« Une Belle Histoire », la série low-concept qui explore la mécanique des cœurs

DRAMEDIE L’équipe d'« Un village français » revient ce mercredi à 21h sur France avec « Une belle histoire », qui suit le destin de trois couples, tous amis. Un concept simple pour une série addictive

Anne Demoulin

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La bande d'amis de «Une belle histoire», prochainement sur France 2.
La bande d'amis de «Une belle histoire», prochainement sur France 2. — TETRA MEDIA FICTION/MONOGO/ FRANCE TÉLÉVISIONS

Que faut-il sacrifier pour réussir son couple ? Une vaste question à laquelle tente de répondre Une belle histoire, une dramédie créée par Frédéric Krivine (Un village français) et Emmanuel Daucé (Vernon Subutex, Un village français, Irresponsable) et diffusée ce mercredi à 21h sur France 2. Cette fiction en huit épisodes, primée au festival de la fiction TV de La Rochelle, suit les parcours de trois couples, amis dans la vie. Une série low-concept au fort potentiel addictif.

Cette série chorale est librement inspirée d’une série britannique, assez méconnue en France mais très populaire Outre-manche, Cold Feet. La série n’est pas une adaptation. « On a gardé de la série originale les trois couples, mais il reste peu de chose des événements. En revanche, il y a une empreinte sur le profil psychologique des personnages », détaille Frédéric Krivine, co-créateur et directeur d’écriture d’Une belle histoire, que 20 Minutes a rencontré au festival de la fiction TV de La Rochelle.

« Les séries high concept comme Prison Break ou Heroes se vendent bien au début mais sont très difficiles à décliner. Avec les séries low concept, qui racontent le quotidien, il y a un écueil difficile au départ : il faut attirer le public sur un sujet ordinaire, mais s’ils sont accrochés aux personnages, ils restent », estime Frédéric Krivine.

Une comédie romantique sur un couple naissant

Frédéric Krivine mise sur « l’identification et l’humanité » de ses personnages pour capter l’attention du public, et souhaite dépeindre « des situations ordinaires mais conflictuelles », inspiré par sa « bande de potes ». Et Une belle histoire peut en effet compter sur une galerie de personnages attachants et plus vrais que natures. Comment on se rencontre ? Comment on vit ensemble ? Comment on reste ensemble ? Une belle histoire explore la mécanique des cœurs et du couple sous toutes ses facettes au travers le destin d’une « bande de potes ».

La série suit la rencontre amoureuse entre Charlotte (Tiphaine Daviot, vue dans HP) et David (Sébastien Chassagne, le héros d’Irresponsable). « Leur coup de foudre ne tient pas en une scène, il est diffus, il s’étire, et il est contrarié », prévient Nadège Loiseau (Le Petit Locataire), qui signe la mise en scène tout en délicatesse des quatre premiers épisodes. « Ils ne sont pas disponibles l’un et l’autre pour l’amour, Charlotte est en couple avec Eric et David n’est plus près à aimer, parce qu’aimer, c’est souffrir », explicite-t-elle. « Le genre comédie romantique nous semble intéressant, en particulier pour une série de 52 minutes, parce qu’il y a des enjeux de l’ordre de la comédie et du drame », explique le complice de Frédéric Krivine, Emmanuel Daucé.

Deux couples en crise

En parallèle de cette histoire d’amour naissante, cette série chorale s’attache aussi à décrire les affres conjugales que vivent les amis de David. Les bobos Caroline et Philippe (Louise Monot vue dans OSS 117 : Rio ne répond plus et Ben) traversent une profonde crise et n’ont pas fait l’amour depuis trop longtemps. Rien ne va plus également pour Malika et Georges (Juliette Navis, repérée dans Tunnel et Jean-Charles Clichet, vu dans Mytho), un couple de jeunes parents complètement dépassés. « Faire une série sur les couples en 2020 permet d’aborder les rapports entre hommes et femmes, un sujet qui nous semblait très intéressant à traiter », commente Emmanuel Daucé. « Tous ces enjeux qui semblent petits, mais qui vont s’avérer émotionnellement forts », se félicite Frédéric Krivine. Nul doute qu’une grande majorité de couples se reconnaîtra devant Une belle histoire comme les familles se sont reconnues dans Fais pas ci, fais pas ça.