« Baron Noir » se lance dans la course à l’Elysée

ELECTION Dans la saison 3 de « Baron Noir », ce lundi sur Canal+, Philippe Rickwaert, campé par Kad Mérad, souhaite présenter sa candidature à l’élection présidentielle

Anne Demoulin

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Kad Merad (Philippe Rickwaert) et Anna Mouglalis (Amélie Dorendeu) dans «Baron Noir».
Kad Merad (Philippe Rickwaert) et Anna Mouglalis (Amélie Dorendeu) dans «Baron Noir». — Jean-Claude Lother/KWAI/CANAL+
  • La saison 3 de Baron Noir débute ce lundi à 21h05 sur Canal+.
  • Philippe Rickwaert souhaite désormais présenter sa propre candidature à l’élection présidentielle.
  • Comment le Baron Noir va-t-il gérer ce passage de l’ombre à la lumière ?

Un héros à nouveau éligible ! Après deux saisons passées à avoir « fait » les deux présidents de la République, Philippe Rickwaert, le stratège politique incarné avec maestria par Kad Merad, souhaite désormais présenter sa propre candidature à l’élection présidentielle. Sombre et ambitieuse, la saison 3 de Baron Noir est une course haletante au pouvoir, déclinée en huit épisodes à suivre dès ce lundi à 21h05 sur Canal+ et myCANAL.

« J’avais envie de faire passer le Baron Noir dans la lumière, de le mettre à son propre compte, de voir comment un conseiller passe au premier plan et doit assumer de faire des choses qu’il conseille d’habitude à d’autres », explique Eric Benzekri, le co-créateur et scénariste de la série politique. « C’est un jeu entre Eric et moi, il est le scénariste et je suis un peu sa créature. Je lui ai dit que je rêvais d’être président de la République. J’ai commencé comme député-maire de Dunkerque, j’ai été ministre du Travail et je suis passé par la case prison quand même, mais sans toucher les 20.000 euros ! », s’amuse Kad Merad.

La saison 2 de la série se terminait « sur la promesse de l’avènement d’un “nouveau monde” politique avec un échiquier structuré autour de trois grandes forces : une droite radicalisée incarnée par Lionel Chalon, la renaissance d’une gauche radicale dominée par Michel Vidal et l’affirmation d’un pôle social-libéral pro-européen animé par la présidente Amélie Dorendeu », rappelle Eric Benzekri.

Un contexte international de montée du populisme

Trop « ancien monde », un casier judiciaire aux basques et un PS à la dérive, en temps normal, la candidature de Philippe Rickwaert pourrait sembler improbable… Mais dans un contexte international de montée du populisme, cette élection devient aussi ouverte qu’incertaine, et tout le monde a sa chance. « Politiquement, ce qui m’a intéressé, c’est d’être au coeur de l’actualité politique mondiale avec le grand mouvement social mondial des femmes et la remise en cause de la démocratie représentative par la démocratie des réseaux sociaux », raconte Eric Benzekri. Et d’insister : « Il y a le surgissement de la prise de parole directe de milliards d’individus de façon libre, c’est la première fois qu’on voit cela sur la planète. C’est un changement de paradigme total. »

A l’ère des fake news et des réseaux sociaux, tout est possible et le politicien dispose de deux atouts, son sens politique et une spécialiste des sondages et ancienne conquête, Naïma Meziani (Rachida Brakni), qui accepte de l’aider. « Elle est la figure des communicants. L’idée d’avoir une “Baronne noire” m’a intéressé parce que c’est un métier de mecs et je trouvais intéressant d’avoir une femme qui puisse résister à Philippe. Et il n’y en a que deux, Amélie et elle », détaille le scénariste, qui s’est entouré à l’écriture d’une équipe solide (Raphaël Chevènement, Olivier Demangel et Thomas Finkielkraut).

Le chemin vers le scrutin-roi, la « mère de toutes les batailles », sera semé d’embûches. « Ce qui est beau dans cette troisième saison, c’est l’ascension, la rédemption, toutes ces manipulations, les alliances et les trahisons », résume Kad Merad. Quelle sera l’issue du scrutin ? Réponse dans le final très réussi d’une saison sous haute tension.