nick Frost que 20 Minutes a interviewé via Zoom dans le cadre du festival Canneseries.

En traquant les fantômes en Grande-Bretagne, ce « un grand blaireau bourru » espère probablement secrètement tomber sur celui de sa défunte épouse, une façon pour lui de « faire face à son deuil ». « Peut-être qu’il existe une autre dimension qui permet de voir un être cher une dernière fois, ou peut-être avons-nous simplement peur de mourir », commente le cocréateur de la série.

Une passion commune pour le paranormal

A la manière de Fox Mulder et Dana Scully dans X-Files, les deux techniciens vont mener l’enquête sur les phénomènes paranormaux dont ils sont témoins. Frissons et jumpscares garantis. « J’ai toujours aimé avoir peur. Ma mère et ses sœurs racontaient tout le temps des ragots sur quelqu’un qui avait vu un fantôme ou une personne bizarre qui était revenue d’entre les morts ou encore quelqu’un qui avait été décapité », se souvient Nick Frost.

Une passion pour le paranormal qu’il partage depuis longtemps avec son complice de toujours : « Quand vous rencontrez Simon Pegg vers 20 ans, que vous partagez beaucoup de points de vue, que vous regardez les mêmes films, que vous aimez les X-Files et que vous n’avez pas de petite amie, vous passez une grande partie de vos week-ends à conduire vers un cimetière du XIIIe siècle paumé quelque part dans l’Essex et vous vous asseyez en espérant qu’un fantôme se montre. C’est comme ça que l’idée de la série est née », raconte Nick Frost.

Si Nick Frost maîtrise aussi bien les codes du genre, il le doit étonnamment à la religion : « Mes parents étaient catholiques, ce qui signifie qu’ils buvaient beaucoup le week-end. En contrepartie, j’avais le droit de regarder tous les films d’horreur que je pouvais trouver », confie-t-il, citant L’Exorciste, Poltergeist, Phantasm et La Malediction.

Un élément comique inattendu, Malcolm McDowell

Le geek Gus vit avec son père, Richard. Ce dernier est interprété par Malcolm McDowell, l’éternel Alex d’Orange Mécanique, qui apporte une touche comique assez inattendue à l’ensemble. « J’étais un peu nerveux à l’idée de rencontrer Malcolm McDowell, j’ai toujours été un grand fan et c’est un acteur fantastique. Mais vous savez, en tant que producteur, il y a toujours cette crainte que quelqu’un vienne casser l’ambiance sur le plateau », raconte Nick Frost.

Malcolm McDowell a vite rassuré le producteur Nick Frost : « Il est vif et incroyable avec les dialogues. C’est un grand improvisateur. Il vient et vous dit : "Et si on essayait ça ?" J’ai passé beaucoup de temps à le regarder jouer. On ne peut pas vraiment enseigner ce que Malcolm McDowell dégage, il est juste fantastique ! »

Une bromance taquine

L’humour jaillit aussi au travers de la relation qu’entretient Gus avec son collègue Elton. « Elton le défie inconsciemment et commence à le faire sortir de sa coquille, résume Nick Frost. Ils auraient pu se détester au début et s’aimer au fur et à mesure, mais nous voulions écrire une histoire où les deux gars s’aiment tout de suite et s’entendent bien. J’aime ce genre de relations où vous rencontrez quelqu’un et cela colle immédiatement. »

Si Gus ne semble avoir peur de rien, au contraire, Elton est très peureux. « Tout comme Samson Kayo, rit Nick Frost. Ils se taquinent, c’est une sorte de flirt entre ces deux gars, une romance platonique. »

Un équilibre entre humour et horreur

Le secret des créateurs de Truth Seekers pour trouver la balance entre humour et horreur ? « Nous avons essayé d’écrire des personnages crédibles en tant qu’êtres humains. De sorte que si vous croyez et aimez ces personnages, lorsque vous les accompagnez dans une aventure, quand ils ont peur, le public a tendance à avoir peur. Et quand ils rient ou font une blague, vous riez avec eux », conclut Nick Frost.