Les sept séries françaises événements à ne pas louper à la rentrée

SELECTION Découvrez les sept fictions françaises qui vont faire parler d'elles à la rentrée

Anne Demoulin

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Laura Smet et Tom Hygreck dans « La Garçonne ».
Laura Smet et Tom Hygreck dans « La Garçonne ». — Christophe BRACHET - Mother Production - FTV

Cocorico ! Un coup d’œil sur les grilles de programmes de la rentrée suffit pour constater que l’essor des séries françaises se confirme. Voici les sept fictions françaises qui vont faire l’événement et qu’il ne faudra pas louper.

« La garçonne », dès le 31 août à 21h05 sur France 2

Une plongée dans le Paris des années folles ! Dans La Garçonne, minisérie en 6x52 minutes, Laura Smet incarne Louise Kerlac, une femme témoin du meurtre d’un proche, commis par des agents de l’Etat. Obligée de disparaître, elle se travestit et prend l’identité de son frère, brisé par la guerre. Afin d’essayer de se disculper, elle intègre la police criminelle à sa place dans le Paris de l’entre-deux-guerres. Un monde jusqu’ici interdit aux femmes et son rêve de toujours… Pour ce drame historique, la fille de Johnny Hallyday a tourné sous la caméra du réalisateur franco-américain Paolo Barzman (Sydney Fox, l’aventurière, Léa Parker). L’actrice a donné la réplique à Tom Hygreck (Cassandre, 24 Jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi) et Grégory Fitoussi (Le Bureau des légendes).

Arsène Lupin, prochainement sur Netflix

Cette version contemporaine de l’histoire d’Arsène Lupin est l’une des productions les plus attendues de 2020. Dans cette série librement adaptée de l’œuvre de Maurice Leblanc, Omar Sy incarne le célèbre gentleman cambrioleur passé maître dans l’art du déguisement. L’acteur sera entouré d’autres grands noms du cinéma français comme Nicole Garcia, Ludivine Sagnier et Hervé Pierre, sociétaire de la Comédie française. Clotilde Hesme (qui a déjà croisé l’acteur dans Chocolat), Shirine Boutella (Papicha) Soufiane Guerrab (La Vie scolaire) et Antoine Gouy (Budapest) complètent le générique. Derrière la caméra, les trois premiers épisodes de cette série seront signés par Louis Leterrier, le réalisateur d’une autre série Netflix, Dark Crystal : Le temps de la renaissance.

« Grand Hôtel », dès le 3 septembre sur TF1

Carole Bouquet, Hippolyte Girardot, Solène Hebert, Bruno Solo, Heloise Martin, Anny Duperey ou encore Alain-Fabien Delon et Victor Meutelet (Le Bazar de la charité)…. Grand Hôtel bénéficie d’un casting 5 étoiles. Adaptée d’une série espagnole à succès diffusée entre 2011 et 2013, la fiction de TF1 suit les aventures d’Anthony Costa (Victor Meutelet), qui se fait embaucher dans un palace historique de la Côte d’Azur en tant que serveur afin de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, femme de chambre dans l’établissement, disparue depuis plusieurs mois. Anthony va tomber amoureux de Victoire, l’héritière de la famille Vasseur, sur le point de se marier avec le directeur de l’hôtel. Les secrets de familles enfouis vont resurgir.

Après La Mante, Carole Bouquet incarne Agnès Vasseur, une femme de pouvoir prête à tout pour préserver les secrets susceptibles de nuire à l’empire familial, dans cette série en huit épisodes réalisée par Yann Samuell et Jérémy Minui. « Cette mère de famille de trois enfants règne sur le Grand Hôtel comme sur son clan : avec froideur et sans états d’âme ! Autoritaire, elle affiche cependant en permanence un grand sourire et ne s’énerve jamais. Son naturel et son impassibilité, même quand elle accomplit des actes monstrueux, sont totalement déconcertants. Elle se fixe très peu de limites pour arriver à ses fins. Elle use de manipulation et ne se sent jamais coupable lorsqu’il s’agit de sauver l’affaire familiale », raconte l’actrice dans le dossier de presse de la série. Avec son histoire d’amour et ses secrets de famille, Grand Hôtel devrait tenir en haleine les téléspectateurs de TF1 durant quatre semaines.

« Laëtitia », en septembre sur France 3

« Je me suis dit que raconter la vie d’une fille du peuple massacrée à l’âge de 18 ans était un projet d’intérêt général, comme une mission de service public », écrit l’historien Ivan Jablonka dans Laëtitia ou la fin des hommes. « J’ai voulu parler de la vie de Laëtitia. Pas du cadavre découpé en morceaux, mais de cette jeune femme qui a eu des peines, des joies, des petits copains ; qui a traversé des épreuves, mais qui a eu sa part de bonheur », a expliqué Ivan Jablonka, auteur de Laëtitia ou la fin des hommes, lors d’une table ronde à l’occasion du Festival de la fiction de La Rochelle 2019. C’est donc sur France 3 que l’on découvrira l’adaptation du prix Médicis 2016 inspiré par le fait divers tragique de l’assassinat de Laëtitia Perrais. Il fallait toute la sensibilité de Jean-Xavier de Lestrade pour filmer non pas un fait divers sur « la mort atroce d’une jeune fille » mais pour mettre à nu un monde de « violence ordinaire presque invisible » avec autant de justesse. Cette minisérie bouleversante de 4 épisodes de 52 minutes avec au casting Alix Poisson, Sam Karmann ou encore Kevin Azaïs, est la première série française sélectionnée au Sundance Film Festival 2020.

« No Man’s Land », en septembre sur Arte

Entre thriller d’espionnage et drame familial, No Man’s Land est une série concoctée par la crème de la télé israélienne (l’équipe derrière False Flag) et la fine fleur de la production française (Haut et Court à qui l’on doit notamment The Young Pope, Les Revenants, Silex and The City). Cette série de 8x45 minutes nous entraîne dans la quête, en plein conflit syrien et aux côtés des combattantes kurdes, d’un jeune Français (Félix Moati) à la recherche de sa sœur présumée morte (Mélanie Thierry). Une plongée au cœur de Daesh et un regard singulier et intime sur les événements tragiques aux répercussions mondiales que connaît cette région du monde.

« L’homme que j’ai condamné », prochainement sur M6

Ecrite par Fanny Robert et Sophie Lebarbier, les créatrices de Profilage sur TF1, L’homme que j’ai condamné, minisérie en quatre épisodes de 52 minutes réalisée par Stéphane Marsil, Sophie Lebarbier et Fanny Robert, met en scène Ophelia Kolb (Dix pour cent) dans le rôle d’Inès, une infirmière de 40 ans. Désignée comme jurée lors d’un procès d’assises, elle contribue à faire condamner Jimmy Breyer à 15 ans de réclusion pour le meurtre de sa voisine. A sa sortie du tribunal, elle croise le regard d’Arthur, huit ans, fils du condamné… Elle est prise d’un terrible doute : et si elle venait d’envoyer un innocent derrière les barreaux ? Et si elle venait de séparer injustement un père de son fils de 8 ans, qu’il ne verra pas grandir ? Avec l’aide d’une détective privée au caractère bien trempé, Inès va démarrer sa propre contre-enquête. Pour donner la réplique Ophelia Kolb, Stanley Weber (Le Temps est assassin, Mouche), Lucile Marquis (Clem, Profilage) et Frédéric Diefenthal (Demain nous appartient).

« Moah », le 1er octobre à 20h40 sur OCS Max

Moah est une série silencieuse qui va faire parler d’elle ! « La série, tantôt drôle, émouvante ou angoissante, est une prouesse narrative et visuelle. Car sans dialogues ni musique, le pari n’était pas gagné d’avance ! », avait promis le festival lillois lors de l’annonce de la sélection du dernier Festival séries Mania, annulé pour cause de Covid-19. Créée par Henri Debeurme, Benjamin Rocher, Bertrand Soulier, d’après une idée originale d’Henri Debeurme, cette série en 10x26 minutes est réalisée par Benjamin Rocher à qui l’on doit l’excellent Antigang. Empreintes Digitales, les producteurs de Marianne, Les Grands et Missions nous immergent dans une préhistoire sensorielle et expérimentale… au travers la vie compliquée de Moah il y a 45.000 ans. Un énorme pari !